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vice, soixante sous de rachat. Voy. cì-apr.Fief solide & plein Fief. (A)
Fief épiscopal , étoit celui qu un vassallaïque tenoit d’un évêque, qui étoit son sei-gneur dominant ; ou plutôt c'étoit le fies mê-me que tenoit l'évêque, ou ce que son vas-sal tenoit de lui comme étant une portiondu fief épiscopal. On en trouve un exempledans les preuves de l'histoire de Montmo-rency , pag. gj ,à la fin. Ego Gìrbertus , Deigratiâ Paríjlenfis epifcopus , Sec. Afienfudo-mini St'phani archidiaconi , ecclefiam & al-tare Bullarix de Moncellis monasterio B.Martini de Pont isard conceffi, annuente Bur-cardo de monte Morenciaco , qui cum de épiscopali fudo possdehat , & C. Actutn publiceParifius in capitula B. Marix , anno Incar-nations Dominicx r 1 2.2.. Voye £ auílì lespreuves du pénitentiel de Théodore , pag. 41 î,& Marlot dans íà métropole de Rheims , tomeII, p. 114.
Les fiefs épiscopaux Sc presbytéraux com-mencerent vers la fin de la seconde race ,lorsque les seigneurs laïques s’emparerentde la plupart des biens ecclésiastiques , desdixmes, offrandes, &c. Voye ^ le glossairede Lauriere , au mot Fies épiscopal, Sc ci-aprh Fief fresbytéral. ( A)
Fief extra CuriJ^i , voye ç Fief
HORS LA COURT DU SEIGNEUR DOMINANT.
Fief féminin , dans son étroite signifi-cation , est celui qui par la premiere inves-titure a été accordé à une femme ou fille.Sc à la succession duquel les femmes Sc fillesiont admises à défaut de mâles.
Dans un sens plus étendu , on entend parfiefs féminins , tous les fiefs à la successiondesquels les femmes & filles font admises àdéfaut de mâles , quoique la premiere in-vestiture de fief Tait pas été accordée à unefemme ou fille ; Sc pour distinguer ceux-cides premiers, on les appelle ordinairementfiefs féminins héréditaires.
Enfin on entend aussi par fiefs féminins ,ceux qui peuvent être possédés par des fem-mes ou filles à quelque titre qu ils leur soientéchus, soit par succession, donation, legs,©u acquisition.
Le fief féminin est opposé au fief mascu-lin, qui ne peut être possédé que par un mâ-le; comme le royaume de France , lequelne tombe point en quenouille ; le duché de
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Bourgogne & celui de Normandie étoîentaussi des fiefs masculins.
Suivant la coutume de chaque province, ily avoit de grands fiefs féminins , tels que leduché de Guienne , Sc le comté d'Artois.Mahaut comtesse d'Artois, paire de France,au sacre de Philippe-le-Long soutint, avec lesautres pairs, la couronne. Celle-ci est un fiefmasculin suivant la loi salique ; au lieu quel'Artois est un fief féminin. Voye% Struvius ,fyntagm. juris feud. cap. iv , n. tj ; M. leprésident Hainault , en son abrégé chronolo-gique. C A)
Fief-ferme ,fcudofirma , velfeudi firma,étoit un tenement ou certaine étendue deterres, accordé à quelqsoun & à ses héritiers,moyennant une redevance annuelle qui éga-loit le tiers , ou au moins le quart du re-venu, fans aucune autre charge que cellesqui étoient exprimées dans la charte d'in-féodation. Ces sortes de concessions étoienttelles , que si le tenancier étoit deux an-nées fans payer la redevance, le bailleuravoit une action pour rentrer dans sonfonds. Ces fiefs-fermes ressemblent beau-coup à nos baux à rente , Sc aux baux em-phytéotiques. Voye ç Britton , pag. 164;Cowel, lib. II , injlit. tit, ij , §. t6, Sctit. iv, §. r , lib. III , tit. xxv, §. 2.; LegesHenrici I , régis Angl. cap. Ivj. Matth. Paris,à fan VTfiO. Charte de Phili ppe-le-Bel , defan 1384 ; au trésor des chartes , reg. 49;Gloff. de Ducange, au mot feudo firma. (A)
Fief-ferme , au pays de Normandie estencore une concession d'héritage faite à per-pétuité , & qui est opposée à ferme muablc ;mais on doit plutôt écrire Sc dire fieffie-fer-mc , que fief-ferme ; c’est pourquoi voye%_ ci-aprìs Fieffe-ferme & Main-ferme. (A)
Fief fini ,feudum finitum , est celui dontle cas de réversion au seigneur est arrivé ,soit par quelque clause du premier acte d'in-féodation , soit par quelque cause posté-rieure , comme pour félonnie ou désaveu.Le fief fini est différent du fief ouvert, quele seigneur dominant peut bieu aussi met-tre en sa main , mais non pas irrévocable-ment : c'est pourquoi le fief en ce cas n'estpas fini, c'est-à-dire éteint. Voye^ Loiseau,tr. des offi. liv. II ,ch. viij , n. gl. (A)
Fief forain , feudum forinfecum, est unepension annuelle assignée sur le fisc, Sc que