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Tome quatorzième.
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fieux , rafraîchiffans ; par des lavemens, pardes anodyns , en respirant un air un peufroid, & en calmant les passions. Si la fièvreau contraire paroît trop lente , on animerason action par l’usage d’alimens & de bois-sons cordiales, par un air un peu chaud, pardes médicamens acres , volatils , aromati-ques , Sc qui ont fermenté ; par des potionsplus vives, par des frictions, par la chaleur,par le mouvement musculaire.

Après tout, comme la fievre n’est qu unmoyen dont la nature íè sert pour íè délivrerd'une cause qui sopptime, l’office du méde-cin ne consiste qu’à prêter à cette nature unemain secourable dans les efforts de la sécré-tion Sc de I’excrétion. 11 peut bien tempérerquelquefois fa véhémence, mais il ne doitjamais troubler ses opérations. Ainsi necroyons pas avec le vulgaire, que la fievresoit un de nos plus cruels ennemis ; cetteidée est absolument contraire à {'expérience,puisque de tant de gens attaqués de la fievrequ’ils abandonnent à elle-même, il en estpeu qui y succombent ; Sc quand elle estfatale , il faut plutôt rejeter l'événement surles fautes, ou la mauvaise constitution dumalade , que sur la cruauté de la fievre.

Il est cependant très-vtaique dansplusieursconjonctures , la fievre emporte beaucoupde personnes d’un tempérament fort Sc vi-goureux ; mais il faut remarquer que c’estfeulement, lorsque les affections morbifi-■ques violentes, malignes, ou nombreuses,^viennent à la fois troubler le méchanisme defievre , le surmontant, & en empêchantles opérations salutaires. On doit, ou onpeut dire alors , que ces gens-Ià ion t mortsavec la fievre , mais non pas de la main dela fievre ; car ce font deux choses fort diffé-rentes.

Observations générales fur les divisons desfièvres. La plus simple distinction des fievresest de les diviser en deux dalles générales ;celle des fievres continues , Sc celle des fievresintermittentes ; car on peut rapporter fousces deux dallés toutes les especes de fievresconnues.

La distinction la plus utile pour la prati-que , consiste à démêler les fievres qui íe guéaillent par coction , d’avec celles qui ne pro-curent pas de coction ; car par ce moyen*,les praticiens se trouveront en état de pouvoirTome XIV,

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diriger leurs vues pour le traitement dqsfievres.

Mais la distinction la plus contraire à laconnoíffance de ce qui constitue essentielle-ment la fievre , c’est d’avùir fait d'une infi-nité d’affections morbîsiques, de symptômesviole ns étrangers à la fievre , ou de maladiesqui {'accompagnent, tout autant de fievresparticulières. L’aflbupiffement dominant,les sueurs continuelles, le froid douloureux ,le frissonnement fréquent, la syncope, lefrisson qui persiste avec le sentiment de cha-leur, &c. ont établi dans la médecine la fievrecomateuse, la fièvre sudatoire, h fievre algide,la fievre horrifiqûe, k fievre íyncopale, kfievre épiole, frc.

C’est encore là {'origine detoutes les préten-dues fievres nommées putrides , pourpreufes ,miliaires , contagieuses , colliquatives , mali-gnes, diarrhitiques, dysentériques, pétéchiales ,Sec. car on a imputé à la fievre même, lapourriture, les taches pourprées, les érup-tions miliaires , {'infection contagieuse , lescolliquations , la malignité , les cours dcventre, le flux de sang, lespustules, &c.

Cependant {'usage de toutes ces fau îlesdénominations a tellement prévalu, que noussommes obligés de nous y conformer dans undictionnaire encyclopédique, pour que leslecteurs y puîfíènt trouver les articles détoutes les fievres qu’ils connoiffent unique-

• ment par leurs anciens noms consacrés d’âgét en âge ; mais da moins en nous pliant à k: coutume, nous tâcherons d’être attentifs ì\ déterminer le sens qu’on doit donner à cha-que mot, pour éviter d’induire en erreur ; &li nous l’oubliofts dans {'occasion, trou s aver-ti fions ici une fois pour toutes, qu’il ne fautpoint confondre les symptômes étrangers àla fievre , ou les affections morbifiques 3Ccompliquées qui peuvent quelquefois {'ac-compagner , avec les symptômes inséparablesqui constituentl’elïènce de la fievre, qui ont étémentionnés au commencement de cet article.

Auteurs recommandables fur la fievre. Maliste fera courte. Si par hasard, ôc je ne puis{'imaginer , quelqu’un ignoroit le mérite dela doctrine Lc des présages d’Hippocrate furles fievre s, il Rapprendra par les commentai-res de Friend, de febribus , Lc par le petitouvrage du docteur Glass.

I Le petit lit re de Lommius, qui parut pouí

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