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Tome quatorzième.
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de lièvre considérable, de diarrhée, est beau-coup plus fâcheux que celui qui est fans au-cun de ces accidens : mais l’éréfypele qui estsimple, bénin, léger, fe dissipe prompte-ment , & cesse avec la fievre , avant, oupeu de temps après.

Fievre erratique, sebris erratica,*r*i7«'s z-vfiTts. Ou nomme ficvre erratique,vague, irréguliere, intercurrente, touteFe-vre intermittente ou rémittente, qui a fervicissitudes, ses exacerbassions, fou coursôc fa durée dans des temps incertains.

De telles fievres fe présentent íbuvent auxobservations des médecins, dans les com-mencemens des intermittentes, íur-tout desquartes de l’automne, & elles font pour lorstrès-irrégulieres : de plus, l’on remarqueque les intermittentes long-temps prolon-gées , deviennent fréquemment erratiques ,& que quelquefois les erratiques fe changenten intermittentes régulières ; mais la méthodecurative est constamment la même, ou doitFêtre, pour les fievres erratiques , commepour les diverses intermittentes. Aussi nousne nous y arrêterons pas ici. VoyeurarticleFievre intermittente.

On nomme encore fieire erratique , cellequi survient aux femmes par la suppressiondu flux menstruel. La cure de cette efpecede fievre erratique , consiste à procurer l’é-coulement des réglés par la saignée du pié,l’ufage des vapeurs, des linimens, des fu-migations, des purgatifs utérins, les emmé-nagogues, les stomachiques, les corroborans,les chalybés, l’exercice.

Fievre Itique : dans l’ufage ordinaireon écrit êtique , & on le prononce de même ;mais comme les Latins disent heclìcasebris ,& les Grecs ìktikcs a-i^s ris , de qui ré-pond au mot habitus , qualité qu on a peineà séparer du sujet; il en résulte que laissants part la prononciation, il faut toujours écrirehectique dans un dictionnaire d’arts , quidoit conserver l’origine des mots autant qu’ilest possible. Voye\donc Fievre hectique.

Fievre exanthemateuse, c’est une Fe- 'vrc accompagnée, fur tout le corps, ou furune partie du corps, de boutons inflamma-toires nommés exanthèmes.

On fait que ce font de petites taches outubercules rouges, plus ou moins larges, avecTome XIV,

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ou fans élévation, d’une bonne ou d’unemauvaise qualité. Voye\ Exanthème.

Causes. Ces taches ou tubercules inflam-matoires ont le plus íbuvent : i°. pour ma-tière celle qui ne pouvant circuler dans lespetits vaisseaux de la peau, s’y arrête;& 2°. pour caufcs, la suppression de latranspiration, la dépravation des humeurs,la force de la circulation des sécrétions, desexcrétions, ùc. De ces différentes cauíèsproviennent bien des fortes de pustules, quidonnent aux fievres qui les accompagnent,les divers noms fexanthemateuse , d ’érésypéla-teuse , de scarlatine , de pétèchiale rouge , de pé-chìale pourpre , de miliaire blanche & rouge , derougeole , & de petite vérole. V. tous ces mots .

Pronostics. La nature des exanthèmes »leur caractère, Sc les symptômes qui les ac-compagnent dans cette fievre, pronosti-quent le bien ou le mal qu’on en peut at-tendre. La plupart des fievres exanthémateusesI fe terminent prelque toujours sûrement paf1 des éruptions bénignes à la peau, & de telleséruptions calment souvent les fâcheux symp-tômes des fievres aiguës ; mais les humeursi corrompues dans le corps, qui s’arrêtent furlés parties extérieures par un transport im-parfait , & fe déposent en même temps furles parties intérieures, où elles produisentdes oppressions, des anxiétés, Sc autres dé-sordres , font d’un fâcheux présage , fur-toutquand elles font suivies de déjections putri-! des fans aucun soulagement. L’hétérogenei qui forme une éruption imparfaite, menaceles malades d’un plus grand danger dans lesfievres pourpreuíes , pétéchiales Sc miliai-res , que dans les exanthémateuses , scarla-tines Sc rougeoliques. Les fievres exanthé-mateuses épidémiques font ordinairementcontagieuses & d’une mauvaise efpece.

Cure. La méthode curative exige en gé-néral les boissons légeres, diluantes, apéri-tives, pour donner de la mobilité à la ma-tière , Sc pour que la force de la vie per-sévéré toujours dans une juste modéra-tion ; car par ce moyen les exanthèmes íèdissipent, en frisant tomber l’épiderme patécailles. La cure particulière doit fe rapporteraux diverses causes de la fievre. Par exemple :

Les fievres exanthémateuses occasionnéespar la transpiration ou par la sueur, dontlia matière retenue est devenue plus âcre

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