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Tome quatorzième.
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decîn dans cette complication ? Je répondsqu il ne peut la prendre , cette conduite ,que de ion génie & de ses lumières; ellesseules lui indiqueront à distinguer le carac-tère des symptômes que la maladie lui pré-sente; à saisir ses indications avec discer-nement ; à prévenir les effets funestes, & àfaciliter les effets salutaires.

Fievre continente. On nomme ficvrecontinents , toute ficvre dont la durée s étendau-delà de trente-six heures : c’est cette duréequi distingue la fièvre continente de l'éphé-mere. Voye £ Ephémère.

Fievre continue, est celle qui est fansinterruption depuis ion commencement jus-qu à sa sin ; elle reçoit quantité de nomsd’après fa durée, ses complications , Sc lessymptômes qui Raccompagnent : delà vien-nent tant de divers genres Sc eípeces de fiè-vres établies par les médecins ; Sc pour nousconformer à leur langage , nous avons suividans ce dictionnaire les dénominations qu'ilsleur ont données : on en peut voiries articles;car nous n'en visage rons dans celui-ci que lacure de la fievre continue prise en général,simplement, Sc sans complications :ses causesSc ses signes ont été exposés au mot Fievre.

Cure. La méthode curative des fievrescontinues simples consiste principalementdans ^administration de la saignée, de quel-ques remedes altérans, légèrement apéri-tifs , Sc de la purgation. La diete austere Schumectante qui y convient ordinairement,n'est pas même ignorée du vulgaire. Lestempérans légèrement apéritifs, y font con-tinuellement indiqués , pour procurer , sur-tout par les urines , Fexpulíìon des sucs ex-crementeux , produits en abondance parFaction accélérée des vaisseaux : aussi Fusagede ces remedes est-il assez généralementreconnu. La saignée est absolument néces-saire , pour peu que Finflammation pré-domine.

Les médecins ne s'accordent point furFadministration de la purgation , dans lacure des fievres continues. Peut-être que ceuxqui en bornent trop Fusage , Sc ceux quiRetendent trop loin, ne réussissent pas moinsbien les uns que les autres , parce qu il serencontre autant d t fievres où un grand usagede la purgation est funeste, qu’il y en a oùil est nécessaire. Mais quoique des métho.-

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des si opposées puissent être également sa-lutaires , Sc cependant également pernicieu-ses , ceux qui se fixent à Fune ou à Fautre,n'en sont pas moins de très-mauvais méde-cins. Ce n'est pas par les succès , par lesobservations , ou les simples récits de cespraticiens , qui réduisent mal les mala-dies Sc les indications, que l'on doit icidéterminer Fusage de la purgation : c'est enréunissant aux connoistances évidentes dela théorie une expérience exacte, complétéSc étendue , qu’on acquerra des lumièrespour décider sûrement cette question im-portante de la médecine.

Observations de pratique. Les fievres conti-nues peuvent se diviser en fievres critiques ,qui se terminent par coctions Sc par crises ;Sc en fievres non critiques, qui se terminentfans coctions Sc fans crises remarquables.

Les fievres continues qui ont des redou-blemens tous les jours , parviennent diffici-lement à la coctîon , tant que ces redouble-mens journaliers persistent, à moins que lacause de ces fievres ne soit entraînée par lavoie des excrétoires ; autrement elles durentd'ordinaire fort long-temps. Dans quelquespays , on a presque toujours recours à Fu-sage du quinquina pour les guérir , quoiqueles habiles gens aient remarqué que ce fé-brifuge ne réussit point dans les fievres vé-ritablement continues. Ceux qui emploient1 ce remede lui attribuent par erreur des gué-risons qui arrivent naturellement aux pé-riodes critiques , Sc auxquelles il n'a aucunepart : il peut à la vérité très-bien guérir lesfievres intermittentes subintrantes ; mais il nefaut pas les confondre avec celles qui n'ont au-cune intermission dans les temps du relâche.

La plus légere fievre continue est celle quinaît de crudités ,-ou de la transpiration ar-rêtée , dont la matière est chassée par lemouvement fébrile. On la guérit par la bois-son abondante, un peu échauffante Sc dia-phonique. '

Les humeurs naturellement corrompuesou dégénérantes dans les gens foibles, âgés,cacochymes , scorbutiques , valétudinaires,produisent souvent chez eux une fievre con-tinue , qui d'ordinaire devient rémittente :la cure exige de légers purgatifs, les anti-putrides , les stomachiques, Sc les corro-borans.