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lâchantes ; par des onctions faites avec deshuiles, des grailles récentes, pour ramollirles fibres Sc les rendre flexibles. 4 0 . Enfin,par des remedes internes propres à produireles mêmes effets, qui en portant de la dé-trempe avec des parties mucilagineufes ,huileuses, fines, atténuées dans le sang,puilsent rendre toutes les humeurs qui endérivent, propres à pénétrer le tiflu des or-ganes , à diminuer la densité, la roideur,^élasticité , la siccité des fibres , par l’inter-position des parties, qui font figurées demaniéré à rendre peu nombreux les pointsde contact entr'elles Sc les corpuscules élé-mentaires , par conséquent à diminuer laforce de cohésion qui les tenoit auparavanttrop fortement unis : on peut employer pourcet effet des médicamens tirés des deuxregnes végétal & animal, du premier lesfleurs, les feuilles, Sc les fruits, dont ilvient d'être fait mention (on peut ajouterà ces derniers, comme médicamens, lesraisins secs, les figues grasses , les jujubes) ;les huiles récentes d'amandes douces, d’o-live , de lis , de lin ; les racines de mauve,d’althea , de lis, de nymphaea : du régnéanimal le beurre frais non salé , la grailléde volatiles, comme canards, oies, cha-pons ; la moelle de veau , de cerf, ùc.De toutes ces choses différemment préparées,mêlées, on peut prescrire des médicamensde forme convenable aux matières, telsque des tisonnes, des apozemes, des bouil-lons , des bains, des fomentations , des in-jections , des potions laxatives, avec ce quiest tiré des végétaux , des embrocations ,des linimens , avec ce qui est tiré des ani-maux : on fait usage de ces différons remedesd'une maniéré qui intéreíle tout le corps , oufeulement quelques-unes de ses parties in-térieurement ou extérieurement, selon qu'ils’agit de relâcher, de ramollir ou toutesk S fibres en général Sc tous les organes quien font composés , ou feulement quelques-uns de ces organes, conformément à leursituation particulière, interne, moyenne, ouexterne. 1
On n'a fait mention qu’en dernier lieudes médicamens dans les différons traite-mens proposes contre les vices généraux desfibres , pour donner à entendre que dansles maladies qui ne fiant pas. susceptibles-
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d'être guéries promptement, Scdont la gué-rison ne peut être opérée que par des chan-gemens lents & successifs, on doit plus in-sister fur le bon régime que fur l'uíage desdrogues, auxquelles on ne doit pas se presserde recourir ; les moyens les plus simples Scles moins extraordinaires font toujours pluspropres à seconder la nature, sur-toutlors-qu’elleest gênée dans ses opérations , Sc quele besoin d opérer des changemens n est pasurgent.
On n'a aussi fait qu’ébaucher ces traite-mens généraux, parce que les bornes de cetouvrage ne permettent pas d’entrer dans unplus grand détail ; auquel il feroit même né-cessaire de joindre des observations prati-ques. On peut suppléer à ce défaut , en con-sultant différens ouvrages dans lesquels cesujet est traité au long , tels que celui deCheyne , de naturâ fibree ejufque mçrbìs ;ceux de Baglivi , pajjìm ; la thérapeutiqued’Astruc ; les commentaires de Boerhaave ,par MM, van-Swieten Sc Haller ; Sc la tra-duction dans le dictionnaire de médecine , dece qu'a dit le premier de ces commenta-teurs concernant la nature & les maladies desfibres, (d)
Supplément à l'article qu on vient de lire J
§ Fibre ,(Écon. anim. Méd. ) Cet articleimportant mérite d'être traité avec la plusgrande exactitude. Il s'agit de l'unique élé-ment de la machine de l'homme, ou dumoins de l'élément dont font composés le»muscles , les vaisseaux , les os, les viscères,la moelle du cerveau, la principale lame dela rétine, en un mot presque tous le corpsanimal. Je n'ose pas étendre le mot de fibre.fur tout le corps de l’animal; il y a des par-ties où jusques ici aucune/rére n’a pu être dis-tinguée , même par l’uíage du microscope ;telle est la lame pulpeuse de la rétine de l’œil.
Nous appelions proprement fibre la partieélémentaire du corps animal, dont la lon-gueur aune proportion considérable à fa lar-geur : elle est généralement droite ; rien»11’empêche cependant qu'elle ne se courbe ,flexible qu'elle est. On appelle lame l'eípecede fibre dont la largeur tst considérable. Ellen’est pas essentiellement différente de la fibre :cette largeur augmente dans la fibre par desdegrés continus, elle mérite à la fin le nomd clame, ' j U - r: