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moins diviser en causes particulières â cha-que cas, 8c en causes communes à plusieurs.Les dernieres dépendent ordinairement del'air , des alimens , d'un genre de vie com-mun , & on les nomme causes épidémiques.
Les causes particulières peuvent se réduireà neusou dix classes capitales ; i °. aux mixtessensibles qui renferment naturellement deshétérogènes qui nous font pernicieux ; jerapporte à cette classe les remedes actifs em-ployés à contre-temps ou à trop grande dose,car ils peuvent exciter ou augmenter lafievre , 8c produire (f autres accidens plusfâcheux ; ce font même de véritables poisonsentre les mains des médecins qui suivent defausses routes dans la cure des maladies.
2 °. Aux matières acres prises en aliment,en boisions , en telle abondance qu’ellesirritent, suffoquent, obstruent & fe corrom-pent. Nos alimens ion t même exposés à êtredépravés, lorfqu'ils font reçus dans l'estomac&c dans les intestins.
3 °. A f application extérieure de matièresacres qui p*quent, corrodent , déchirent,brûlent’, enflamment.
4 °. Aux mauvaises qualités de l'air parion infection, son intempérie, fa pesanteur,fa légéreté , fes variations subites, ùc.
5 °. Aux vices de régime, comme font^intempérance dans l'ufage des alimens , lesgrandes abstinences, les exercices outrés, lavie trop sédentaire , le dérèglement des pas-sions , l’in continence , les veilles immodé-rées , f application excessive de f esprit, &c.
Le tempérament ou la complexion ducorps peu capable de soutenir les excèsoccasionne aussi la fievre.
6°. A la contagion , qui dans certainscas produit par le contact , la respiration &les exhalaisons , des fievres putrides, rougeo-liques , scorbutiques , hectiques , dysenté-riques, ùc.
7 °. Aux défauts des excrétions & dessécrétions.
8°. A la suppression lente ou subite desexcrétions ou évacuations accoutumées, parquelque cause que ce soit.
9 °. Aux maladies qui font elles-mêmesdes causes de maladies. Ainsi les inflamma-tions des parties nerveuses procurentla fievre.
Enfin toutes les causes qui produisent ennous quelque lésion , 8c les lésions elles-
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mêmes, peuvent produire la fievre ; maisla puissance de fart ne s'étend pas jusqu auxhétérogènes fébriìles , lorsqu’ils sont confon-dus avec nos humeurs ; la nature feule a lepouvoir de les dompter dans les fievres con-tinues; la médecine n'est capable que deremédier quelquefois aux dérangemens ouaux obstacles qui s'opposent à la défense dela nature, 8c qui peuvent la faire succomber.
Effets généraux de la fievre. L'expulsion ,la propulsion plus prompte des liqueurs ,i'agitation des humeurs qui font en stagna-tion , le mélange , la confusion de toutesensemble, la résistance vaincue, la coction,la sécrétion de l'humeur digérée, la crise dela matière qui en irritant & ën coagulant,avoit produit la fievre , le changement deshumeurs faines en une nature propre à sup-porter ce à quoi le malade étoit le moinsaccoutumé , l'expression du pus liquide ,l'épaissisiement du reste , la soif, la chaleur,la douleur , l'anxiété , la foiblesse , un senti-ment de lassitude, de pesanteur, í'anorexie,sont les effets de la fievre.
Périodes de lafievre. On en distingue quatrepériodes : son commencement, son augmen-tation , son état 8c son déclin ; mais commece font des choses fort connues , palîons auxdifférentes maniérés dontla/zevrefe termine.
Terminaison de la fievre. La fievre fe termi-ne de trois maniérés différentes ; ou ellecause 1a mort, ou elle dégénéré en une autremaladie, ou elle fe guérit.
La fievre cause la mort, lorsque les solidesso détruisent par la violence qu'ils souffrent,ou lorsque le sang est tellement vicié , qu’ilbouche les vaisseaux vitaux , ou ceux quidoivent porter de quoi réparer la déperdition.C'est ainsi que 1a fievre produit dans les viscè-res nobles , tels que le cœur » le poumon 8cle cervelet, l'inflammation, la suppuration,la gangrené, ou des aphthes dans les pre-mières voies.
Elle dégénéré en une autre maladie, quandelle cause une si grande agitation , que lesvaisseaux en sont endommagés, 8c qu’àforce de dissiper les parties les plus fluidesdes humeurs , elle épaissit le reste ; ou quandelle n a pas la force de résoudre par elte-même la matière coagulée ; ou lorfqu’elledépose la matière critique dans certains vais-seaux obstrués, dilatés ou rompus. De-là