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Tome quatorzième.
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convertis en fibre composée ; enfin tout cequi peut rendre imparfait l’ouvrage de lanutrition, empêcher ['assimilation des par-ties destinées à réparer les pertes, les abra-sions des solides, corrompre la qualité deshumeurs plastiques, susceptibles de s’épaissir,de se durcir dans certains petits vaisseaux,& de les convertir par-là d'une autre ma-niéré , en partie plus solide, en fibre com-posée : telles font en général les différentescauses qui peuvent établir la laxité, la dé-bilité des fibres ; on peut en tirer aisémenttoutes les conséquences particulières qui peu-vent avoir rapport à ce sujet; on peut serendre facilement raison d'après ces princi-pes , de tous les phénomènes, de tous leseffets de ce genre de vice des fibres.

Ces effets font différons, selon les diffé-rentes fonctions des parties qui pechent ;ainsi la laxité dans les fibres musculaires ,dans les organes du mouvement volontaire,produit la difficulté de mettre en jeu lesmembres, de soutenir les fatigues du corps,de se livrer à 1 exercice, au travail, demarcher , de porter des fardeaux, ôc defaire des efforts de quelque espece que cesoit, rend tout le corps affaissé , les mus-cles disposés à la paralysie ; & cette disposi-tion est proportionnée au degré du vice,qui l'entretient dans les fibres nerveuses : cevice produit la faiblesse de l'esprit, la stu-pidité , ['insensibilité de l'ame , en un motla diminution ôc ['abolition même de la fa-culté que ces fibres ont de procurer le sen-timent & le mouvement aux parties aux-quelles elles se distribuent. Voyej^ Para-lysie. Dans les membranes, la laxité pro-duit le relâchement, la distensibilité ; d’oùpeuvent s’enluívre les hernies de toute es-pece , les luxations , &c. Dans les fibresvasculeuscs , la laxité produit des tumeursenkistées , anévrysmales , variqueuses. Dansles fibres osseuses , ce vice produit le défautde fermeté , de dureté dans les os ; la disposition à ce qu’ils se renflent, deviennentdifformes, se courbent , se ramollissent :d'où s'ensuit la difficulté à soutenir le corpsdebout, fur son séant , élevé, Ôc même['immobilité totale.

Passons au second genre des principauxvices qui aff.ctent les fibres ; c'tst celui del’astriction, qui est l’opposé de la laxité.Tomt XIK

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On appelle afiriâion dans les fibres sim-ples , & conséquemment dans les partiescomposées de fibres , l'état dans lequel ellesfont trop denses, trop compactes, flexibles,trop peu susceptibles de distractilité ; enforequelles ne cedentpas suffisamment aux puislances qui font effort pour distendre les or-ganes par ['impulsion des fluides ; qu’ellesrésistent trop à faction de ceux-ci fur lessolides ; qu’elles s’opposent à leur cours ré-glé: deux effetsquiíònt cependant les condi-tions nécestaires pour ['entretien de la vie ôcde la vie faine.

La cause prochaine de l’astriction desparties tant simples que composées, con-siste dans la position des corpuscules inté-grans qui forment les fibres , ôc dans Uposition des fibres elles-mêmes, trop rap-prochés entr’eux ; enforte que la force decohésion qui dépend du contact, ou aumoins de la proximité des parties entr’elles,est trop-considérable ; parce qu’elles fe pré-sentent réciproquement des surfaces tropétendues, ce qui, en multipliant les pointsde contact, augmente par conséquent ['adhé-rence ôc la résistance à tout ce qui peutdisposer à la solution de continuité , ou laprocurer; par conséquent à tout ce qui tendà causer des alongemens, des distensionsdans les parties : ainsi fous un volume don-né de parties solides qui pechent par astric-tion , il y a plus de corpuscules élémentai-res pour la formation des fibres , & plusde fibres pour la composition de ces parties,d’où fuit la densité des masses. La forcede cohésion décide de la plus ou moinsgrande élasticité ; l'astriction suppose parconséquent celle-ci à un degré proportion-né à celle-là ; par conséquent encore ellerend les parties du corps humain trop élastiques, d’où il suit aussi qu’elles doiventtrop résister à tout ce qui peut donner lieuà ['exercice de cette propriété. Elles fontdonc trop peu distractiles , trop peu flexi-bles , ce qui doit encore les rendre très-peumolles ; & la faculté qu’elles ont de sou-tenir les efforts de la vie même, loríqu'ilsfont trop violens , comme dans la fievre ,les convulsions, ôc de ne leur céder qu’avecdifficulté , devient excessive au point qu’ellene se prête pas suffisamment, même au jeuordinaire ôc le plus nécessaire des organes,