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Tome quatorzième.
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modique est occasionnée par une irritationlocale, on portera les remedes fur la par-tie irritée. En un mot, pour abréger ce vastesujet selon les indications différentes, lescauses, les parties aflectées, les fonctionsdérangées ou suspendues, on combattra lemal par des remedes différens ; par la sai-gnée , les purgatifs, les émétiques, les bains,les vésicatoíres, les épispastiques, les fomen-tations, les frictions, les relâchans, les caï-mans , les cordiaux, les aromatiques , les11ervins, les fétides, ùc. d’où l'on volt assezcombien font ridicules les prétendus spéci-fiques anti-ípasmodiques , auxquels le vul-gaire, & principalement les grands seigneurs,donnent sottement leur confiance.

Fievre sporadique, ainsi dite deje disperse. Ce sont des fievres de différentesespeces, semées çà 8c là fur certaines per-sonnes seulement quelles attaquent en diverstemps 8c lieux, parce quelles procedentd'une cause qui leur est propre 8c particu-lière. Voye\ Sporadique.

Je comtois un ancien auteur qui a traitéexprès ce sujet; c'est Amicus (Diomedes),dont l'ouvrage écrit en latin, parut à Veniseen 1605 , in-4 0 . Mais l'ouvrage de Ramaz-zini, de morbis artificum , fournit encoreplus de connoiffances fur les maladies spo-radiques particulières.

Fievre stationnaire , voye-i Fievrehqmotone. Mais Sydenham appelle fievresstationnaires, fibres ftationarias , les fievrescontinues épidémiques, qui dépendant d'uneconstitution particulière 8c inconnue de l'air,règnent pendant tout le temps de la durée decette constitution, & ne paroiffent jamaisautrement.

Fievre stercorale. Je donne, avecM. Quesnay, le nom de fievres ftercoralesà celles qui font causées par des matièresviciées retenues dans les premieres voies,8c qui se terminent par l'évacuation de cesmatières, lorsqu’on a recours à la purga-tion avant que ces mêmes, matières aientinfecté la masse des humeurs.

Nous comprenons ici fous le nom dsmatières ftercorales , non-seulement les ma-tières fécales dépravées dans les intestins,mais les matières perverties contenues dansssestomac, la bile dépravée qui est verséedans les intestins, les sucs vicieux qu?íèps<»

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nent dans les premieres voies, en un mottoutes.les matières qui font immédiatementen prise à la purgarion, & dont l'évacua-tion termine la maladie. Il faut par consé-quent distinguer cette fievre de la fievre putridequi dépend réellement de la dépravationputride des humeurs. V. Fievre putride,

CaraSere de cette fievre. La fievre stercoralen'a aucun caractère distinct ; c'est une fievreplus ou moins compliquée, selon le degréderétisme que causent dans les premieresvoies les matières nuisibles qui y font rete-nues ; en forte que ce genre de maladie estsusceptible de plusieurs symptômes spasmo-diques plus ou moins considérables.

Signes. Les signes que peut fournir cettefievre , font un grand dégoût, les rapportsdésagréables & de mauvaise odeur, l'amer-tume de la bouche , la langue chargée, laliberté du ventre, la fluidité & la puanteurdes déjections, les angoisses ou le mal-aisedes premieres voies, les borborygmes dou-loureux , les gonflemens, les contractionsde l’abdomen, les débilités ou les défail-lances qui précédent les évacuations. Quandces signes manquent, & qu'on redoute néan-moins des matières dépravées dans les pre-mieres voies, on tentera d'exciter des éva-cuations par le moyen de lavemens un peupurgatifs , comme de crystal minéral, dansune décoction émolliente, afin de s’aflurerdes qualités des déjections.

Causes. Parmi les causes qui occasionnentles fievres ftercorales, souvent épidémiques,la mauvaise constitution de l’air est la plusimperceptible, mais la plus fréquente, 8c laplus capable de pervertir les alimens dansl’estomac.

Cure. L'essentiel de la cure consiste,comme il est aisé de le comprendre , dansl’évacuation des matières dépravées, parle vomissement ou par la voie des selles,selon les dispositions favorables à l’un ou àl’autre genre d’évacuation. Les humectans,les relâchans sont nécessaires, & doiventy être joints pour faciliter l’effet des purga-tifs , & prévenir l’irritation qu'ils peuventcauser. Si la fievre est violente, le pouls dur& fort, on commencera par la saignée ;on la répétera promptement, & on re-courra aux lavemens adoucissons & laxa-■0s, au petit-lait pris en abondance, aux