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Tome quatorzième.
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la premiere fois en i ^ 6 ^,in 8 °. fera toujoursloué, goûté , & lu des praticiens avec fruit.

Sydenham est jufqu’à ce jour un auteurunique par la vérité ôc l’exactitude de fesobservations fur les fièvres dans les constitu-tions épidémíques. *

Hoffman a donné fur les fièvres un traitécomplet , ôc rempli d’excellentes chosespuisées dans la pratique ôc dans la lecturedes plus grands maîtres de l’art ; c est dom-mage qu’il ait infecté son ouvrage d opinionstriviales, qui rendent fa théorie diffuse , &fa pratique très-défectueuse.

Boerhaave au contraire , toujours fur defa marche , évitant toujours les opinions &les raifonnemens hasardés, démêlant habile-ment le vrai du faux , le principal de f acces-soire , a fu le premier fe frayer le cheminde la vérité ; c’est lui qui a découvert lacause réelle du méchaniíme de la fièvre, ôcpar conséquent celle de la bonite méthodecurative. Tenant d’une main les écrits d’Hip-pocrate , ôc portant de l’autre le flambeauau génie , il a démontré que ce méchanif-me s’exécute par faction accélérée des artè-res , qui fait naître 6 c entretient f excès dechaleur qui constitue l’essence de la fievre.Lisez les aphorifmes de ce grand homme,avec les beaux commentaires du docteur.van-Swieten.

Enfin en 1754M. Quesnay a prouvé, quepuisque l’action accélérée des artères Ôc fac-tion de la chaleur constituent ensemble leméchaniíme de la fievre , il faut considérerensemble ces deux choses, pour comprendretoute la physique de cette maladie. Voye^son excellent traité des fievres en z vol. in-iz.

Je me fuis particulièrement nourri desécrits que je viens de citer , & j’ai tâchéd’en saisir les vues, les idées ôc les principes.

Fievre acritique. On entend parfievre acritique ou non critique , toute fievrecontinue qui ne fe termine point par coction,ou par une crise remarquable. Il y a diversesefpeces de maladies aiguës accompagnées defievres non critiques ; telles font les fievresspasmodiques d'un mauvais caractère , lesfievres compliquées ^inflammation , deíphacele , de gangrené , les fievres pestilen-tielles , ôc autres semblables.

Les fievres acritiques, comme toutes les au-tiesfievres, reconnoissent différentes causes,

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entr’autres celle des matières corrompuesdans les premieres voies, & mêlées dans lamasse des humeurs circulantes.

Les prédictions sont très-infidèles dans lesfievres acritiques ; parce qu'il n’y a point deméthode réglée , distincte ôc précise, pouren diriger le pronostic. Ce n est pas ordi-nairement dans les maladies que la naturedompte elle-même, que le ministère dumédecin est fort nécessaire ; c’est dans cellesqu’elle ne peut vaincre en aucune maniéré ,où des médecins suffisamment instruitsferoient fort utiles , ôc où les ressources del'art feroient essentielles : mais malheureuse-ment de tels médecins n’ont été que troprares dans tous les temps.

Fievre aiguë , fibris acuta , fe dit detouteFerre quis’étend rarement au-delà de14 jours, mais dont lesaccidens viennentpromptement, & sont accompagnés de dan-gers dans leurs cours ; cette fievre est epidé—mique ou particulière à tel homme.

La contraction du coeur plus fréquente,ôc la résistance augmentée vers les vais-seaux capillaires , donnent une idée absoluede la nature de toute fievre aiguë : or l’uneôc l’autre de ces deux choses peuvent êtreproduites par des causes infinies en nom-bre ôc en variétés , ôc arriver ensemble oul'une après l’autre.

Les symptômes de la fievre aiguë particu-lière sont le froid , le tremblement, l’anxiété ,la soif, les nausées, les rots, le vomissement,la débilité , la chaleur , l’ardeur , la séche-resse, le délire, l’assoupissement, l’infomnie,les convulsions, les sueurs, la diarrhée , lespustules inflammatoires.

Si ccs symptômes arrivent à contre-temps ;s’ils se trouvent en nombre ; s’ils sont si vio-lens qu’il y ait lieu de craindre pour la viedu malade , ou qu’il ne puisse les supporter;s’ils le menacent de quelque accident funeste,il faut les adoucir, les calmer chacun enparticulier par les remedes qui leur font pro-pres , ôc conformément aux réglés de l’art :mais comme les commencemens , les pro-grès , l’état, la diminution , la crise , lechangement , varient extrêmement dans lesfievres aiguës , ils demandent par conséquentune méthode curative très-variée , toujoursrelative aux différentes causes Sc à l’état dela maladie. En général, la saignée, ses an-