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Tome quatorzième.
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asseoir tous les principes en matière de cau-térisation.

Il est des cas où elle est salutaire , il enest où elle est nuisible, il en est où elle estinutile.

Ceux dans lesquels l'énergie du feu est évi-dente , font, quant aux parties dures , lescaries , puisque l'exsoliation qu'il procuren’est autre chose que la chute de la por-tion viciée de l'os ; & quant aux partiesmolles, les bubons pestilentiels ; les ulcéréschancreux qui n'avoisinent point, ainsi quele 6c, connu fous le nom de crapaud , desparties délicates, telles, par exemple, quelsexpansion aponévrotique fur laquelle il estquelquefois situé; les morsures des animauxvenimeux ; celles des animaux enragés ; lesgangrenés humides , qui fans être précédéesd'inflammation , font tomber les parties enfonte ; les gangrenés avancées ; les ulcérésavec hyporfarcofe ; les engorgemens œdé-mateux accidentels, Sc même les engorge-mens tendans auskirrhe , qui occupent unegrande étendue ; les tumeurs dures , skir-rheuses , circonscrites ; les hémorrhagies quin'ont pas lieu par des vailïeaux d’un diamè-tre absolument considérable , pourvu queles vaifleaux puissent être atteints fans dan-ger ; les solutions de continuité de l’ongle,telles que les seymes , les légeres excrois-sances que nous appellonsjîc , verrues ou poi-reaux , &c. en un mot, dans toutes les cir-constances où il importe de frayer une iflueà une matière ennemie , dont le séjour dansla partie , ou dont le retour dans les routescirculaires seroit funeste , & qu'il seroit ex-trêmement dangereux de laitier pénétrerdans la masse des liqueurs ; de constituerune humeur morbisique & maligne dans uneéntit re impuissance , soit par l'évaporationde tes parties les plus subtiles, soit par lafixation ou la coagulation de ses parties lesplus groíïîeres , de dessécher puissamment,Sc de produire dans les vaisseaux dont l’af-fàissement ne s'étend pas au-delà de la par-tie affectée, une irritation absolument né-ceffaire ; d'interrompre toute communica-tion entre des parties faines & une partiemortifiée ; d'en hâter la séparation ; de dis-siper une humidité surabondante, Sc de pro-curer à des fibres dont le relâchement donnelieu à des chairs fongueuses Sc superflues,

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la fermeté Sc la solidité dont elles ont be-soin ; d’absorber la sérosité arrêtée Sc infil-trée dans les tégumens, lorsque nul topiquen’a pu l’atténuer& la résoudre ; de l'évacuerSc de faire rentrer par une suppuration con-venable les vaifleaux dans leur ton Sc dansleur état naturel , ce qui demande beau-coup de sagacité Sc de prudence ; de mettreen mouvement une humeur stagnante Scendurcie , Sc d'en faciliter le dégorgement pd’accélérer par ['explosion une di Ablution Scune fonte heureuse de la matière épaissiequi forme les tumeurs skirrheuses, ce quite pratique plus communément que dans lecas précédent, pourvu que l'on n'apperçoiveaucune disposition inflammatoire ; de cris-per Sc de contracter dans l'instant l'orificed'un vaisseau coupé , Sc de réduire le sangen une masse épaisse qui bouche ce mêmeorifice ; de faire une plaie à l’effet de solli-citer la végétation de plusieurs petits vais-seaux, qui par leur régénération procurerontla réunion de l'ongle dont ils acquierront laconsistance ; de détruire & de consumer enentier des tubercules légers ou des corps vé-gétaux contre nature , qui s'élevent fur lasuperficie de la peau; de prévenir les enfluresSc les engorgemens auxquels les parties dé-clives peuvent paroître diposées , en soute-nant par des cicatrices fortes Sc multipliées ,la faiblesse & l'inertie des vaisseaux : danstoutes ces circonstances, dis-je, l’applica-tion du cautère ardent est d'une efficacitévéritable.

Elle est incontestablement nuisible, lors-que l'œdeme rcconnoît pour cause une ca-chexie ou une mauvaise disposition intérieu-re ; elle est toujours pernicieuse dans tousles cas où l’inflammation est marquée sen-siblement. Tout habile praticien la rejette ,quand il prévoir quelle peut offenser desvaisseaux considérables ; Sc il la bannit àjamais relativement aux parties tendineuses,aponévrotiques Sc nerveuses , attendu les ac-cidens mortels qui peuvent en être les suites.

Son insuffisance enfin est réelle, Sc soninutilité manifeste, dès que l’action du feun'a pas lieu immédiatement fur la partiemalade. Elle ne produit Sc ne peut doncrien produire d'avantageux, par exemple,dans les luxations, dans les entorses, danstoutes les extensions forcées des tendons ,