Z72 FIE
Fiente de vautour. Foye{ VAUTOUR.Fiente ou crottes de souris. F. Souris.Fiente ou crottes de chien. V. Chien.Dioscoride parle de la fiente de crocodileterrestre comme d’un cosmétique, dont lesemmes fe servoient pour se rendre le teintfbrillant.
Les excrémens Humains pasient pour vul-néraires , cicatrifans, 5c maturatifs. Foyt\Maturatif. (b)
Fiente , Crotin, (Manège & Marée h.)termes synonymes. Nous nommons ainsi lesexcrémens du cheval. V. Varticle Fumier.
On observe à l’intérieur de l’intestin cœ-cum quatre bandes blanchâtres & ligamen-teuses , très-adhérentes à fa membrane com-mune & à fa tunique charnue. Ces bandesfè partagent longitudinalement en quatre por-tions , 8c se propagent sur la partie largedu colon : elles brident principalement cetintestin, de maniéré qu if est alternative-,ment enfoncé par des plis transverses, 8calternativement élevé en bosses très-consi-dérables. Ces bosses font autant de cellulesespacées également, dans lesquelles la fienteséjourne ; 8c de-là la forme maronnée quellecontracte, 8c qu elle ne tire que de la siguremême de ces especes da loges.
. L’examen de la qualité de la fiente , defa couleur, de son odeur , de sa consistance ,est important dans le traitement des mala-dies de l’animal. Foye^ Sémeiotique. (e)FIER , adj. (Morale.) Foyer Fierté.Fier, Fierté,Fièrement, (Peint.) onappelle en peinture une chose fièrement faite,lorlqu’elle self avec liberté ; que les coupsde pinceau ou touches font grandes 8c lar-ges ; qu elles font vives en clairs 8c en bruns :quelquefois l'on n'entend parler que du co-loris ou du dt ssin j fièrement colorié , fièrementdcjfmé , 8íC.
Fier , adj. ( Architeclure.) épithete queles ouvriers de bâtimens donnent à la pier-re , au marbre 8c au bois qui est fortdur. On dit aussi qu’un dessin est fier 8chardi, quand il est touché avec art 8c qu'ilpart d'une main habile., tel que feu M.Oppenord. (P)
Fier , en termes de Pinson , fe dit d’unlion dont le poil est héridé.
FIERLIN, s. m. s Saline.) mesure en usa-ge dans nos salines de Moyenvic 8í autres..
F I E
Seize fierlìns , mesure de Berne ■> sont éva-*lués à quatre charges deux tiers de charge,8c la charge est évaluée à cent trente livres jcependant les seize fierlìns ne pesent qu’en-viron cinq cens cinquante à cinq cens soixan-te livres.
F_ 1 E R LIN ER BOSSES, (Salines.) lesboíles font des tonneaux qu’on remplit dcsel en grain ou sel tiré , destiné à satisfaireaux engage mens de la France avec les can-tons catholiques fuisses ; 8c la mesure à la-quelle on rapporte le contenu d’une bojfe ,s’appelle un fierlin , dont on a fait le verbefierliner. Foy. Varticle Fierlin. La bojfe con-tient seize fi.rlins , mesure de Berne.
FIERTE, s. f. (Jurisprudence.) du latinferearum , qui signifie cercueil , châsse , n’estplus en usage qu’en Normandie, pour ex-primer la châsse de S. Romain , archevêquede Rouen. Le chapitre de la cathédrale quipostède cette châtie, jouit en conséquencedu privilège de délivrer 8c absoudre un cri-minel 5c les complices, à la fête de l’afcen-sion , en le faisant passer sous la fierté , ce.que l’on appelle lever lafierte , pourvu que cene soit pas pour un crime de lèse-majesté,hérésie, fausse monnoie, viol, assassinat dcguet-à-pens; ces crimes ne sont point fier-tables , selon la langage du pays, c’est-à-dire , susceptibles du privilège de la fierte.Suivant la déclaration d’HenrilV, du zjjanvier 1397, registrée au parlement deRouen le 13 avril suivant, le chapitre nom-me au roi celui qu’il désiré jouir faire du pri-vilège de la fierte , 8c l’accusé pour jouirde ce privilège , est obligé d’obtenir deslettres d’abolition , scellées du grand sceau,n’y ayant que le prince qui puisse faire grâceà un criminel. Foye £ les recherches de laFrance de Pasquier , livre JX , chapitrexlij ; les plaidoyers au sujet de la fierte.Mezeray , hijl. d’Henri IF , à Van 1 793.Jour n. du palais. Arrêt du 15 septemb. Z 67a.Le recueil des mémoires de M. de Sacy, tom.
I,p. z. (A)
FIERTE , f. f. (Morale.) est une de cesexpressions , qui n’ayant d'abord été em-ployées que dans un sens odieux , ont étéensuite détournées à un sens favorable. C’estun blâme quand ce mot signifie la vanitéhautaine, altiere, orgueilleuse, dédaigneuse.Ç’est presque une louange quand il signifie