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est; ainsi appelle à ligando, parcs qu 11 obligele vasstl plus étroitement qu’un fies simple& ordinaire : le vassal en faisant la foi pourun tel fief, promet à son seigneur de le íervirenvers & contre tous , & y oblige tous sesbiens. Voye[ ci-après Fief lige.
3°. Les fiefs íbnt suzerains, dominans ,ou fervans. Le fief qui relevs d’un autre estappelle fief servant , & celui dont il relevsfief dominant ; & lorsque celui-ci est lui-même mouvant d’un autre fief, le plusélevé s'appelle fiefsuzerain : le fief qui tientle milieu entre les deux autres , est fief Ce r-vant à l’égard du suzerain , ôc fief dominantà l'égard du troisième qu’on appelle auífiarriéré fief par rapport au fief suzerain.
Les seigneurs prennent chacun le titreconvenable à leur fief : le seigneur d unsimple fief qui relevs d'u n autre , s’appelleseigneur de fief ou vassal ; celui dont ce fiefrelevs , est appellé seigneur féodal ou seigneurdominant ; celui-ci a aulsi son seigneur do-minant , qu’on appelle suzerain par rapportau fief in f tueur qui relevs de lui en arriére -fief Foye[ Arriéré-Fief , Fief domi-nant , Fief servant , Fief suzerain.
11 y a encore plusieurs autres divisions desfiefs, & plusieurs autres qualifications qu’onleur donne ; mais comme elles font moinsordinaires,on les expliquera chacune en leurrang dans les subdivisions des fiefs, qui sui-vront les notions générales.
On appelle vassal celui qui posiede un fief ,en propriété , & arriere-vajsal , celui quiposiede un arriere-fief
Les vasiàux font aussi quelquefois appel-lés hommes de fief, pairs de fief, hommes duseigneur.
Anciennement les vassaux étoient tous obli-
Í jés d’aílìster aux audiences du juge de leureigneur dominant, & de lui donner con-seil, comme cela se pratique encore dansles coutumes de Picardie , Artois, & autrescoutumes voisines : on les appelle hommesde fiefs & pairs.
Lorsque les vassaux avoient quelque pro-cès entr’tux , ils avoient droit d’être jugéspar leurs pairs, & le seigneur du fief do-minant y présidoit : Cf droit d’être jugé parses pairs, subsiste encore à l’égard des pairsde France.
Comme les seigneurs se faisoieat souvent
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la guerre , leurs vassaux étoient obligés deles accompagner & de mener avec eux leursarriere-vassaux. Le temps de ce service n’é-toit que de 40 jours, à compter du mo-ment que l’on étoit arrivé au camp ; celuiqui vouloir servir pour deux personnes ,restoit 80 jours.
Depuis que les guerres privées ont étéabolies, il n’y a plus que le roi qui puisiéfaire marcher ses vassaux à la guerre , cequ’il fait quelquefois par la convocation duban & de l’arriere-ban. Voye ^ Arriere-Ban & Ban.
Le seigneur féodal ou dominant a unenue directe & seigneurie du fief servantqui est mouvant de lui : le vasial en a ladirecte immédiate avec le domaine utile.
La mouvance est la supériorité d’un fiefsur un autre ; il y a des fiefs qui ont beau-coup d’autreS fiefs qui en relevent ; mais ily en a aussi qui n’ont aucune mouvance nicensive. Uoycç Mouvance.
Les fiefs fervans relèvent du roi ou dequelques autres seigneurs, soit particulier,ou corps & communauté auxquels appar-tient le fief dominant.
Tous les fiefs de France relevent du roi,ou en pleins fiefs , c’est-à-dire immédiate-ment , comme sont les fiefs de dignité ; oumédiatement en arriere-fiefs, comme fontles fiefs simples, qui sont mouvans d’autresfiefs qui relevent du roi immédiatement.
Un fief, soit suzerain , dominant ou ser-vant , peut appartenir à plusieurs soigneurs ;mais un même fief ne peut pas relever enmême degré de plusieurs seigneurs ; il peutnéanmoins relever immédiatement d’un oude plusieurs co-seigneurs ; & en arriere-fief ,d’un ou plusieurs co-seigneurs suzerains.
Lorsque deux seigneurs prétendent res-pectivement la mouvance d’un ef, le vas-sal , pour ne point reconnoítre l’un au pré-judice de L’autre , doit so faire recevoir parmain souveraine. Voye[ Foi Et Hommage,.& Main souveraine.
Toutes sortes de personnes peuvent pré-sontement posieder des fiefs, les roturierscomme les nobles, hommes & femmes ,ecclésiastiques & laïques.
Sous les derniers rois de la seconde race »& au commencement de la troisième , touthomme libre qui faisoit profession des armes