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Tome quatorzième.
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du mouvement organique deá artères, quìeít excitée par une cause irritante , & quiaugmente la chaleur du corps au-delà decelle de 1 état naturel. Nous disons que dansla fievre ^accélération du mouvement desartères est spasmodique, pour la distinguerde la simple accélération du pouls & dè l'aug-xnentation de chaleur excitées par des mou-vemens véhémens du corps, qui «'exercentvolontairement 8c fans altérer la santé.

Symptômes de la fievre. Les vrais symptô-mes ou les dépendances essentielles & in-séparables dans toute fievre dont le mécha-nisme s’exerce librement, sont i°. l'accélé-ration de la vitesse du pouls ; i°. celle dela force du pouls; 3 0 . le surcroît de cha-leur ; 4 0 . l'augmentation du volume du pouls ;j°. la respiration plus prompte ; 6 °. le sen-timent pénible de lassitude qui s'oppose auxmouvemens du corps.

Les trois premiers symptômes peuventêtre regardés comme les symptômes primitifsde la fievre , desquels les trois autres résolrent ; & quant au sentiment pénible de lassoude, il n'est sensible qu’aux malades mê-mes , le médecin ne le connoìt que parleur récit. Ajoutons que quoiqu’il n’y aitpoint de fievre dans lesquelles ces six symp-tômes ne le rencontrent, cependant la vi-tesse du pouls est la feule chose qu'on ob-serve en tout temps de la fievre, depuis lecommencement jusqu'à la fin. Si le con-traire arrive, c’est que la fievre n’est pas sim -ple , & qu’elle est troublée par d’aurres af-fections étrangères, qui s opposent à ses opé-rations salutaires.

Je n ose mettre le frisson au rang dessymptômes inséparables de la fievre , parceque cette maladie peut «'allumer & subsisterindépendamment d'aucun frisson, sans qu'-elle soit alors une maladie incomplète. Ilest bien vrai que la fievre existe avec le frisson , & quelle naît pour ainsi dire aveclui, mais c’est qu'alors la fievre n'a pas en-core acquis son état parfait, puisqu’elle estau contraire empêchée par une autre affectionspasmodique toute opposée , qui subsiste jusqu’à ce quelle l'ait dominée & dissipée.

Cours de la fievre. Quoi qu'il en soit, voicile cours de presque toute fievre qui procededes causes internes. Elle commence d’abordpar un sentiment de froid 8c d’oripilation,

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lequel est plus grand ou plus petit, â plu?ou moins de durée , est interne ou ex-terne , selon les divers sujets , les différentescauses & la différente nature de la fievre.Alors le pouls devient fréquent, petit, quel-quefois intermittent ; la pâleur, la rigidité ,le tremblement, le froid, l’insensibilité sai-sissent souvent les extrémités; on volt suc-céder ensuite une chaleur plus ou moinsgrande, qui dure peu ou beaucoup de temps,interne , externe, universelle, locale , &c.enfin dans les fievres intermittentes , cessymptômes se calment 8c se terminent parune parfaite apyrexie.

Associions morbifiques accidentelles a tafievre. Plusieurs médecins ont entièrementdéfiguré le caractère essentiel & individuelde la fievre, en y joignant diverses affectionsmorbifiques qui se trouvent quelquefois ,mais non toujours, avec la fievre, 8c qui parconséquent ne constituent point son essence.Les affections morbifiques dont je veux par-ler , sont les contractions, la foiblefle,lesirrégularités du pouls , ses angoisses , la dé-bilité , ses agitations du corps, les douleursvagues, la grande douleur de tête, 1 edélire,la soeur , l'afsoupistement, l’insomnie , 1 evertige, la surdité, It s yeux fixes ou hagards,le vomissement, le hoquet, les convulsions,la tension du ventre, des hypochondres ,l’oppression , ses exanthèmes } les aphthes ,la soif, le dégoût, les rots, le froid, le trem-blement , l’ardeur , la sécheresse , la couleurpâle 8c plombée de la peau , les mauvaisesqualités des urines , leur suppression , le dia-bète , les sueurs immodérées » la diarrhée ,les hémorrhagies, &c.

Mais quelque nombreuses , foibles ouconsidérables que soient ces affections mor-bifiques , elles ne naissent point de la fievre;elles sont produites par différentes causes,qui sont même opposées au méchaniíme dela fievre ; par conséquent on doit les regardercomme des symptômes étrangers à cette ma-ladie. Les médecins qui ont voulu les établircomme des signes pathognomoniques de lafievre , n’ont fait qu’introduire une multituded'erreurs pernicieuses dans la pratique de lamédecine.

Causes de la fievre. La cause prochaine dela fievre reconnoît elle-même une infinitéd’autres causes immédiates, qu’on peut néaiv.