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ment sur un vaisseau pour dire aux canon-niers de tirer.
Faire feu des deux bords , c’est tirer le ca-non des deux côtés du vaisseau en mêmetemps. (Z)
Fr.u , Cautère , (Manège & Maréchal.)termes synonymes. Le premier est particu-lièrement usité parmi les maréchaux dans lesons des cautères actuels : quelques-uns denos auteurs sont aussi employé dans le sensdes cautères potentiels qu’ils ont appellés feuxmorts, Sc quelquefois rétoires, du mot ita-lien retorio , cautère. Voye £ Cautère.
Le feu actuel ou le cautère actuel n est àproprement parler que le feu même uni &communiqué à tels corps ou à telles matiè-res solides capables de le retenir en plus oumoins grande quantité , Sc pendant un es-pace de temps plus ou moins long.
Ses effets Fur le corps de l’animal varientselon la différence de ses degrés.
i°. L’irritation des solides , la raréfac-tion des humeurs j font le résultat d'une lé-gere brûlure.
z°. Cette brûlure est-elle moins foible ;La sérosité s’extravasc ; les liens qui unis-soient 1 epiderme à la peau sont détruits ; &oette cuticule soulevée, nous appercevonsdes phlictenes.
5 °. Une impression plus violente altéré& consume le tissu des solides : par elle lesfluides font absorbés ; leurs particules les plussubtiles s’exaltent Sc s’évaporent ; de ma-niéré que dans le lieu qui a subi le contactdu feu , on n’entrevoit qu’une masse noirâ-tre que nous nommons escarre , Sc qui n’estautre chose qu’un débris informe des so-lides brûlés Sc des liquides desséchés ouconcrets.
C’est cette escarre que nous nous propo-sons toujours de solliciter dans l'usage Scdans l’emploi que nous faisons du cautère.On doit l’envisagcr comme une portion quiprivée de la vie est devenue totalement étran-gère ; elle est de plus nuisible en ce qu elles’oppose à la circulation ; mais bientôt lanature elle-même fait ses efforts pour s’endélivrer. Les liqueurs contenues dans lestuyaux dont les extrémités ont cédé à fac-tion du fer brûlant, arrivent jusqu à l'obstacle que leur présente ce corps dur Sc pourqjnsi dire ssplé ; elles le heurtent conséquem-
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ment à chaque pulsation, soit du cœur, soiedes artères ; elles s’y accumulent, elles pro-duisent dans les canaux voisins un engorge-ment tel que leurs fibres distendues Sc ir-ritées donnent lieu à un gonflement, à unedouleur pulsative ; Sc les oscillations redou-blées des vaistèaux opèrent enfin un déchi-rement. Un suintement des sucs que renfer-moient ces mêmes vaistèaux oblitérés an-nonce cette rupture; Sc ce suintement estinsensiblement suivi d’une dissolution véri-table des liqueurs mêlées avec une portiondes canaux qui ont souffert ; dissolution quianéantistânt toute communication, & dé-truisant absolument tous points d’union en-tre le vif Sc le mort, provoque la chûteentiere du séquestre, Sc ne nous montre dansla partie cautérisée qu’un ulcéré dans le-quel la suppuration est plus ou moins abon-. dante , selon le nombre des canaux ouverts.
De la nature des lues qui s’écoulent Sc quiforment la matière suppurée , dépendentune heureuse réunion & une prompte cica-trice : des liqueurs qui sont le fruit d’unefermentation tumultueuse, Sc dont l’âcreté,ainsi que l’exaltation de leurs principes ,démontrent plutôt en elles une faculté des-tructive qu’une faculté régénérante, ne nousprouvent que le retardement de l'accroisse-ment que nous délirons ; elles le favorisent,il est vrai, mais indirectement, c’est-à-direen dissipant les engorgemens quis’opposentà l'épanchement de cette lymphe douce Scbalsamique , qui, parfaitement analogue àtoutes les parties du corps de l’animal, Scrépandue fur les chairs , en hâte la repro-duction par une assimilation inévitable. Tantque ces matières qui ont leur source dansles humeurs qui gorgent les cavités Sc lesinterstices des vaisseaux, subsistent Sc fluent:toute régénération est donc impossible. Dèsqu’elles font place à ce suc , dont toutesles qualités extérieures nous attestent l’étroiteaffinité qui règne entre ses molécules Sc lesparties qui constituent le fond même fur le-quel il doit être versé , Sc que ce même sucpeut suinter des tuyaux lymphatiques dansla plaie , fans aucune contrainte Sc fans au-cun mélange d’un fluide étranger capablede le vicier Sc de combattre ses effets, laréunion que nous attendons est prochaine.Elle fera due non-seulement à la juxta-position