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Tome quatorzième.
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des muscles, des ligamens, & des fibrèánerveuses, dans les courbes , dans les épar-vins , dans les su ros, dans les fusées, dansles oiselets, Src. dans de semblables occa-sions en effet, nous ne portons jamais lecautère fur le siège du mal. Rajouterai quedans la plupart d'entr’elles nous ne pour-rions outre-percer le cuir 8c parvenir à cesiège, fans un péril certain, éminent, &fans rendre l’animal la victime duneopération non moins préjudiciable & nonmoins superflue dans une multitude d’autrescas, que je ne spécifierai point, la doctrineque j’ai établie & les vérités que je consacreici, suffisant fans doute à la révélation detoutes les erreurs de la chirurgie vétérinaireà cet égard.

Parmi les matières propres à l’œuvre dela cautérisation, les métaux nous ont parumériter la préférence. Nos instrumens fontou de fer, ou de cuivre, ou d’argent. Lesescarres qui résultent de ^application descautères formés de ce dernier métal, fontmoins considérables : mais la dépense queces cautères occasionneraient, oblige nos ma-réchaux à employer plus généralement lecuivre 8c le fer. Nous donnons à ces mé-taux des formes diverses. Il est des cautèresplats ; il en est à nœud ou à bouton ; ilen est de cutellaíres ; il en est dont f ex-trémité fe termine en S , &c. Ceux donton fait fréquemment usage , font les cu-tellaires , les ejjlformes , 8c les cautères àboutons.

Le cautère cutellaire est un demi - croisíant, dont le contour intérieur tient lieude côte au tranchant non affilé , formé parle contour extérieur. Cette portion de mé-tal est toujours emmanchée par fa partie laplus large & près de la côte, d’une tige,ou postiche , ou de même métal, à la-quelle on donne plus ou moins de longueur.Ce manche est dans le même plan que lalame, & dans la même direction que lecommencement de la courbure au départdu manche.

Le cautère ejfisorme est fait d’une lame demétal contournée & enroulée de telle forte,qu en la présentant de champ fur une sur-face , elle y imprime le caractère co. Cettelame enroulée a environ une demi-ligned épaisseur, 8c \‘S quelle trace est d’environ

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huit ou neuf lignes. Elle est ordinairementtirée d’une longue tige qui lui sert de manche,8c dans le cas où elle feroit d’un autre mé-tal , on lui en adapterait une d’environ unpié de longueur.

Le éautere à bouton n est proprement qu’-une tige de fer terminée en une pointe cour-te , à quatre pans à peu près égaux : quelque-fois ce bouton est de figure conoïde, 8c telque celui que les chirurgiens appellent bou-ton â olive.

Il est encore des cautères destinés à paílerdes fêtons. Voye ç Séton.

Les maréchaux fe fervent du couteau pourdonner le feu en croix, en étoile, en ma-niéré de raies plus ou moins étendues,différemment disposées, 8c qui représententtantôt une patte d’oie, tantôt des feuillesde fougere ou de palme , tantôt la barbed’une plume. Quelquefois il Rappliquent enforme de roue, ils impriment alors très-légérement des eípeces de raies dans l’inté-rieur du cercle qu’ils ont marqué. Il en estqui, au lieu de ces raies, y dessinent avecun cautère terminé en pointe, un pot de, fleur : les armoiries du maître auquel ap-partient l’animal , une couronne , unoiseau , une rose, ou autres fleurs quelcon-ques , &c. foins inutiles, qui ne suffisentque trop souvent pour élever un aspirantau grade de maître, 8c qui, relativementà l’art , seront toujours envisagés par ceuxqui en connoîtront les vrais principes, com-me le chef-d’œuvre de l’ignorance.

Les cautères à bouton font employés dansles cas où le maréchal veut donner quel-ques grains d’orge , ou semence de feu ,c’est-à-dire, quand il íè propose d’en in-troduire , par exemple, quelques pointesfur des lignes déja tracées avec le cautèrecutellaire. Ces boutons lui font encore d’ungrand secours , loríqu’il s’agit d’ouvrir unabcès, de percer une tumeur, mais il estblâmable de'ne pas considérer avec aííezd’attention les circonstances dans lesquellesl’instrument tranchant feroitpréférable. Voye%Tumeur.

Quant aux cautères essiformes, ils fontvéritablement efficaces, eu égard aux fey-mes, en les appliquant transversalement,& de façon que l’S placée à l’origine de lasolution de continuité, y réponde par son