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Tome quatorzième.
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les Allemands, 5e bean par k* Anglois ) ,est la feveàes anciens. On trouvera cette quesori on traitée dans Tragus, Dodonée, J. Vau-trin , C. Hoffman , Melchior Sebizius, ùc.Ce qui est certain , c’est que la feve des an-ciens étoit petite 5c ronde, comme on lepeut voir dans plusieurs endroits de Théo-phraste , de Dioícoride 5c autres. D’un au-tre côté, on a bien de la peine à croire qu’unlégume qui étoit si commun , 5e que Tonemployoit tous les jours, ne soit plus enusage à présent, ou qu il ait changé de nom,5e que le boona ait pris fa place 5e ion nom,fans que personne s’en soit apperçu ; carce boona nous est donné d’un consentementunanime pour la feve , & le mot f ab a desLatins , répond au des Grecs ; ce

changement de nom n est cependant pas fansexemples.

Les feves vertes contiennent un sol eíson-tiel ammoniacal, tellement mêlé de soufre,de terre 5c de flegme, qu il en résulte unmucilage ; mais lorsqu’elles font mûres, unpeu gardées 5e desséchées , il so fait une cer-taine fermentation intérieure, qui dissout cemucilage , 5c qui développe de plus en plusles principes. Les sels acides , par un nou-veau mélange avec le soufre Se la terre, fechangent en des sels urineux volatils , ou enalkalis fixes : c’est pourquoi on trouve une

Í îlus grande quantité de ces sels volatils danses feves mures , Sc elles ne donnent pres-qu’aucun sol acide dans la distillation. Cesremarques sont de M. Geoffroy,

Pour ce qui regarde la nature 5c les ver-tus de la feve , voy. Feve de jardin, (Matièreméd. & Diète.) M. k ch. de Jaucourt.)

Feve de Jardin , ( Mat. méd. & Dicte.)nous faisons beaucoup plus d’usage aujour-d’hui de la feve de jardin ou marais, dansnos cuisines , que dans nos boutiques : onles mange vertes 5e firaîcK', dans les meil-leures tables , après les avoir fait cuire avecdes herbes aromatiques, la sarriette , parexemple , 5e les autres assaisonnemens or-dinaires; entieres, lorsqu’elles sont tendres;Sc écorcbées,lorsqu’ellt s commencent à dur-cir en mûrissant ; lorsqu’elles font soches ,on en fait de la purée : en général on enmange peu de léchées à Paris. Mais il y acertaines provinces où elles sont une nour-riture fort ordinaire : fur mer les matelots

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en font un usage journalier. L'opìnìon com-mune est que nos feves sont venteuse» & dif-ficiles à digérer : mais en général on peutdire que c’est un mets fort bon pour les gensde la campagne , qui font accoutumés à de«travaux durs, auffi-bien que pour les gensde mer ; au lieu qu’il ne convient point auxpersonnes délicates, ni à celles qui ne s’occu-pent point de travaux pénibles,

Isidore assure que les feves ont été le pre-mier légume dont les hommes aient faitusage. Pline rapporte que les/èveí étoient detous les légumes ceux qu’on révérois îe plus ;parce que, dit cet auteur, on avoir tentéd’cn faire du pain. Il ajoute que la farine defeves s’appelloit lomentum ; qu’on la vendoitpubliquement, 5e que l’úíage en étoit fortcommun tant pour les hommes que pour lesbestiaux. Il y avoir, félon le même Pline ,des nations qui mêloient cette farine aveccelle de froment.

Quant à l’usage médicinal, on peut direen général que nous employons rarement lesfeves ; leur farine est une des quatre farinesrésolutives. Voye\_ Farines (les quatre.)Riviere 5c Etmuler recommandent celle defeve en particulier comme un excellent dis-cuíïìf 5c résolutif, appliquée en cataplasme,dans les inflammations des testicules.

On distille quelquefois, chez les apothi-caires les fleurs de feves , 5c cette e».u estestimée bonne pour tenir le teint frais, 5cblanchir la peau : on fait avec cette eau 5c lafarine de feve , un cataplasme très-liquide ,qui, appliqué fur le vilage , passe pour enôter les taches de roulsour.

On tenoit autrefois dans les boutiques uneeau distillée de gouttes de feves , Se un solfixe tiré des cendres de toute la plante ; or»rtgardoit cette eau 5c ce sol comme de puis-sans diurétiques, 5c même comme des spé-cifiques dans la néphrétique : mais on estrevenu de cette niaiserie ; ou ne prépare pluscette eau, Se sort rarement ce sol. (b)

Feve de Bengale, (Mat. méd.) fruitétranger , qu’on trouve souvent avec le my-robolan citrin, 5c qui nous vient des Indesorientales par les vaisseaux de nos compa-gnies. Myrobolani fpecies à nonnullis crédita ,RaiiDendrol. 134 . Faba Bengalcnfis , Angl,C’est une excroissance compacte , ridée,ronde , applatie , creusée en maniéré de

n.