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»ohs observerons seulement à cet égard quec c feu qui inquiété toujours beaucoup le sol-dat ne doit point être négligé ; qu’une arméeou un détachement ne lauroit exécuter au-cune opération importante fans canon ; &qu il seroit peut-être fort utile qu’à limitationde plusieurs nations de l’Europe , chaquebataillon eût toujours avec lui quelques petitespieces ^artillerie dont il pût se servir danstoutes les occasions.
Comme le feu du canon agit de très-loin,personne n’a pensé qu'il fallût l’estuyer sansy répondre : le seul moyen d’en diminuerí activité est d’en faire un plus grand, si l’onpeut. Les tirs dans une bataille doivent êtretoujours obliques au front de l’armée enne-mie , afin d’en parcourir une plus grandepartie. Les plus avantageux sont ceux qui sontperpendiculaires aux ailes ou aux flancs del’armée ; mais un ennemi un peu intelligenta grand soin d’éviter que ses flancs soientainsi exposés au c«ion de son adversaire.
La maniéré la plus convenable de tirer lecanon , lorsque l’on n’est guere qu’à la dis-tance de cinq ou six cens toises de l’enne-mi, esta ricocher. Voye ç Ricochet. Leboulet fait alors beaucoup plus d’effet quelorsque le canon est tiré avec plus de vio-lence , ou avec de plus fortes charges quen’en exige le ricochet.
M. de Folard prétend que le feu du canonn’est redoutable que contre les corps quirestent fixes, fans mouvement 5c action ; cequ’il dit avoir oblèrvé dans plusieurs affaires,“ où les deux partis se pafsoient réciproque-ment par les armes, fans que l’un ni l’autrepensât, ou pour mieux dire oíat en veniraux mains dans un terrein libre. Une cano-nade réciproque , selon cet auteur , marqueune grande fermeté dans les croupes quil'effuient fans branler , mais trop de circons-pection , d’incertitude, ou de timidité dansle général : car le secret de s’en délivrer n’estpas , dit-il, la magie noire. Il n ’y a qu’àjoindre l’ennemi ; on évite par ce moyen laperte d’une infinité de braves gens ; & legénéral se garantit du blâme qui suit ordi-nairement ces sortes de manoeuvres». Traitéde la colonne , p. 48 . (Q)
Feu estauffi un terme de guerre qui signifie'les feux qu’on allume dans un camp pendantia nuit. Charniers.
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Feu de Courtine, v. Second Flanc.
Feu fichant , voycç Fichant.
Feu rasant , c’est dans la fortificationcelui qui est fait par des armes à feu dont lescoups sont tirés parallèlement à l’honzon , 5cun peu au-deffus ; ou bien c’est celui qui esttiré parallèlement aux parties de la fortifica-tion que l’on défend.
Ainsi lorsque les lignes de défenses sontrasantes , le feu du flanc est rasant ; celui duchemin-couvert &c des autres dehors dont leterre-plein est au niveau de la campagne,est auffi un feu rasant. (Q)
Feu , ( Marine.) Donner k feu aux bâti-mens , c’est-à-dire mettre le vaisseau en étatd’être brayé : cela so fait par les calfateurs,qui après avoir rempli d etoupes les jointuresdu bordage , allument de petits fagots faitsde branches de sapin, 5c emmanchés aubout d'un bâton ; ils les portent tous flam-bans fur la partie du hprdage qui a besoind’être carénée; 5c quand elle est bien chaudepar le feu qu’on y a mis, ils appliquent lebrai destùs. F. Chauffer un Vaisseau . 1
Donner le feu à une planche, c’est la met-tre fur le feu 5c la chauffer pour la courber.Voye^ Chauffer un Bordage. (Z)
Feu , ( Marine. ) On donne ce nom aufanal ou lanterne que l’on allume de nuitfur la poupe des vaisseaux, lorsque l’on mar-che en flotte. Quand il soit un gros temps 5cnuit obscure, 5c que l’on craint que les vais-seaux ne s’abordent les uns les autres, ilsmettent tous des feux à l’arriere ; on se sertdes feux ou fanaux pour signaux des différen-tes manœuvres dont on veut avertir l’esca-dre, ou pour indiquer les besoins qu’on peutavoir.
La situation 5c le nombre des feux dechaque vaisseau de guerre se réglé sur le rangdes commandans : le roi de France , par sonordonnance de 1670 , veut que l’amiral portequatre fanaux ; que le vice-amira 1 , le con-tre-amiral , 5c le chef d’esoadre , en portentchacun trois en poupe ; les autres vaisseauxn’en doivent porter qu’un.
On porte des feux de diverses maniérés,soit à la grande hune, soit à celle d’artimon,soit aux haubans, selon que le commandantl’a réglé pour indiquer certains signaux donton est convenu. (Z)
Feu , ( Marine . ) terme de commander