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Tome quatorzième.
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les autres réagissent que sur les chairs dé-pouillées des tégumens ; il en est enfin quiopèrent fur la peau 8c fur les chairs en-semble.

Les premiers de ces topiques compren-nent les médicamens que nous appelionsproprement rétoires , & qui dans la chi-rurgie font particulièrement désignés parle terme de véficatoires. Les seconds ren-ferment les cathérétiques ; & ceux de latroisième efpece, les efearrotiques ou lesruptoires.

Le pouvoir des unes 8c des autres de cessubstances résulte uniquement, quand ellesfont simples , des sels âcres quelles con-tiennent ; ÔC quand elles font composées ,des particules ignées qui les ont pénétrées,ou de ces particules ignées 8c de leurs par-ticules salines en même temps.

Les fuites de l’application des caustiquesnaturels 8c non préparés, doivent donc ferapporter à faction stimulante de ces re-medes , c est - à - dire , à f irritation qu ilssuscitent dans les solides, & à la violencedes mouvemens oscillatoires qu ils provo-quent ; mouvemens en conséquence des-quels les fibres agacées sollicitent & hâ-tent elles-mêmes leur propre destruction,en heurtant avec force & à coups redou-blés contre les angles 8c les pointes dessels dont ces mixtes font pourvus, & quiont été dissous par l'humidité de la partievivante.

A f égard des caustiques composes, c’est-à-dire , de ceux qui , par le moyen despréparations galéniques 8c chymiques, ontsubi quelqu’altération , non-seulement ilsoccasionneront les mêmes dilacérations &les mêmes ruptures ensuite de la dissolutionde leurs sels, s’il en est en eux , mais ilsconsumeront le tissu des corps fur lesquels ;on leur proposera de s’exercer immédiate-ment ; leurs particules ignées suffisammentdéveloppées , 8c d’ailieurs raréfiées par lachaleur, jouissant de toute f activité du feu,8c fe manifestant par les mêmes troubles &par les mêmes effets.

Les véficatoires, de la classe de ceux quel’on distingue par la dénomination de ru-béjìans ou de phénigmes , n’excitant qu’unelégere inflammation dans les tégumens ducorps humain, feroient totalement impuif-

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fans fur le cuir du cheval ; mais l’impreífiondes épifpastiqucs, auxquels on accorderoitun certain intervalle de temps pour agir, fe-roit très-fensible. Les particules âcres & sa-lines de ceux-ci font douées d’une telle sub-tilité, qu’elles enfilent fans peine les pores,quelle que soit leur ténuité : elles s’insinuentdans les vaisseaux sudorifiques ; elles y fer-mentent avec la sérosité qu’ils contiennent ;

: & les tuniques de ces canaux cédant enfinà leurs efforts, & à un engorgement quiaugmente fans cesse par la raréfaction & parle nouvel abord des liqueurs, laissent échap-per une humeur lymphatique qui soulevé l’é-piderme, Sc forme un plus ou moins grandnombre de vessies qui fe montrent à la su-perficie de la peau. Les alongemens par les-quels cette membrane déliée fe trouvoit unieaux vaisseaux qui ont été dilacérés, demeu-rent flottans, 8c s’oppofent à la sortie de lasérosité dans laquelle ils nagent ; mais cettehumeur triomphe néanmoins de ces obs-tacles après un certain temps, puifqu’ellefe fait jour, 8c qu’elle suinte fous la formed’une eau rousse 8c plus ou moins limpide.

A la vue de l’inertie des cathérétiques ap-pliqués fur les tégumens, 8c de leur activitéfur les chairs vives, on ne fauroit douterde la difficulté que leurs principes salins ontde fe dégager, puifqu’il ne faut pas moinsqu’une humidité aussi considérable que celledont les chairs font abreuvées, pour les met-tre en fonte, pour briser leurs entraves, pourles extraire, & pour les faire jouir de cetteliberté fans laquelle ils ne peuvent consu-mer 8c détruire toutes les fangosités qui leurfont offertes.

Ceux qui composent une partie de la subs-tance des ruptoires, font fans doute moinsenveloppés, plus âcres, plus grossiers, plusdivisés & plus susceptibles de dissolution,dès qu’ils corrodent la peau même, & quede concert avec les particules ignées qu’ilsrenferment, ils privent de la vie la partiefur laquelle leur action est imprimée ; ce quenous observons aussi dans les cathérétiques,qui, de même que les ruptoires, ne peuventjamais être envisagés comme des caustiquessimples, 8c qui brûlent plus ou moins vive-ment toutes celles que la peau ne garantitpas de leurs atteintes.

Les ouvrages qui ont eu pour objet la