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Tome quatorzième.
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naire , attire , repousse & communique del’électricicé aux autres corps , auílì-bien quele fil d'archal qui est électrifë par le fluidecondensé &c introduit dans la bouteille, il estobligé de distinguer deux sortes d’électricité.

Il appelle positive , celle de l’intérieur dela bouteille ; & négative , celle de fa surfaceintérieure : or tous les corps électrisés positi-vement íè repoussent entr'eux , comme fontaussi tous ceux qui le font négativement :les uns & les autres attirent les corps légersà peu près avec la même force ; mais touteschoses égales , les corps électrisés positive-ment , attirent ceux qui le font négative-ment avec une plus grande force que les uns&. les autres battirent ceux qui ne fontpoint du tout électrisés. Nous donneronsaux articles Météores & Tonnerre unextrait du sentiment de M. Franklin, furla formation des orages , dont il rapporteForigine aux effets du feu éledrique. Ces deuxarticles fur le feu électrique font de M. leMon NIER , de l’académie royale des scien-ces , & médecin ordinaire de S. M. à S. Ger-main en Laye , auteur de l*article Electri-cité. Voyei ce dernier mot : voye ^ auffiCoup foudroyant , Conducteur , ùc.

Feu , en chirurgie, signifie la même choseque cautère acluel. Voye^ Cautère. L’ap-

{ dication du feu est fort recommandée pares anciens pour la guérison des maladies;Hippocrate ne désespérois jamais d" u n ma-lade , que quand le feu ne pouvoir produireaucun effet ; il comptoir encore efficace-ment fur cette ressource , après avoir tentéinutilement tous les autres moyens que Fartprescrit. Quce medìcamenta non Janant, ea fer -rum fanat; quce ferrum non fanai , ea ignis fa-nai ; quce vero ignis non fanat , ea infanahiliareputare oportet. Hipp. aphorifm.fecl. 7. Il nefaut pas croire qu Hippocrate fe soit servi dufeu fans autre réglé que f inutilité reconnue desautres moyens, ôc qu'ilait envisagé son appli-cation comme un procédé douteux qu’on meten pratique à tout événement dans un casdésespéré ; f administration de ce secours étoitméthodique ; on raisonnoit íur son actionte fur fes effets , les succès avoient confir-mé les raisons de son usage , & les différen-tes circonstances avoient déterminé quelquesvariétés dans la façon de b en servir suivantdifférentes intentions..

FEU

Lorfqu’il est nécessaire de procurer l’éva-cuation des matières épanchées, Hippocrateparoìt quelquefois laisser l’alotrnative de Fu-sa ge du fer ou du feu , mais n préféré abso-lument la cautérisation pour l’ouverture desabcès profonds ; la crainte de l hémorrha-gie pourroit autoriser cette pratique ; on évi-toit aussi par la déperdition de substanceque la cautérisation produit, la nécessitéde l’usage des tentes, des cannules & au-tres dilatans , fans lesquels la trop prompteréunion des parties extérieures meuroit obs-tacle à la sortie du pus avant Fentiere déter-sion du foyer de Fabcès. Hippocrate con-seille la cautérisation pour Fouverture desabcès au foie ; mais au lieu du cautère ac-tuel , c’est-à-dire du fer ardent, il parle defuseaux de buis trempés dans de f huile bouil-lante ; son intention dans cette méthodeétoit peut-être de vaincre la répugnance decertains malades timides, que Faspect du feuactuel aurcit portés à rejeter lâchement lessecours efficaces de Fart.

Les douleurs opiniâtrement fixées fur unepartie, lorfqu’elles avoient résisté à tous lesautres moyens curatifs , exigeoient la cauté-risation ; Hippocrate la recommande dansles maux de tête rebelles. Il conseille de brû-ler du lin cru dans Faffection sidatique furle lieu où la douleur se fait sentir. Cette ma-niéré de cautériser est encore aujourd’huipratiquée aux Indes; on fe sert d’une mouflenommée moya. Quelques auteurs préten-dent que par le lin cru d’Hippocrate , il nefaut pas entendre les étoupes ou la filasse delin , mais plutôt la toile de lin neuve. LesEgyptiens en ont conservé l’usage , suivantProsper Alpin , qui dit que dans ce pays onenveloppe un peu du coton dans une piecede toile de lin, roulée en forme de pyra-mide : & 1 1 feu étant mis du côté pointu ,on applique la base de cette pyramide sur lapartie qu’on veut cautériser.

On lit dans les actes de Coppenhague,,vol. V , une lettre de Thomas Bartholin àHorstius , fur le moya , dont il assure avoirvu les bons effets íur des tophus vénériensà Naples , chez Marc Aurele Séverin. Il enconseille l’usage dans les douleurs des arti-culations causées par fluxionsd’humeursfroi-des & flatueuíès. Horstius écrit de Francfortà Barthonn , que l’usage du moya est ordi-