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les forces. 4 0 . L’habitude à contracter d’en-durer le froid , le chaud , de s’exposer auvent ; ce qui contribue beaucoup à raffer-mir les fibres , en les faisant se resserrer ,en les desséchant, en les rendant plus com-pactes : cet effet a lieu d’autant plus aisé-ment , que l’air chaud ou froid auquel ons’expose, est plus pur Sc plus sec. 5 0 . Les em-brocations, les bains des eaux minérales chau-des , l’immeríìon de tout le corps dans le la-bié de mer bien sec , échauffé & entassé ; onaugmente par ces différens moyens le ton Sclelasticité* des fibres , en les comprimant, enles appliquant plus fortement les unes auxautres, &en multipliant les points de contactentr’elles : d'où doit résulter plus de forcede cohésion, &c. 6°. Enfin les remedespropres à fournir des parties intégrantes, quien Rattachant aux fibres relâchées, peuventen resserrer les corpuscules élémentaires ; &les rendre ainsi plus liés entre eux , Sc plusdisposes à résister à leur écartement, à leurséparation : tels font en général tous ceux àqui 011 connoît une vertu astringente , stip-tique bien décidée , mais modérée ; telsíbnt, parmi les végétaux, les fleurs derose rouge , les balostes , les feuilles deplantain , de sumach , les fruits de myrrhe,les coings, les galles, les nefles, les sor-bes; les sucs d’acacia, d’hypocistis, la gom-me de mastic , le sang-dragon , les écorcesde grenadier , de tamarisc , de kina , desimarouba ; les racines de tormentille, dehistorie , de fougere : parmi les minéraux,l’alun, le vitriol réduit en colchotar , lesafran de mars astringent, le bol d’Arménie.De tous ces médicamens différemment com-binés, les médecins en font foire différentespréparations & compositions pharmaceuti-ques 5c chymiques, destinées à être employéespour tout le corps, ou seulement pour quel-ques-unes de ses parties, extérieurement ou
intérieurement, selon que le besoin l’exige.
Passons à la seconde indication, savoircelle que présente à remplir le second genrede vice des parties similaires, l’astriction:jl doit être corrigé i°. par l’usage desali-mens émolliens , relâchans, qui fourmslentun suc nourricier de bonne qualité, quiassouplisse les fibres , en rende les corpus-cules intégrans moins serres par Interpo-sition de molécules aqueuses, huileuses j
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qui corrige en les humectant leur trop gran-de Jìccité: tels font le pain frais de seigleou d’orge bien préparé , les viandes cuitesà l’eau , comme celles de veau , d’agneau ,de chevreau , de poulet Sc des jeunes cha-pons ; toutes celles en un mot qui peuventFournir un suc fin , mucilagineux, noyédans des parties aqueuses, tels que les bouil-lons , les potages , les crèmes claires deriz , d’avoine , dorge , &c. Les herbagestendres , comme la blette, l’endive, lachicorée , la laitue , le pourpier , l'épinar ;les fruits propres à la foison bien mûrs, d’unsuc abondant, aqueux, doux ou aigre-doux,les cerises douces , les fraises, les poires,les pommes, les raisins, les oranges douces,le concombre, le melon , &c. la boissond’eau de riviere ou de fontaine préparéepar l'ébullition d’une décoction farineuse ,comme d'orge Sc de chiendent ; du vinléger en petite quantité bien trempé ; de dif-férentes infusions théiformes de fleurs de mau-ves , de violettes, de bouillon-blanc, Sc autresd'une nature approchante. i°. Par un genrede vie molle , tranquille, sédentaire , livréeen bonne partie au sommeil ; qui ne soitexercée pendant la veille que par un mou-vement modéré, de peu de durée, cepen-dant assez fréquent ; en un mot, par ungenre de vie , qui soit propre à tous égards,à relâcher, à rendre flasques les fibres troptendues. 3 0 . Par une chaleur externe, hu-mide , en vivant autant qu'il est possibledans des lieux dont l'air ait cette qualité,naturellement ou par art. Rien n’est pluspropre dans ce cas, que d'être exposé detemps en temps à recevoir la vapeur de l’eautiède , qui pénétré très-intimement le corpsanimal. ( On en a vu très-souvent de bonseffets, dit Boerhaave , comment, in infi,therap. Il rapporte entr'autres observationsavoir traité un paysan qui avoit le genoupris d’une ankylose, par conséquent immo-bile. Il faisoit mettre ce malade pendantdeux heures par jour dans un bain de va-peurs ; il faisoit ensuite bien frotter la partie& oindre d’huile douce : après avoir répétéce remede pendant quelques jours, il eutla satisfaction de voir cet homme parfaite-ment guéri. ) Par le fréquent usage des bainsdans l’eau de riviere tiède, des fomentationsfaites ayee des décoctions émollientes, re-