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Les causes qui disposent aux différensvices provenant de l’astriction , font auíïìla disposition naturelle , la constitution quel’on reçoit dès la conception ; mais ce fontfur-tout l'éducation , le régime opposé àceux qui contribuent à la laxité C voye^ci-devant ) , la vie laborieuse & trop violem-ment exercée , le climat froid , l’âge avan-cé ; tout ce qui peut dessécher les partiessolides, en dillipant les fluides par le moyende l’air , du feu , de la chaleur, en tirant oufrisant sortir les molécules aqueuses , hui-leuses placées entre les élémens des fibres , &entre les fibres elfes-mêmes, de maniéré àen empêcher le contact ; tout ce qui peutl’augmenter par l’intrusion en remplissantles pores intimes des fibres simples & dé-composées , comme l’eíprit-de-vin, le sel.C’est ainsi qu’en Espagne , en Portugal , onsait borner l’accroiflement de certains chienspour les rendre plus agréables aux dames ,en les lavant fréquemment avec des liqueursspiritueuses : c’est ainsi que le lard se durcitdans la saumure ; tout ce qui peut augmen-ter la force vitale en fortifiant les organes,& la rendre propre à convertir un grandnombre de vaisseaux simples en fibres com-posées ; tout ce qui peut par une vertu plas-tique , disposer les sucs nourriciers à s’épaif-sir , íè figer dans leurs propres vaisseaux,en sorte que la cavité devienne remplie d’unsolide immobile , au lieu du fluide qui ycouloit auparavant : tel est l’effet des acidesminéraux , mêlés avec des humeurs ani-males , en un mot le contraire de tout cequi peut contribuer à la laxité désirés;d’où on peut tirer des corollaires fur tout cequi a rapport à l’astriction.
Les effets de ce genre de vice dans lessolides, font, comme il a été dit de ceux duvice opposé, différens selon les différentesparties qui en font affectées : ainsi dans lesfibres musculaires, ce vice produit l’inflexi-bilité des chairs, la roideur dans le jeu desmuscles , tant que les forces subsistent ; &dès qu’elhs s’affoibliílent, le tremblementdes membres, leur engourdissement : dans \les fibres tendineuses endurcies , le chan-gement en substance offense ; dans les fibres .nerveuses , il produit l’apathie ; c’est-à-dire, !qu’il rend les sens peu susceptibles d’impref- :lion, l’efprit pesant : dans les fibres ofl'eu- j
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íes, il rend les parties qui en font compasfées très - fragiles ; les vieillards (ont plussusceptibles de fractures que les jeunes gens,parce que leurs os ont perdu par la duretétoute leur flexibilité. Dans tous les vaisseaux,l’astriction cause aussi le défaut de flexibi-lité , d’où résulte la résistance à être dilatés,à recevoir les fluides ; d’où ^irrégularité dupouls des vieilles gens, les palpitations aux-quelles ils font sujets. La roideur de la mem-brane du tambour cause la surdité ; la sé-cheresse de la glotte cause la raucité ; l’in-flexibilité de l’estomac cause le dégoût ; lamatrice devenue d’un tissu trop serré , don-ne lieu à la stérilité , &c.
Les différens vices provenant tant de lalaxité que de l’astriction , pouvant être con-tractés par toutes les parties du corps, ensuited’une cause commune , ou par quelques-unes feulement, ensuite de quelque causéparticulière; il saut, pour juger de ces vices,avoir toujours égard aux différens degrés dedensité, de force, de souplesse, qui fontpropres à chaque partie dans l’état naturel ,respectivement à la constitution particulièrede chaque individu ; à l’âge , au sexe , auclimat j à la saison ; enfin à tout ce qui peutfaire varier la consistance, la solidité, lafermeté des parties , fans que l’économicanimale en soit troublée habituellement.
On met mal à propos, dans plusieurspathologie? , la grosseur & l’exilité des fibrescontre nature, au nombre des défauts queles fibres simples peuvent avoir ; parce que ,selon qu’il a été dit dans cet article d’àprèsRuyfoh , les fibres les plus petites que l’onpeut avoir par la division des parties, quifont encore bien éloignées d’être les fibresélémentaires, font les mêmes dans tous lesanimaux : elles ne sont pas plus déliées dansune puce que dans un bœuf ; à plus forteraison peut-on dire que les fibres simplesfont égales entr’elles en grosseur , ou aumoins qu’on peut encore moins apperce-voir la différence des unes aux autres ; ainsicette qualité lorsqu’elle peche dans les fibresdoit être attribuée aux plus composées, auxplus sensibles , telles que les fibres charnues,qui font dites plusgroffiercs , ìorsqu’tlles fontmoins susceptibles , par l’excès de leur forcede cohésion , d’être divisées en plus petitesparties; cequipeut être rapporté à l’astriction,