Band 
Tome quatorzième.
Seite
250
JPEG-Download
 

25*0 F E V

d’une pulpe qui environne une semence dure J& arrondie.

Especes.

t . Févier à épines robustes, à croisillons,à feuilles con jugées, à siliques larges 6c très-longues.

Gleditjiíifpinisrobufiis , cruciatim dispojîtis,foliis pinnatis , Jiliquis latis longijjimis . Hort .Colomb .

x. Févier à épines déliées & rares, à feuil-les conjugées, à siliques ovales monofpermes.

Glcditjiaspinis Icevibus ù raris , foliis pin-natis Jìiquts ovalibus mono/permis. Hort.Colomb.

3. Févier fans épines.

Gleditjla inermis mas & fa mina , vel acaciaJavanica non fpinofa , foliis maximis J'plen-dentibus.

Les/év/crjn 0 . r & x croiflent dans plusieurscontrées de l’Amérique septentrionale : lepremier s'éleve fur un tronc droit à la hau-teur de trente ou quarante piés ; ses fleursnaissent aux côtés des jeunes branches, grou-pées en chatons ; elles font d'une couleurherbacée 3 les siliques qui leur succèdent ontdeux pouces de large , & près d’un pié delong t la pulpe qui environne les graines aune faveur douce.

La seconde efpece restemble beaucoupà la premiere ; mats l'écorce des jeunes bran-ches est plus verte & plus luisante: les épinesfont plus courtes , plus déliées, plus rares ,moins dures. L'arbre ne paroît pas devoire'élev-er autant que le premier.

Les feuilles de 1 un 6c de l’autre font siagréablement destinées , que nous ne pou-vons nous empêcher de les décrire: elles fontattachées alternativement fur les bourgeonspar des genoux dont la partie la plus enfléeest en bas; ces genoux s’étrécissent 6c s’alon-gent en un maître pédicule d'environ sixpouces de long, mince, arrondi par-deflous& légèrement évidé par-destùs; il soutientdes pédicules du second ordre, tantôt alter-nes , tantôt presque opposés , au nombre dequatre ou cinq paires, dont deux terminentla feuille en fourche: tous ceux-ci portentpar de très-petits pétioles onze ou douzepaires de folioles presque opposées, dontdeux les terminent. Dans 1 efpece n°. z , ellesfont ovales oblongues, arrondies par le bout,lion gués d'environ un dexni - pouce , légére-

F E V

ment dentelées 6c d'un verd tendre. Dansl'efpece n Q . 2, elles font plus courtes d'untiers, plus étroites de moitié ; elles s'étrécif-fent depuis environ le quart de leur longueur,à prendre du bas, & fe terminera insensi-blement en pointe ; les dentelures font moinsmarquées 6c en plus grand nombre ; leurverd est plus foncé de plusieurs nuances.

Le beau verd du feuillage de ces arbresqui fe conserve très-avant dans l’automne, 6cne change que peu de jours avant fa chiite ,leur assigne, fur-tout au n°. z, une place dis-tinguée dans les bosquets d été , où l’élégantedécoupure de leurs feuilles jettera de la variétédans les formes ; qu'on fasse badiner les ra-meaux déliés qui les portent fur les contoursdes masses d'un feuillage large 6c étoffé, onles verra alléger, festonner 6c fondre cescontours d'une maniéré svelte 6c gracieuse.

Les févier s fe multiplient par leurs grainesqu'on envoie annuellement en Angleterre rausti-tôt qu'elles font arrivées, il faut les se-mer dans une planche de terre légere 6c fraî-che , ou dans des cailles emplies d'une terredouce 6c substantielle, en les enterrant d’undemi-pouce; si on les arrose fouvent, la plu-part leveront la même année quelquefoiselles ne paroi lient que le second printemps,ce qui arrive loriqu’elles ne parviennent ancultivateur que vers la fin de l’hiver. Alorson peur les stratifier dans du fable mêlé deterreau, 6c ne les semer que le printempssuivant : avec cette précaution on est certainde les voir germer fans délai ; mais il est ún-moyen de hâter leur germination : d'abordqu’elles font arrivées , íèmez-les dans despots que vous plongerez dans une couchetempérée ; comme ces arbres poussent tarddans l’automne, que dans leur enfance leurstiges fora presque herbacées , il convientde les abriter fous une caisse à vitrage lesdeux ou trois premiers hivers ; à l'égard deceux qui auront été semés en pleine terre,on les couvrira de paillassons durant le mêmetemps : après fa révolution , on les placeradans une pépinière dont le fol doit êtreléger 6c un peu humide ; qu’on les y planteà six pouces les uns des autres dans des ran-gées distantes d'un pié. Si l'on étend de laiitiere entre les rangées, elle y conservera lafraîcheur 6c doublera les progrès de la végé-tation.. Le troisième printemps, après cette