FEU
premiere transplantation, on pourra enleverle s jeunes feviers, en conservant un peu deterre après leurs racines , Lc les fixer au lieude leur demeure. Le lion moment pour lesdéplacer est la fin d'avril, peu de tempsavant que leurs boutons ne .s’enflent par lepremier mouvement de la fève. Il leur íáurune terre un peu fraîche, & une situationqui soit abritée contre les grands vents quiromprûient leurs branches fragiles. J’ai fait,il y a deux ans, des marcottes du gleditsian°. % ; elles ne font pas encore enracinées- Jene désefpere pas d’élever les févicrs de bou-tures; leurs fleurs font fans éclat, mais ellesexhalent une petite odeur gracieuse. Le boisest extrêmement dur Sc bien veiné ; commeces arbres font horriblement armés, on enferoit des haies d’une défense admirable.
Le f évier n° .3 est un arbre de ferre. (M.le Baron de Tschoudi.)
FEUILLAGE , (Jardinage.) est l’aííem-blage des branches &: des feuilles que Ionvoit fur les arbres, Sc qui donnent de som-bre. Le châtaignier, par exemple , est ditavoir un beau feuillage qui porte une grandeombre.
FEUILLANS, f. m. pi. (B,fl. eccléf.)ordre de religieux vêtus de blanc, qui viventlous l’étroite observance de la réglé de saintBernard. Foyeç Bernardins.
Ce nom est venu d'une réforme de cetordre qui a été premièrement faite dansl'ab-baye des Feuiìlans , à cinq lieues de Tou-louse , par le bienheureux Jean de la Bar-rière qui en étoit l’abbé commendataire ; &qui ayant pris l'habit de Ctreaux, travailla àla réforme, qu il établit, après plusieurs con-tradictions, vers l’an 1 y 80.
Le pape Sixte V l'approuva, Sc les papesClément VIII & Paul V lui accordèrent dessupérieurs particuliers. Le roi Henri IIIfonda un couvent de cet ordre au fauxbourgS. Honoré à Paris en 15 S7 ; Jean de la Bar-rière vint lui même s’y établir avec soixante 'de ses religieux. Les FeuiUans ont plusieursautres maisons en France fous un généralparticulier.
Il y a aussi des religieuses appellées Feuil-lantines , qui suivent la même reforme , &dont le premier couvent fut établi près deToulouse en if90 , Sc depuis transféré aufauxbourg de S. Cyprien de la même ville, fi)
F E U 25 s
FEUILLANTINE, C f. en terme da -pâtis-sier , est une efpece de chausson qui se sertaux entre-mets. 1 i.
FEUILLE, f. f. ( Bot an.) en latin ,folium tlorsqu on parle de feuilles des plantes ; Sc, pétale , petalum » quand on parle’de feuillesdes fleurs. C'est Columna qui le premier afixé le mot pétale à signifier la fiuille des<fleurs, Sc nous avions besoin de ce nouveauterme (voye p donc PétaleJ ; car nous ne| parlons iciquedes/eai/As des plantes, d’aprèsla méthode de M. de Tournefort, que nous| suivons assez volontiers dans cet ouvrage,î Tout le monde connoìt de vue cette partie| des plantes nommée feuille, qui vient ordi-nairement au printemps , Sc qui tombe aucommencement de l’automne. Tout lemonde fait encore qu’il y a des plantes quiles conservent. Sc d'autres qui n’en ont point»comme les truffes, Sc quelques elpeces dechampignons.
On peut considérer \çi feuilles des plantespar rapport à leur structure, à leur super-ficie , à leur figure , à leur consistance , àleurs découpures, à leur situation Sc à leurgrandeur.
Par rapport à leur structure , les feuillesfont ou simples ou composées.
Les feuilles simples font celles qui naissentfeules fur la même queue , ou qui font atta-chées immédiatement à la tige Sc aux bran-ches , fans être subdivisées en d'autres fcuil~les ; telles font les feuilles du poirier, dupommier, du giroflier , de l’ceillet.
Les feuilles compostes font rangées plu-sieurs ensemble íùr la même queue ou furla même cote , ou bien elles sont. diviséesen plusieurs autres feuilles ; en sorte querle tout 'ensemble se prend pour une seulefeuille : telles sont les feuilles du rosier , dupersil, de l'angélique , du chanvre , ùc.
Par rapport à la superficie , les feuilles sontplates, creuses, en boise , lisses , rares, ve-lues , &c. -
Les feuilles plates , considérées par rap-port à leur figure sont rondes , commecelles de la nummulaire ; rondes à oreillons,comme celles du cabaret ; en fer de pique,comme celles de l'origan ; oblongues, commecelles de 1 '' androfpempm ; à pans, commecelles de la bryone du Canada ; pointues parles deux bouts larges vers je milieu »