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Tome quatorzième.
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confondre avec la chaleur même de la fievre;celle-ci dépend de l’augmentation de lacirculation du sang. Celle-là est causée parl’impreíïìon que sait l’acrimonie de subs-tances acres qui agissent rarement sur lesfilets nerveux ; telle est la chaleur brûlanteque les malades ressentent intérieurementdans la fievre épiale.

Cette fievre est en même temps accom-pagnée d'un froid violent & douloureux dansles parties extérieures du corps ; ce froid estpeut-être occasionné par la même acrimo-nie qui excite dans les muscles de ces par-ties un spasme capable de resserrer les vais-seaux , 8c de n'y laisièr passer que fort peude sang. Par-là, il prive non-seulement lesparties extérieures de chaleur, mais il y causeune sorte d’horripilation, & d’érétisme dou-loureux , qui se joignent au sentiment defroid, 8c qui le rendent plus insupportable.

Quoi qu il en soit, cette affection morbi-fîque de la fievre demande la destructiondu vice irritant, 8c requiert en même tempsles antí-íeptiques cardiaques, propres à rani-mer les forces 8c la circulation languissantedu sang 8c des humeurs. Les frictions faitesavec des liqueurs spiritueuses, chaudes, sou-vent répétées par tout le corps, contribue-ront efficacement au même but. V. Fievre

HORRIFIQIJE.

Fievre épidémique , sV< fur, & fZ/xoí,peuple. On nomme fievres épidemiques , po-pulaires , ou communes , íes fievres de mêmeespece, qui changent néanmoins souvent decaractère & de nature , attaquent indiffé-remment dans certains temps toutes for-tes de personnes de l’un & de l’autre sexe,de tout âge, de tout ordre , & comme parune espece de contagion. V. Epidémies.

On ne peut trop lire les auteurs qui onttraité ce sujet; Hippocrate, epìdemìor. bâil-lon, Sydenham; les observations des mé-decins de Brestaw, d’Edimbourg ; Roger,dans son essai on epidemical diseuses ; Gleghornanepidemical diseafes ofminorca, &c. Et pourles fievres épidemiques des armées, des camps, :des hôpitaux, fievres bien différentes de cel-les qui règnent ailleurs, voy qrl’excellent livredu docteur Pringle, intitulé observations onfke diseuses ofthearmy. London, 1755 ,

Fievre jsresypÉeateuse , est celle qui

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est accompagnée d'érésypele, ou qui eri estl’effet. Voye ç Eresypele.

La causé prochaine de l’érésypele est lepassage des globules rouges da sang dansles vaisseaux lymphatiques de la peau, sur-tout dans ceux qui composent le lacis lym-phatique.

Causes de cette fievre. Cette fievre procédaordinairement, i°. d’un sang chargé d’unehumeur acre 8 c subtile de la bile, de l’hu-meur de la transpiration, ou de celle dela sueur , qui ont été arrêtées : a°. de l’usaged’alimens gras, 8 c de boisions échauffantes8 c spiritueuses : 3 0 . dans les personnes caco-chymes , foibles , scorbutiques , ou danscelles-là même qui jouissent d’une bonnesanté, de la corruption spontanée des hu-meurs excrementeuses, mises en mouve-ment par quelque faute ou abus des chosesnon naturelles : 4 0 . de la constitution par-ticulière dû malade.

Effets. L’humeur érésypélateusc ne pro-duit aucun signe critique dans les urines ;mais quand elle est dispersée dans la massedes humeurs par la circulation, elle exciteune fievre plus ou moins forte, la naturetendant à se décharger de l’hétérogene mor-bifique par une éruption sur la peau.

Cure. Lorsque la fievre érésypélateusc estconsidérable, accompagnée de fâcheux symp-tômes, & que l’érésypele est malin, il fautrecourir à la saignée, la répéter à propor-tion de la constitution du malade, & de laviolence des symptômes. On doit joindre àce remede les délayans, les caïmans, leséva-cuans,& les diaph©rétiques. Les délayansdonnent aux humeurs plus de fluidité; lescaïmans appaifent la douleur ; & les diapho-niques conviennent lorsque la maladie estoccasionnée par la suppression de la transpi-ration. Les purgatifs font nécessaires dans lesfievres éréjypélateuses , produites par des hu-meurs qui ont enflammé le sang, 8 c qui l’ontdéterminé à passer dans les vaisseaux lym-phatiques. On corrigera les humeurs pour-rissantes par les anti-septiques, légèrement astringens.

Quant à l’érésypele même qui produit cettefievre , 011 en peut tirer le pronostic de sonespece, de sa cause, de la partie que l’érésy-pele attaque, & des accident. L’érésypelequi est accompagné de douleurs violentes,

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