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Tome quatorzième.
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FEU

qu’il est également incombustible ; le cartondoit être fait avec la même colle. Sur unelivre de farine , il faut mettre une poignéed’alun en poudre : quand la colle est faite jon la fetire dú feu & on y mêle à peu p/èsautant d’argile détrempée qu il y a dè colle,Sc aussi claire.

Art. VIII. Dé l’étoupille. On fe sert d’é-toupille pour amorcer les fusées & pour con-duire le feu d’une piece à une autre.

La matière de 1 ’étoupìlle est du coton filé ;on lui donne la groilèur que l'on veut en lematant en plusieurs doubles. Il faut le fairetremper pendant quelques heures dans duvinaigre, ou pour le mieux dans de l'eau-dé-vié ; après qu'il en est suffisamment imbibé ,on répand dessus du poussier , & on maniele coton dans le plat où il a trempé , pourqu'il se pénétré Sc se couvre de cette pâtede poudre ; loríqu'il en est suffisammentcouvert, on le retire du plat, en le passantlégèrement dáhs les doigts pour étendre lapâte , de maniéré qu'il en soit par-tout éga-lement couvert, & on le met secher à som-bre sur des cordes.

Quand Yétoupille est lèche , on la coupepnr morceaux de deux piés Sc demi de lon-gueur , on en forme des bottes du paquets ,Sc on les conserve dans un endroit bien íec.

La grosseur commune de 1 ’étoupìlle pourles communications de feu Sc pour les fuséesde moyenne grosseur , est u'une ligne Scdemie de diamètre ; pour les serper.taux ,d'une ligne , Sc pour les plus grofles fuiées ,de deux lignes.

Art. IX. De f amorce. On prend de lapoudre en grain , que l'on humecte d’unpeu d'eâu , Sc on la broie fur une table avecune molette de bois , jusqu'à ce qu’eîle soitréduite en pâte bien fine. On s’en sert comme<sun mastic, pour coller Sc retenir l'étoupilledans la gorge des fusées.

Art. X. Outils les plus nécejsaires. Unetable de bois dur & une molette pour broyerles matières ; au défaut de molette , on fe,sert d'un maillet à charger les fusées.

Quelques écremoires pour amasser Sc mé-langer les compositions ; ce font des feuillesde laiton fort minces, de quatre à cinq poucesde longueur fur environ 3 pouces de largeur.

Quelques pattes de lievre pour servir avecl’écremoire à amasser les compositions»

Une table pour faire le moulage;

Trois ou quatre brostès de différentesgrandeurs , faites dé poil de porc, pour colletà la colle de farine.

Quelques pinceaux de poil dé porc pourcoller à la colle forte Sc pour graisser l’artisiced'eau.

Une scie à main pour rogner les gros car-touches.

Un grand couteau pour rogner les moyenscartouches & pour couper le carton.

De grands Sc de petits ciseaux , pour ro-gner les pots Sc les petits cartouches.

Un tambour de parfumeur garni de si*tamis, savoir ,

Trois tamis de gaze de foie.

Lé premier , d'un tiílu fort ferré pourpaíler le poujster , Sc pour ôter la poussier©inutile du fable de fer.

Le deuxième un peu plus clair, pour pasièclç soufre, le salpêtre, Sc le fable le plus fin oudu premier ordre.

. Le troisième encore plus clair, pour paíïèele fable du deuxieme ordre.

Trois tamis de crin.

Le premier d’un tiffix ferré, pour passer dtrcharbon fin pour le petit artifice, Sc pour lefable du troisième ordre.

Le deuxieme moins ferré , pour pastèr dtrgros charbon pour les fusées volantes, Sc pourle fable du quatrième ordre.

Le troisième plus clair, pour mélanger lesmatières dont on fait les compositions, Scpour le fable du dixieme ordre. Le fable ditcinquième ordre se fait en mettant à part ccqui passe le dernier du quatrième ordre quiest le plus gros, avec ce qui paffè le premierdu sixième ordre qui est le plus fin.

Des balances asiez grandes pour tenir deuxlivres de composition.

Un poids de marc depuis le demi gros jus-qu’à deux livres.

Quelques boîtes fermantes à coulisse,comme celles des épiciers , pour ferrer lesmatières tamisées & les compositions.

Deux cuillers de bois ou de fer blancpour prendre les matières dans les boîres.

Trois petits tonnelets pour mettre séparé-ment le salpêtre, le soufre Sc le charbon nonbroyés.

. Un baril pour la poudre , de la conté-, nance de dix à douze livres.