Band 
Tome quatorzième.
Seite
373
JPEG-Download
 

FIE

la hauteur d’une ame noble. C’est un justeéloge dans un général qui marche avecfierté à l’ennemi. Les écrivains ont loue lafierté de la démarche de Louis XIV. Ils au-roient du fe contenter d'tir remarquer lanobleíle. La fierté de haine fans hauteurest un mérite compatible avec la modestie.Il n’y a que la fierté dans l’air Sc dans lesmaniérés qui choque ; elle déplaît dans lesrois mêmes. La fierté dans l'exterieur, dansla société , est f expression de l’orgueil : lafierté dans lame est de la grandeur. Lesnuances font íì déheates , qu esprit fier estun blâme , ame fiere une louange ; c estque par esprit fier , on entend un hommequi pense avantageusement de soi-même :& par ame fiere on entend des sentimensélevés, ha fierté annoncée par l’exterieur esttellement un défaut , que les petits quilouent bassement les grands de ce défaut,sont obligés de l’adoucir , ou plutôt de lerelever par une épithete , cette noble fierté.Elle n’est pas lìmplement la vanité qui con-siste à se faire valoir par les petites choses,elle n’est pas la présomption qui se croitcapable des grandes , elle n’est pas le dé-dain qui ajoute encore le mépris des autresà l’air de la grande opinion de soi-même,mais elle s’allie intimement avec tous cesdéfauts. On s’est servi de ce mot dans lesromans Sc dans les vers, fur - tout dans lesopéra, pour exprimer la sévérité de la pudeur ;on y rencontre par-toutvaine fierté,rigoureusefierté. Les poëtes ont eu peut-être plus de rai-son qu’ils ne pensoient. ha fierté d’une femmen’est pas simplement la pudeur fevere , l’a-mour du dev- ir , mais le haut prix que fouamour propre met à fa beauté. On a ditquelquefois la fierté du pinceau, pour signi-fier des touches libres Sc hardies. Article deM. de Voltaire.

Fierté, terme de Blason , qui fe dit desbaleines dont on voit les dents.

FIERT ON , f. m. ( Ane k n terme de mon-nayage.) sorte de poids qui contenoit enlui le poids du remede de poids, en sorteque le trébuchant y étoit compris. Voye{Monnoy AGE.

FIESOLI , (Géog.) ancienne petite villedltalie , connue des Romains sous le nomde Fesulœ , dans le Florentin , fur une côte,avec un évêché suffragant, de Florence, ôc

à deux lieues de cette ville. Elle ne vautguere mieux aujourd’hui qu’un village. C’estla patrie de Jean Angelic, surnommé deFtefiole , religieux dominicain , mort en1 4JJ> 6c qui se seroit distingué parmi lespeintres, s’il n’avoit eui’imbécillitéde laisserdans ses plus beaux ouvrages des fautes gros-sières, asm de modérer les louanges qu’unetrop grande perfection pouvoit lui attirer.Mais Varclii (Benoist) natif de. cette ville,s’est acquis de la considération par ses poé-sies italiennes 5 c par d’autres écrits. Il mou-rut à Florence en 1566, âgé de 63 ans. Long,í8, 59; lat. 43,44. (D. J.)

FIEVRE en général , f. f. ( Médec. )fiebris, irvs-nç ; maladie universelle très-fréquente , qui en produit plusieurs autres ,cause la mort par la violence Sc ses com-plications, procure auffi très-souvent uneheureuse guérison , & est quelquefois salu-taire par elle-même.

Nature individuelle de lafievre. La naturede la fievre est si cachée, qu’011 doit prendregarde de se tromper en la recherchant; cequi peut aisément arriver , à cause du grandnombre d’affections accidentelles dont elleest fréquemment accompagnée, Sc fans les-quelles cependant elle peut exister , & existeeffectivement.

Pour éviter l’erreur , il faut envisager uni-quement les symptômes qui sont insépara-bles de toutes efpeces de fievres , Sc pourlors on pourra parvenir à connoître la natureindividuelle de la fievre. Aujourd’hui qu’ona saisi cette sage méthode , en écartant leshypothèses, fruit de l’intempérançe de l'es-prit , on est convaincu' que c’est l’augmen-tation de la vitesse du jeu des artères quiconstitue la fievre, Sc que la chaleur quiaccompagne cette maladie , est l’effet deFaction accélérée des vaisseaux. La causeprochaine de la vélocité du pouls, est uneplus fréquente contraction du coeur ; c’estdonc l'effort que fait la vie, tant dans lefroid que dans la chaleur , pour éloignerla mort.

Puisque la fievre consiste dans l’excès deFaction organique des artères, c’est-à-dire,dans cette action accélérée au-delà de l’étatnaturel, on peut, pour marquer toute 1 e-tendue de son méchanisme, la définir avecM. Quesnay, une accélération spasmodique •