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Tome quatorzième.
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M ;F I E

Quelquefois au commencement de la cofis- 'titution épidémique des intermittentes, ilparoît des fievres continues qui ne doiventêtre considérées pour la méthode curative, ique comme de vraies intermittentes. En gé- ■néral, toute fievre continue épidémique &endémique, veut être traitée d'après la con-noiiîance de la constitution de l'air, de lasaison i du climat, ùc. mais la fievre con-tinue qui procede d'une maladie particulièreaiguë ou,chronique, comme du rhumatis-me, de la goutte, d'un abcès, d'une bles-sure , de la phthisie, de l’hydropiíîe, ùc.doit être regardée comme symptomatique.Voye^ Fievre symptomatique.

Le médecin qui voudra s'instruire com-plètement des fievres continues , étudiera fansLeste l'ouvrage de M. Quesnay.

Fievre continue rémittente , estcelle qui sans discontinuer, donne de tempsen temps quelque relâche, & ensuite quel-ques rëdoublemens : comme fa cure est lamême que pour la fievre continue , vqyeçFievre continue.

Fievre critique, est toute fievre conti'nue qui se termine par coction purulente -■èc par crises.

On peut admettre trois sortes de fievrescritiques ; i°. çelles qui dépendent d'inflam-mations locales, dont la terminaison se faitpar résolution ; i°. les fievres humorales queles anciens appel:oient fynoques putrides, &qui se terminent par, coction purulente.Voye{ Synoque. 3 °. Les fièvres que lesmêmes anciens nommoient bilieuses ou ar-dentes , parce.qu etant accompagnées de cha-leur brûlante, d'une soif intolérable , ilsjugeoient qu'elies dépendaient plus' d’unebile vicieuse que du sang corrompu. Vbye^Fievre ardente.

Mais ìesfievres véritablement & réguliè-rement critiques -, font celles qui procurentune coction purulente, dont les progrèsfont marqués par'des signes qui annoncentsùrciïRnt, & à jour préfix, des évacuationsíilubres.. Toute fievre continue, qui ne fetermine pas avant la quatrième exaeerba-tion , ou avant le feptieme jour, dont lacause ntst pas indomptable, & qui n'estpas compliquée à.d'autres-maladies ou acci-deus, capables, dkmgceher ses propres esters,.

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se guérit par cette coction & parces évacua-tions critiques.

Fievre dépuratoire, est celle dont lanature tempere tellement les symptômes,qu'elle chaise la matière fébrile bien préparéedans un certain temps, soit par transpirationou par coction.

On peut compter trois sortes de fievresdépuratoires , i 0 . \t.s fievres simples dépila-toires par elles - mêmes , comme la fievreéphémère , la fievre iynoque sanguine ounon putride , ùc. 1 e *. les fievres dépuratoiresqui cessent heureusement par les évacuationsfans coction ni crise ; 3 0 . les fievres dépura-toires dont la caule ieroit indomptable par lacoction , & incapable d’expulsion par lesexcrétoires naturels , & qui lé guérissent pardes dépôts , par des éruptions extérieures ,où de telles causes trouvent des issues qui enprocurent ^évacuation. Cette voie est mêmeordinaire dans plusieurs maladies qui se ter-minent par des éruptions à la peau t telles sontles fievres lcarlatines , la petite vérole disorete,la rougeole benigne, Ùc. Mais dans d'au-tres maladies cette voie est fort incertaine ,comme lorsque les dépôts ou les éruptionsarrivent irrégulièrement aux parties inté-rieures , ou aux parties extérieures, ou enmême temps aux unes & aux autres ; tellessont les pustules ichoreuses , (k. les dépôtssiinieux dans les petites véroles confluentes.

Fievre diarrhétique , voye%_ Fievrecathartique.

Fievre dysentérique , fehris dyfen-terica : on nomme fievres dysentériques ,celles qui sont jointes à des tranchées dou-loureuses dans le bas-ventre, suivies des dé-jections muqueuses & sanglantes avec exul-cération des intestins ; la dysenterie estl'assection morbifique qui a donné le nomà cette fievre..

Cause, prochaine.. Une matière active ,acre, tenace, caustique, peut-être analogi-que dans. ses esters, avec:, les parties far les-quelles, elle agit, transportée dans les cou-loirs des intestins'qu’eIle irrite & quelleronge r produit ce genre de fievre qu on voirfréquemment dans les constitutions épidé-miques.

Ses signes. Alors! a fievre dysentérique íe faitconnoìtre par un frisson suivi de chaleur ,de yives douleurs d'entrailles, de ténesme ,