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Tome quatorzième.
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F E U

L’autéur de ce mémoire ayant trouvé cesecret, il s’est fait un plaisir de le rendrepublic dans son traité d’artisice , imprimé àEerne en 1750 . Il consiste dans une chosefort simple, c’est d'approcher deux étoupillessune de f autre , assez près , fans cependantqu elles se touchent, pour que hune ne puiflebrûler fans donner feu à sautre : voici la ma-niéré dont il faut opérer.

On suppose un soleil fixe , placé entredeux soleils tournans fur un axe de fer ; lepremier est fixé dessus par une cheville quitraverse son moyeu 8c saxe ; les deux autresfont retenus par des écrous villes fur saxe ,au moyen desquels on leur donne pour tour-ner autant 8c si peu de jeu que son veut.

L’espace entre le premier soleil tournant8c le soleil fixe , est de six pouces quatrelignes. On le remplit par deux cylindres dechacun trois pouces de longueur 8c de deuxpouces de diamètre , aussi ensilés fur saxe ;ils font collés de colle forte , sun sur lemoyeu du soleil fixe , 8c sautre sur le moyeudu soleil tournant.

Entre ces deux cylindres , doit être enfiléfur saxe un bouton de quatre lignes d’é-paisseur , fur un pouce de diamètre : il sertà les tenir dans un écartement de quatrelignes sun de sautre ; & pour ne pas multi-plier les pieces, on prend ordinairement cebouton fur un des cylindres dont il faitpartie , ou bien on fy ajoute en le collantdessus.

Sur la surface plane de chaque cylindreun peu au-dessus du bouton, doit être creu-sée une rainure circulaire de deux lignes8c demie de largeur, 8c (sautant de profon-deur , dans lesquelles on colle une étoupilleavec de samorce ; c’est par ces étoupilles quefe doit faire la communication du feu , celle-d’un cylindre ne pouvant brûler qu’elle nedonne feu à celle de sautre vis-à-vis , n’yayant que quatre lignes de distance entr’eiles.Le feu est apporté à l’une par une étoupille,qui partant de l’extrémité du dernier desjets du soleil tournant, vient rendre à sétou-pille de ladite rainure circulaire , y étantconduite dans une rainure creusée sur lerayon qui porte le jet d où elle part, sur lemoyeu 8c sur le cylindre-, d’où s’étant com-muniqué par son extension àsétoupille de larainure circulaire opposée,.il est conduit

FEU '

de-là à la gorge de sun des jets du soleilfixe , par une étoupille couchée dans unerainure faite fur son. cylindre & fur sonmoyeu , jusqu’au pié du jet d’cù elle va serendre à sa gorge. Ces étoupilles doivent êtrebien couvertes avec du papier collé dessus,excepté celles qui sont placées dans les rai-nures circulaires ; on les garantit des étin-celles de feu avec un tuyau de carton ou delaiton bien mince, dans lequel on place lesdeux cylindres : ce tuyau doit les couvrirpresqu’en entier ; & pour qu'il ne gêne pasleur mouvement, on lui donne de diamè-tre deux lignes de plus qu’aux cylindres.

La longueur que l’ondonne aux cylindres,a deux objets : le premier est d’éloigner lesétoupilles circulaires des bords du tuyau quiles couvre , par où les étincelles pourroients’introduire : le second est de tenir les soleilsfixes & tournans dans un écartement assezgrand pour que le feu ne puisse fe communi-quer de sun à sautre ; ce qui arriverait s’ilsétoient plus proches , quoique les commu-nications soient bien couvertes.

L’espace entre le soleil fixe & le secondsoleil tournant, étant garni d’une pareillecommunication entre deux cylindres, 1 c feuse portera à ce second soleil par une étou-pille qui tirera son feu du pié de sun des jetsdu soleil fixe ; on y percera un trou pour yfaire communiquer sétoupille, 8c à laquelleil donnera feu en finissant.

De ce second soleil tournant, 1 1 feu peutde même être conduit à un second fixe, 8cainsi successivement à plusieurs pieces.

Cette piece d’artifice qu ’011 nomme ma-chine pyrique , fe termine ordinairement parune étoile ; elle est formée par six barres detrois à quatre piés de longueur, on les videfur un moyen pareil, à celui d’un soleil fixe ,il y a deux jets attachés au bout de chacunefur une, .traverso qui croiso la barre , leursgorges le croisent , & souverture de sanglequ’on leur donné est mesurée pour formerune étoile ; une étoupille couchée dans unerainure fur chacune des barres, qui commu-n que d’un bout à la gorge des jets , 8c del’autre à une étoupille circulaire qui entourele moyeu au pié dès barres, leur communi-que, à touslejîu en même temps.

En place des jets qui forment l’étoile, onpeut garnir les barres de six soleils tournans $