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Tome quatorzième.
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«aire dans les affections arthritiques & gout-teuses , & que cette brûlure n est pas fortdouloureuse , quoiqu’on la fasse sur une par-tie saine , ce qu il assure avoir éprouvé surlui-même. Sa lettre est du z 7 avril i 6 y 8 .On voit que le moya dont Horstius vante lesbons effets, n’agit pas différemment que lecoton des Egyptiens, que le lin cru d’Hip-pocrate, 6c de même que feroit un mor-ceau d'amadou.

Hippocrate nous enseigne un moyen decautériser , dont on pourroit se servir utile-ment dans certains cas. Lorsqu il vouloir brû-ler profondément, il mettoit dans la plaiefaite par supplication du cautère , une épon-ge trempée dans l'huile , & íur laquelle onappliquoit le feu de nouveau. On réitéroitcette opération autant qu’on le jugeoit con-venable. Cette méthode de cautériser ssestpoint à négliger ; elle paroît sur-tout conve-nir pour dellecher la carie & en prévenir lesprogrès dans les os spongieux, où elle fait deíigrands ravages, parla facilitéqu’ils ont d’ab-lorber les matières purulentes. Il est évidentque l’application immédiate du feu ne peutagir que fur l’extérieur ( cette action est bor-née à la surface découverte de l’os) ; 8c qu’onpourroit faire pénétrer profondément dans fasubstance des remedes puissamment dessic-catifs , par le procédé que je viens d’exposer.

Celse recommande la cautérisation dansles érésypeles gangreneux , íî la pourritureest considérable : si le mal s’étend & gagneles parties circonvoisines , il faut brûler ,dit-il, jusqu à ce qu'il ne découle plus d’bu-meur ; car les parties saines demeurent sè-ches lorsqu J on les brûle. Cette pratique feroitaussi salutaire de nos jours , que du tempsde Cesse.

La morsure des animaux enragés est uncas ou la méthode des anciens devroit êtrela réglé de notre conduite. Ils ne manquoientpas de cautériser ces sortes de plaies. Cesseprescrit cette opération ; mais âius a parléplus amplement fur ce point. On ne peut,dit-il, donner trop promptement du secoursà ceux qui ont été mordus d’un chien en-ragé , quam cchrrinìè ; car aucun de ceuxqui n’ont pas été traités méthodiquement,n’en est échappé. D'abordon commence paragrandir la plaie avec l’instrument tranchant,8c l'on en scarifie assez profondément l’inté-

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rieur , pour faire sortir beaucoup de sang decet endroit. On cautérise ensuite avec desfers rouges. On panse avec des poireaux ,des oignons ou de l’ail avec du íèl j 8c lors-que les escarres seront tombées, il faut biense garder de cicatriser les ulcérés avant qua-rante ou soixante jours ; & s’ils viennent àse fermer , il ne faut point hésiter à les ou-vrir de nouveau. Voilà la doctrine d’éEtius >les modernes n'ont rien dit de mieux furce cas.

Les anciens abusoient dufeu en beaucoupde circonstances , mais les modernes le né-gligent trop. Le célébré Ambroise Paré, parl'invention de la ligature des vaisseaux , abanni le cautère actuel de la pratique ordi-naire des opérations. Il a proscrit la cauté-risation avec l'huile bouillante du traitementdes plaies d’armes à feu. Mais il recom-mande le cautère en beaucoup de cas , &Cil donne la préférence au cautère actuel furle potentiel. L'opération du feu est plusprompte & plus sûre ; & l’on ne touche ab-solument que la partie que l’on veut cauté-riser. Les cautères actuels font, dit-il, en-nemis de toute pourriture, parce qu’ils con-sument & dessèchent l’humidité étrangèreimbue en la substance des parties , & cor-rigent l’intempérature froide & humide, ceque ne peuvent faire les potentiels ; lesquelsaux corps cacochymes causent quelquefoisinflammation , gangrené & mortification ;ce que j’ai vu , dit Paré , à mon grand re-gret : toutefois nous sommes souvent obli-gés d’en user par l'horreur que les maladesont du fer ardent. Cette horreur est u»préjugé , car Glandorp qui a fait un traitédans lequel il rapporte tout ce qui a été ditfur la matière des cautères par les anciens& par les modernes , assure , après avoiréprouvé lui-même la différence du cautèreactuel & du potentiel, qu’ií aimeroit mieuxqu'on lui en appliquât six de la premiereespece , qu’un de la seconde. Le cautèreactuel sait plus de peur que de mal, majo-rera metum quam dolarem incutit.

Fabrice d’Aquapendente tient un rangdistingué parmi les auteurs de chirurgie , ilavoir étudié les anciens avec le plus grandfoin , mais il ne fuit pas aveuglément leurspréceptes : il rejette l’usage du feu en beau-coup de cas où les anciens l’employoient. En

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