2c>5 FEU
vons qu’on a cependant tiré autrefois enFrance par différentes divisions ou différen-tes petites parties du bataillon, qu'on appel-loit pelotons ; mais seulement dans des casparticuliers de retraite, d’attaques de postes,de chauffées, &c.
If ancien feu le plus ordinaire Sc le pluscommun , étoit le feu par rangs ; c J est eneffet celui qui paroît le plus simple & d’uneexécution plus aisée : il a ^inconvénient queles tirs n’en peuvent être que perpendiculai-res au front du bataillon. On prétend encorequ il s exécute rarement avec ordre, quelquesprécautions qu’on puisse prendre; mais c’estque rien ne se fait avec ordre à la guerre,qtfautant que les troupes y ont été long-temps exercées : car il est évident qu'onpeut parvenir aster promptement à fairetirer fans confusion les troupes par rangs,fur-tout à trois ou quatre de hauteur, puis-qu’on l’a fait sans inconvénient fur un plusgrand nombre de rangs.
Le bataillon étant rangé fur cinq ou furfix rangs, chacun tiroit successivement ; oubien on en faisoit tirer deux ou trois à lafois, ou cinq en même temps. Voye^ Em-boîtement.
Mais on a remarqué depuis, que lcrsqu’ily a seulement quatre rangs, 1 efeu du dernierdevient très-dangereux pour le premier; c’estpar cette raison que l’ordre sur trois rangs aété proposé, comme le plus convenable pourle feu. Voye^ Évolutions.
Un autre inconvénient du feu par rangs ,c’est qu'on ne peut que très-difficilement lerendre continuel.
En effet, si l'on suppose une troupe ran-gée fur quatre rangs, Sc que le dernier rang
(a) II seroit fort difficile de le faire , à cause de 1
x FEU
tire le premier, les autres étant genou en ter-re, le troisième peut, en se levant, tirer en-suite, puis le second, & le premier qui,aussi-tôt après fa décharge, doit remettregenou à terre, ainsi que le second & le troi-sième , pour laisser tirer le dernier, qui aeu le temps de recharger pendant la duréedu feu des trois autres rangs. Mais ces der-niers ne peuvent guere recharger leurs fusilsle genou à terre ; parce que cette manœu-vre, à laquelle M. le maréchal de Puysegurdit qu’on devroit exercer les troupes, ne leurest pas enseignée ( a ) Voye %_ Exercice, Ilfaut par conséquent, pour recharger, qu'ils(e tiennent debout, & qu’ils interrompentla continuité de faction du feu.
En tirant par section ou par peloton, onpeut se procurer des tirs perpendiculairesou obliques, suivant le besoin : on a d’ail-leurs un feu continuel, parce que le premierpeut avoir rechargé lorsque le dernier a tiré.D’ailleurs ce feu s’exécutant fur un frontbeaucoup plus petit que celui du bataillon ,paroît devoir être plus aisément réglé : il enparcourt rapidement toutes les parties, com-me le feu , par rangs ; mais chaque partieest successivement exposée au feu de l’ennemipendant le temps quelle recharge ses armes.
Il est vrai que le front du bataillon n’yest jamais expose tout entier, comme entirant par rangs ; mais il faut convenir qu’enrevanche le feu par peloton peut être sujet,à moins qu’on n’y soit extrêmement exercé,à plus de confusion que celui des rangs.
Pour donner une idée plus parfaite du feupar peloton , nous mettrons fous les yeux unbataillon divisé dans ses six pelotons, rangésuivant l’ordonnance du 6 mai 175y.
. longueur du fusil, St de la preíïïon des files.
Gauche.
Tête du Bataillon.
Droite.
8 e feu.
4 e feu.
[ 6 e feu.
a e feu.
1 "fiu.
f feu.
3 e
A
Piquet.
i e C.
8 e C.
4 e C. j 10 e C.
6 e C.
11 e C.
11 e C. y e C.
9 e C.
3 e C.
7 e C.
t'pi
lot.
4 e pelot.
6 e peint.
f e pelot.
3 c pelot.
'"P
7 'fiu.
i rt C.Grenad.