Band 
Tome quatorzième.
Seite
405
JPEG-Download
 

F 1 E

cause une dépravation bilieuse déposée surla peau par un mouvement fébrile, en con-séquence de la chaleur de la saison ou dutempérament. Alors cette matière disper-sée dans la circulation avant 1 éruption, &portée au dehors par le secours de la fièvre,produit extérieurement fur la peau un légersentiment de douleur &í de chaleur, &c inté-rieurement quelque anxiété , jointe à unepetite toux allez fréquente. Si dans cet étatl'on faisoit rentrer la matière morbifique ,le mal ne seroit pas fans danger ; mais lanature montre le chemin de la guérison :elle ne demande que les diluans, de légersdiaphorétiques , un régime convenable ,une chaleur modérée , & l'abstmence desremedes échauffans. Au reste, les fievresscarlatines sont les plus douces de toutesles fievres exanthémateuses ; il est très-rarequ'elles soient suivies de dépôts intérieurs.

Fievre scorbutique , fievre anomale,vague, périodique, communément inter-mittente , prenant toute la forme des autresfievres , mais qui est particulière aux scor-butiques, Lc ne cede point à l'ufage duquinquina.

Ses fign.es. Dans cette fievre les urinesdéposent un sédiment briqueté , dont lesmolécules rouges, adhérentes à surina! enforme de crystaux, y tiennent fortement,tandis qu il se forme fur l'urine une pelli-cule qui s'attache au bord du vaisseau ,quand on l'inciine. C’est à cet indice &c auxautres symptômes du scorbut, qu on recon-noît -l'espece de fievre dont il s'agit ici,laquelle est ordinairement plus fatiguante quedangereuse.

Mais il y a néanmoins des fievres scor-butiques continues, malignes, contagieuses& cruelles. De telles fievres produisent desvomiflémens, des diarrhées, des dysente-ries , des anxiétés, des taches noires, l’abat-temem des forces ; la putréfaction du foie,de la rate, du pancréas, du mésentère ;l’atrophie , la phthisie, la mort.

Cure. Cependant, quelle que soit la naturede ces sortes de fievres , on doit toujoursles traiter par les anti-scorbutiques opposesà l'espece paiticuliere de scorbut dont lemalade est attaqué, &c à l'acrimonie domi-nante, saline, muriatique, acide, alkaline,fétide, huileuse ou rancide. V. Scorbut.

FIE 405’

Fievre septimane , c'est une fievre con-tinue qui s'étend jusqu'au septième jour,& que termine la simple défécation.

Par le secours de cette défécation , lafievre s'afFoiblit à mesure que la dépurationse fait ; & cette dépuration se manifeste dansles urines, qui sont ici fort chargées, trou-bles & épaisses : car cette fievre n’a ni laviolence ni le temps convenable pour pro-duire d'autre coction. Il n’y a même ni jourindicatif ni jour confirmatif qui marquerégulièrement le temps où ces sortes defievres doivent finir : quelquefois, c'est àla premiere, d'autres sois A la seconde, &cd’autres fois à la troisième exacerbation ;rarement elles s'étendent jusqu a la qua-trième, & par conséquent elles se termi-nent dans la semaine où elles ont com-mencé, ce qui leur a fait donner le nomde septimane.

Fievre spasmodique ffthrisfipafinodica.Ce n est point une fievre particulière, c'estune affection symptomatique & très-ef-frayante , qui se rencontre quelquefois jointeà la fievre.

Cause prochaine. Elle est produite par unvice du cerveau, lequel provient ou d'uneirritation qui se communique au cerveaupar le moyen des nerfs ou du mouvementirrégulier & déréglé des liqueurs qui circu-lent dans ce viscère ; & cette irrégularitépeut avoir pour causes toutes celles du délire,du coma, de l’insomnie.

Effets. Si le spasme dure long-temps , ilaffecte tout le genre nerveux, par la com-munication réciproque que les nerfs ontensemble, d'où naissent tant de tristes maux.

Pronofi.es. L’affection fébrile convulsiveest plus ou moins dangereuse, suivant saviolence, ses répétitions, & les causes dontelle émane. Les convulsions qui succèdentdans la fievre à de grandes évacuations,sont pour l'ordinaire mortelles, ainsi quecelles qui sont accompagnées d'un délireperpétuel.

Cure. On réglera toujours la méthodecuradve fur la variété des causes. En géné-ral , on tentera d'adoucir l'âcreté dominante,de résoudre la matière engagée, de relâ-cher les parties qui sont en contraction ,de fortifier celles qui sont foibles , de pro-curer une révulsion, ùc, Si la fievre Jpafi-