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Tome quatorzième.
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rions, & que ceux qui avoient osé le faire, 1avoient été dévorés par le feu du ciel, dèsqu’ils étaient entrés dans Téglife.

Cependant malgré les précautions deConstantin Porphyrogenete, tla compositiondu f eu grégeois vint à être connue ou décou-verte par les ennemis. Le P. Daniel, dansson histoire du siège de Damiette en 1149 ,sous S. Louis, rapporte que les Turcs enfirent alors un terrible usage. Ilsle lançoient,dit-il, avec une efpece de mortier , Sc quel-quefois avec une sorte d’arbalête singulière ,qui était tendue sottement par le moyend'une machine supérieure en sorce à celle desbras & des mains. Celui qu’on tiroit avecune efpece de mortier, paroiílòit quelquefoisen l’air de la grofleur d’un tonneau , jetantune longue queue , Lc faisant un bruit sem-blable à celui du tonnerre. Mais voici lespropres paroles de Joinville, qui étoit pré-sent. “ Les Turcs emmenerent un engin ,qu’ils appelloient la perrìere , un terribleengin à mal-faire , & les misdrent vis-à-visdes chats chateiîs, que messire Gaultier deCurel & moi, guettions de nuit ; par lequelengin ils nous jetteront le feu grégeois àplanté , qui étoit la plus terrible chose queonques jamais je veille. » Au reste M. duCange a fait une ample note fur cet endroit,dans laquelle il explique la composition &l’ufage de ce feu ; j’y renvois le lecteur pourabréger.

On croit communément que le feu gré-geois bruloit dans l’eau , Sc même avec plusde violence que dehors, opinion qui esthors de toute vraisemblance. Il est vraiqu’Albert d’Aix ( liv. VII, ch. v. ) , a écritqu’on ne pouvoir point éteindre ce feu avecde l’eau ; mais en accordant même qu’il nes’est pas trompé, les paroles ne veulent pointdire que le feu grégeois brûlât dans l’eau.

Encore moins fautúl penser que ce feu fùtinextinguible ; puisque selon Matthieu Paris,•en Tan 1119,011 pouvoir l’éteindre avec duvinaigre Sc du fable. Les François y parvin-rent plusieurs fois enTétouffantavecadreste,Sc en empêchant la communication de l’airextérieur, par des peaux humides d’animauxnouvellement écorchés, qu’on jetait dessus.■Aussi lit-on dans la même histoire de Jo:n-ville , " Et incontinent fut éteint le feu gré->-Tome XIV.

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geoìsp ar cinq hommes que avions propresà ce faire. »

Enfin l’invention du feu grégeois s’est per-due au moyen de la poudre à canon qui luia succédé, & qui fait par le secours de l'ar-I tillerie, bien d’autres ravages que ceux que1 produisait le feu grégeois par le soufle dans' des tuyaux de cuivre , par des arbalêtes-à-tour , ou autres machines à reísort. Repo-sons-nous en fur les hommes policés ; ils nemanqueront jamais des arts les plus propresà se détruire , Sc à joncher la face de la terrede morts Sc de mourans. (M. le chevalier d sJaucourt.)

Feu , ( Thêolog. ) terme usité en théolo-gie pour exprimer la punition éternelle réser-vée aux médians. Voyc^ ce qu’on doit pen-ser de la réalité de ce feu, au mot Enfer.On croit communément qu’à la fin des sié-cles & avant le jugement dernier , ce mondevisible fera détruit 8 c consumé par le feu.

Dieu s’est manifesté lui-même plusieurs soirsousl’apparence du feu. C’est ainsi qu’il appa-rut à Moyfe dans le désert, dans un buissonardent, fur le mont Sinaï, au milieu des feuxSc des éclairs : le camp des Israélites étoitconduit pendant la nuit par une colonne defeu ; Sc le S. Esprit descendit fur les apôtresle jour de la pentecôte, fous la forme delangues de feu. Aussi est-il appeilé dans lesécritures Sc dans les peres, feu , ignis , pourmarquer Tardeur de l'amour divin. C’estdans le même sens que la charité est appel-. lée un feu sacré, un feu divin , Sc qu’on la. représente sous le symbole d 'un caur en-i flammé.

Les Persans adoraient leur dieu fous l’i-mage Sc la représentation d’un feu , parcequ’ils croyaient que cet élément est le pre-mier mobile de la nature. Eux , les Hébreux& les Romains conservaient religieusementle feu sacré. Voye £ Feu sacré.

Vulcain étoit honoré chez les anciens,Sc particulièrement chez les Egyptiens ,comme Tinventeur du feu. Boerhaave pré-tend qu’il est fort probable que le Vulcaindes païens étoit le Tubal-caïn des Hébreux ,qui semble avoir connu le premier l’usagei du feu pour la fonte des métaux Sc pourd’autres préparations chy iniques. Voy. Chy-mie. ( G)

Feu , ( Mythol. Littêr. ) Ce fut Proxné-

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