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Tome quatorzième.
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excite en vain les forces de la nature pouren opérer la guériíòn par le secours de lafièvre.

Signes. On juge qu’une fievre est fiympto-rnatique , i°. quand elle ne paroît qu’aprèsune autre maladie qui a précédé ; i°. quandcette premiere maladie venant à s’augmen-ter, la fievre s'allume aussi davantage; 3 0 .quand le sédiment briqueté des urines nemarque plus les paroxysmes de la fievreprécédente ; 4 0 . quand on fait par le tempsde saunée ou de la constitution épidémique,que la même nature de fievre ne régné point;í°. quand cette fievre ne cede pas aux meil-leurs fébrifuges.

Cure. Sa guérison dépend uniquement decelle des maladies aiguës ou chroniques dontelle est l’effet, comme, par exemple, quandelle survient à la goutte, au rhumatisme,au scorbut, à l’hydropisie, &c. Il faut doncbien distinguer la fievre symptomatique decelle qui se guérit naturellement par coctionou par crise : autre chose est la fievre quise manifeste avant l’éruption de la petitevérole, autre chose est celle qui paroît symp-tomatiquement après cette éruption.

Fievre syncopale , affection morbi-sique qui consiste dans de fréquentes syn-copes, lesquelles surviennent au retour del'accès ou du redoublement de la fievre. V.Syncope.

Comme ce symptôme est effrayant parla pâleur qu’il produit, la petiteste du pouls,la collabescence des val st eaux, la flacciditédes muscles; que d’ailleurs il n’est pas fansdanger, parce qu’il arrête le cours du sucnerveux, & suspend le mouvement de lacirculation d u sang, il faut tâcher d’endécouvrir les diverses causes, pour y dirigerles remedes.

Si la syncope survient dans la fievre , dela foi b! este de la circulation, on la rani-mera par des alimens liquides, analogues,doux , gélatineux, artificiellement digérés ,agréables, vineux, cardiaques, aromatiques,tirés du régné animal Sc végétal, donnés,souvent en petite quantité , Sc aidés dansleurs effets par de légeres frictions aux par-ties' extérieures du corps. ‘

La syncope fébrile qui procede d’humeursdépravées dans le ventricule, & quelquefois 'de vers qui s’y rencontrent, se dissipera par,

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des vomitifs Sc par les vermifuges, & l’onen préviendra le retour par les stomachiques.

Quand la syncope procede de la mobi-lité des esprits, il faut les rappeller par lesvolatils portés fréquemment aux narines,les and-hystériques, les cardiaques, les cor-roborais , Sc fortifier ensuite le corps parles stomachiques nervins.

La défaillance qui est occasionnée par desconcrétions du sang qui commencent à seformer, demande les délayans, les atté-nuans, les savonneux, Faction des muscles.

On connoît que la compression du cer-veau Sc du cervelet est la cause des défail-lances , par la lésion des fonctions qui dé-pendent de leurs bonnes dispositions, lors-que , par exemple, la syncope est accom-pagnée de délire, de vertiges, de rremblc-mens, &c. On relâchera les vaisseaux, enhumectant par de douces fomentations latête, le visage, les narines, la bouche, lecou, 6c en appliquant aux piés les épispaC-tiques.

Fievre tierce , voye1 Tierce.

Fievre tritaeophie, Trit^ophes, deTfiraits , tierce, Sc -»'«, être de même nature S*de même origine. Cette fievre vient le troisièmejour, Sc arrive alors prefqu’à son plus hautpériode ; ce qui la distingue de la tierce pro-prement dite, de la tierce alongée, Sc de lademi-tierce. Du reste son nom est une épithetecommune à toutes les fièvres qui ont leursaccès ou leur retour périodique le troisièmejour ; elle ne forme jamais de crise parfaitepar les urines ou par les sueurs, mais les éva-cuations bilieuses naturelles l’appaisent. Com-me ses causes Sc son pronostic sont lesmêmes que de la fievre tierce ou intermit-tente prolongée , elle demande le mêmetraitement ; voye[ donc Fievre tierce.

Fievre tropique , tropica febris. Lesanciens appelloient fièvres tropiques , les col-liquatives putrides qui s’étendent jusqu’auquarantième jour : on leur a donné vrai-semblablement ce nom, parce que le qua-rantième jour est le terme des révolutionssepténaires.

Les crises font bien moins violentes Scmoins remarquables dans les fievres tropiquesque dans les fievres aiguës de toute elpece :apparemment que pendant un période silong, la coction quise fait ne procure qu’une

médiocre