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ménage les oignons ou les bulbes , aU Jmoyen d'une incision que je fais à la su-perficie de la peau, incision qui précede^application du cautère , 8c par laquelle jefais avec le bistouri le chemin que doit dé-crire l’instrument brûlant que j’insinue dansles ouvertures longitudinales que j’ai prati-quées , & dont l’activité est telle alors, queje fuis rarement obligé de cautériser à plu-sieurs reprises. Cette maniéré d’opérer sem-ble exiger plus de foins , vu l’emploi dufer tranchant ; mais les cicatrices qui en ré-sultent , lont à peine sensibles au tact , &ne sont en aucune façon visibles. Leur dif-formité est moins souvent occasionnée parle feu , que par la négligence des palefre-niers ou du maréchal, qui ont abandonnél'animal à lui - même , fans penser auxmoyens de l’empêcher de mordre, de lé-cher , d’écorcher, de déchirer avec les dentsles endroits fur lesquels on a mis le cautère ,ou de frotter avec le pié voisin ces mê-mes endroits brûlés ; ils pouvoient facile-ment y obvier par le secours du chapelet,voye[ Farcin , ou par celui des entravesdégagées de leurs entravons, auxquels onsubstitue alors un bâton d'une longueurproportionnée , qui ne permettant pasl'approche de la jambe faine , met cellequi a été cautérisée à l’abri de tout con-tact , de toute insulte 8c de tout frottementpernicieux.
M. de Soleysel fixe à vingt-íèpt jours ladurée de l’effet du feu ; il en compte neufpour l’augmentation, neuf pour l'état , &neuf pour le déclin. On pourroit deman-der à ses sectateurs , ou à ceux de ses co-pistes qui existent encore, ce qu'ils enten-dent véritablement par ce terme d ‘effet , &ce à quoi ils le bornent. Le restreignent-ils,comme ils le devraient, à la simple brûlure,c est-à-dire , a la simple production de l’es-carre ì Détendent-ils à tous les accidensqui doivent précéder la suppuration qui oc-casionne la chûte du séquestré ; Compren-nent-ils dans ces mêmes effets, Rétablisse-ment de cette suppuration louable qui nousannonce une prompte régénération , & laterminaison de la cure ? Dans les uns oudans les autres de ces sens , ils ne peuventraisonnablement rien déterminer de certain:Le feu est appliqué sur des parties malades,
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tuméfiées, dont l'état différé toujours; lesdispositions intérieures de chaque chevalfur lequel on opéré , varient à l'infini : orcomment assigner un terme précis aux chan-gemens qui doivent arriver , 8c décider po-sitivement du temps du rétablissement en-tier de l’animal ? Ce n’est , au reste , quequelques jours après que l’escarre est tom-bée , qu'on doit le promener au pas ÔCen main , pourvu que la situation actuellede la plaie prudemment examinée avant dele solliciter à cet exercice, ne nous fournisseaucune indication contraire.
Quant à l’usage des cautères à bouton,relativement aux tumeurs , nous devons ,dans les circonstances où nous le croyonsnécessaire , Rappliquer de maniéré que nouspuissions faire évanouir toute dureté , toutengorgement, 8c que rien ne puiile s’op-poser à la suppuration régénérante qui partdes tuyaux sains, & de laquelle nous atten-dons de bonnes chairs, & une cicatrice so-lide & parfaite. Il est eflèntiel néanmoinsde ne pénétrer jusqu’à la baie de la tumeur,que lorsque cette même tumeur n’est passituée fur des parties auxquelles on doit re-douter de porter atteinte. S'il en étoit autre-ment je ne cautériserais point auísi profondé-ment; & dans le cas, par exemple, d’une tu-meur skirrheuse placée sur une partie tendi-neuse, oiseuse, &c. je me contenterais d’intro-duire le bouton àefeu moins avant, sauf,lorsque le séquestre feroitabíblumentdétaché,à détruire le reste des duretés, si j’en ap-percevois, par des pansemens méthodiques& avec des cathérétiques convenables, c’est-à-dire , avec des médicamens du genre deceux dont je vais parler.
Feu mort , rétoire, cautère potentiel , caus-tiques , termes synonymes. Nous appelionsen général des uns & des autres de ces noms,teute substance qui appliquée en maniéréde topique sur le corps vivant, Sc fonduepar la lymphe dont elle s’imbibe , ronge ,brûle, consume, détruit les solides & lesfluides , & les change , ainsi que le feumême , en une matière noirâtre, qui n’estautre chose qu une véritable escarre.
C’est par les divers degrés d’activiré deces mixtes , que nous en distinguons lesespeces.
Les uns agissent feulement fur la peau ,