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Tome quatorzième.
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2*8 FEU

Des moules de fusées volantes de diffé-rentes grosseurs garnis de leur culot, portantíà broche &c des pieces ci-après.

La baguette à rouler.

Les trois baguettes creuses.

La baguette à charger le maíïìf.

La baguette à renJoubler le carton.

Le maillet.

La cornée ou cuiller à charger , Gai est lamesure de chaque charge décomposition.

F.t le moule à former le pot.

Quelques culots à pointe , pour chargerdes serpenteaux & jets, garnis de leurs ba-guettes à rouler & à charger.

Quelques culots fans pointe pour chargerles fusées de table & autres, qui doiventprendre feu par des trous que l’on perce fur lacirconférence de leur cylindre.

Un outillage pour les lances à feu, quiconsiste en une baguette à rouler , quatrebaguettes à charger, & une palette pourfrapper.

Un boisseau pour charger les petits serpen-teaux qu o n nomme vetille.

Deux moules de différentes grosseurs pourformer des étoiles.

Trois poinçons à arrêt de différentes gros-seurs , pour percer, la communication dumaíïìf à la chaste des fusées volantes.

Un long poinçon fans arrêt pour piquerles chasses des pots à feu , & un autre pluspetit pour percer les marrons & fauchions.

Des vrilles de différentes grosteurs pourpercer les fusées de table & autres.

Un compas & un pié de roi pour mesurerle diamètre & la longueur des fusées.

Un gros piton à vis que l’on place dansun poteau de bois pour étrangler les car-touches.

Un rabot pour diminuer la grosseur desbaguettes des fusées volantes lorsqu’elles fonttrop pesantes.

Du fil de fer &c des pinces plates, pourattacher les baguettes aux fusées de table.

Une petite marmite de fer blanc pourfaire chauffer la colle sorte au bain-marie,

Une enclume de fonte, & deux gros mar-teaux de la même nature, pour faire le fablede fer, .

Un assortiment de cordes & ficelles de^différentes grosseurs, pour étrangler & lierìeosofées.

FEU

Un assortiment de carton & de papier dedifférentes qualités.

Une planchette pour tracer les cartouchescubiques des marrons.

Un chevalet pour tenir les fusées volantes.

Un étau de serrurier , un marteau, unerape-à-bois , & quelques limes.

Ces outils non t point d’usage particulierdans l’artifice ; mais ils fervent dans beau-coup d’occaíîons, & il seroit difficile de s’enpastèr.

Les différentes especes de feux d'artificespeuvent fe distribuer,

i °. En feux qui s’élevent ou qui font portésdans l’air ; tels que les fusées de plusieurssortes, les serpenteaux , les pluies de feu , lesmarrons, les saucissons, les étoiles, &c. Voy.ces articles.

1°. En feux qui brûlent fur terre , tels queles lances a feu , les jets d cfeu, les soleils, lesgirandoles, Ùc. Voy et ces articles.

3°. En feux prépares pour l’eau , tels queles genouillers, les trompes, les jattes , &c.Voye^ ces articles.

Les effets de ces derniers articles qui brû-lent fur l’eau & dans l’eau, paraissent si con-traires à la nature du feu, qu’il n’est pas éton-nant que des charlatans , pour rendre lachose plus merveilleuse & en tirer plus delucre , aient fait croire qu’il y entrait desdrogues fort cheres, comme le vif argent ,l’ambre jaune , le camphre , les huiles desoufre , de salpêtre , le petrole , l’huile detérébenthine , l’antimoine , la sciure d’ivoire& de bois , &C d’autres ingrédíens , qui pro-duisent pour la plupart un mauvais effet, quiest de donner beaucoup de fumée.

Toutes les fusées d’air & de terre brûlentdans l’eau , il ne s’agit que de les mettre enétat de surfiager.

Art. XI. De la maniéré de communiquer lefeu d’un artifice mobile à un artifice fixe. Lesecret de cette communication de feu a étéapporté de Bologne en France , en 1743 ,par- les sieurs Ruggieri, artificiers du roi &de la ville. On admira dans les spectaclespyriques qu’il s donnerent fur le théâtre de lacomédie italienne , Fart avec lequel ils fai-soient communiquer le feu successivement& à;temps, d’un soleil tournant à un soleilfixe, & de suite à plusieurs autres pieces mo-biles & fixes, placées sur un même axe de fer.