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perde point, Sc l’on a soin qu’il ne s’y mêle f fer , ne se conserve que depuis huit joursaucune ordure. Quand on a une certaine j pour le petit, jufqu’à quinze jours pour le
" ’ plus gros , à cause du salpêtre qui le ronge Sc
le détruit. Il seroit à souhaiter que l’on trou-vât quelque moyen pour le préserver de sonaction.
Art. VII. Du carton. Le carton propre àl’arufice , se nomme carte de moulage. Il estfait de plusieurs feuilles de bon papier grispour le milieu , & blanc pour l’extérieur,collées ensemble avec de la colle de farine ;il doit être assez mince pour que l’on puissele rouler commodément pour en former lecartouche. Il suffit d’en avoir de trois épais-seurs , savoir de trois feuilles pour les petitesfusées, jusques & compris celles de dix-huitlignes de diamètre ; de cinq souilles pourcelles d’au-dessus, & de huit feuilles pourles pots à aigrettes. On se sert de grandesbrosses de poil de porc pour faire ce collage yquand on a deux cens cartons de collés , onles met en presse entre deux planches bienunies , & au défaut de presse on charge lesplanches avec quelque chose de pesant. Aprèsque les cartons ont été six heures en presse, onles met sécher, en les suspendant à des cordesavec des crochets de fil de laiton. On perceavec un poinçon chaque souille dans deux de
quantité de fable , on le passe d’abord parun tamis très-fin pour en ôter une poussièreinutile , on le passe ensuite par des tamis dedifférentes grosseurs pour en faire six ordresdifférens, depuis le plus fin jusqu’à la gros-seur d’une graine de rave. On met à partchaque espece , Sc on les conlerve dans unendroit bien sec , pour les garantir de larouille. Si la trempe donne de la facilité àréduire la fonte en fable, ce n est pas fans ycauser quelque altération , Sc l’on remarqueune différence sensible entre les fleurs quedonne celle-ci avec celle de la fonte neuvenon trempée, qui sont beaucoup plus grossesSc plus brillantes ; elle sc conserve aussi plusIon g-temps fans être altérée par la rouille , ladifficultç est de la casser ; cependant lors-qu’eile est fort mince l’on en vient à bout,Sc même on pourroit s’en épargner la peine,• en la faisane écraser sous un marteau deforge.
La petite grenaille de fer , dont on se sertpour tirer avec le fusil, se casse aisément sansêtre trempée , & donne un très beau feu ; ils’en trouve même d’aísez petite pour êtreemployée en grain.
Comme cette matière n’a d'effetqu'autant ses coins pour passer les crochets qui doiventqu elle se met en. fusion , Sc qu’il faut un ; la suspendre ; & quand les feuilles sor.t bien
plus grand feu pour fondre le gros fableque pour le fin , on observera d’y propor-tionner la grosseur des cartouches Sc mêmela dose des matières, qui forment le sou ,dont il faut ralentir l’effet, en augmentant la
seches, on les remet encore en presse pourôter la courbure qu’elles ont pu prendre eitséchant.
La colle pour le cartonSc pour le moulagese fait de la fleur de farine de froment : il
dose du soufre , à proportion que l’on 1 faut la bien détremper dans de l’eau , Scemploie de plus gros fable , pour que le sou | l’ayant mise fur le sou , on la fait bouillir jus-agisse plus long-temps dessus. On trouvera | qu’à ce qu’elle ait perdu son odeur de farine yces proportions dans les recettes des diffé-i on la passe ensuite par un tamis de crin, dans,rentes compositions de sou chinois , qu’on ! lequel on la manie pour diviser les grumeaux
trouvera ailleurs.
On peut connoître l’effet du fable finfans aucune préparation d’artifice. Il ne
Sc ôter tout ce qui pourroit faire quelquebosse au carton dans le collage.
Le pere à’Incarvil/e , ci-devant cité pour
s’agit que d’en jeter une pincée fur la flamme ; la maniéré de faire des fleurs dans l’artincd une chandelle ; il se fond en la traversant j nous a aussi appris que les Chinois, pourSc donne des fleurs. On essaye la limaille ì obvier aux accidcns du feu , mettent dans
de la même maniéré ; comme elle contientmoins de soufre que la fonte, elle ne donneque des étincelles semblables à celles querend Tacier , lorfqu’on le frappe avec uncaillou.
L’artifice dans lequel il entre du fable de
la colle des cartouches, de l’argille & du selcommun, ce qui les empêche de prendreseu : ce procédé dont on a soit l’essai est fortbon ; on a seulement trouvé que l’alun con-vient mieux que le sel marin , en ce qu’iln’auire pas l’humidité comme soit ce sel, Sí