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Tome quatorzième.
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quille ; soixante-cinq dans un poulain extrê-im ment jeune ; cinquante - cinq dans unpoulain de trois ans ; quarante-huit dans uncheval de cinq ans, mais limosin , & parconséquent d'un pays où ces sortes d’animauxfont long temps attendus ; trente , dans uncheval qui présentoir des marques évidentesde viedltsse ; cinquante cinq , soixante , &meme cent danslemême cheval dont j’avoisouvert les artères crurales, & que je sacri-fiois á ma curiosité ; la fréquence des pulsa-tions augmentant à mesure qu il approchoitde sa fin ; enfin dans des jumens faites j’enai compté trente-quatre & trente-six ; cequi prouve que dans les femelles des ani-maux , le pouls estpluslentque dans les mâles;& ce qui démontre , lorsque cette différencenous frappe dans les personnes des deuxsexes , que la marche , les loix &c les opéra-tions de la nature sont à peu près les mêmesdans le corps de l’homme & de l’animal.Du reste , íi les battemens des artères de lamachine humaine sont en raison double deceux des artères du cheval, on ne doit pointimaginer avec M. de Garsault que la consis-tance naturellement plus épaisie du sang del'animal, soit en lui une des causes principa-les de l’éloignement des contractions ducœur ; elles sont toujours moins distantesles tines des autres dans les grands animaux,& elles sont toujours plus fréquentes dans lesplus petits : on pourroit même s’en convain-cre par leur variété dans un bidet & dans ungrand cheval de carrosse, non que la force dusang artériel ne l'emporte dans les animauxles plus grands , ainsi qu’on peut s’en aflurerdans les tables de Hales, en comparantles hauteurs perpendiculaires du sang dansíes tubes fixés aux artères, mais parce que celiquide ayant en eux un plus grand nombrede ramifications, & des vaisseaux d’une bienplus grande étendue à parcourir, éprouvedans son cours beaucoup plus d’obstacle &de résistance.

Il est encore des chevaux dans lesquels lespulsations du tronc des carotides sont ap-percevables à la vue , précisément à l’inser-tion de l’encolure dans le poitrail, quandils sont atteints de la fievre : communémentaussi dans la plupart de ceux qui fébricitent,le battement du cœur n’est point obscur ;mais ceux de toutes les artères sont absolu-,

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ment inaccessibles au tact : nous Ne pouvonsdonc juger alors avec certitude de la libertéde faction de ces canaux , de leur resserre-ment , de leur tension , de leur dureté , deleur sécheresse , ùc. ni saisir avec précisionune multitude de différences très - capablesde guider des esprits éclairés ; & ces batte-mens ne nous apprennent rien de plus positifque ce dont nous instruisent les symptômesgénéraux dont j’ai parlé, c’est-à-dire, la res-piration fréquente, & l’accélération du mou-vement des flancs.

Les signes particuliers à la fievre éphémèresont l’accès subit de cette fievre , qui n’estannoncée par aucun dégoût, & qui se mon-tre tout-à-coup dans toute fa force , la cha-leur modérément augmentée de l’animal, ledéfaut des accidens graves qui accompagnentles autres fievres , & la promptitude de fiterminaison.

Ceux qui sont propres à la fievre éphémèreétendue , ou à la fievre continue simple ,diffèrent de ceux-ci par leur durée , & parlatristesse plus grande du cheval.

Des frissons qui s’obfervent, fur-tout auxmouvemens convulsifs du dos & des reins ;la chaleur vive qui leur succédé ; la véhé-mence du battement du flanc , sa tension,l'exceísive difficulté de la respiration ; l’ari-dité de la bouche ; une soif ardente, l’en-flure des parties de la génération ; la posi-tion basse de la tête ; beaucoup de peine àla relever ; la froideur extrême des oreilles& des extrémités ; des yeux mornes, trou-bles & larmoyans ; une foiblesie considé-rable , une marche chancelante ; un dégoûtconstant ; la fétidité d’une fiente quelquefoisdure , quelquefois peu liée , quelquefoisgraisseuse ; une urine crue & aqueule ; lachûte du membre ; la couleur fanée du poil;une sorte de strangurie , qui n’a lieu quequand l’animal chemine ; la persévéranceavec laquelle il demeure debout & sans secoucher , sont autant de symptômes qui ap-partiennent à la fievre putride.

La plupart de ces mêmes symptômes fontaussi communs aux fievres ardentes ; maisils se présentent avec un appareil plus ef-frayant.

La chaleur d’ailleurs inégale en diversendroits , est telle qu elle est brûlante, sur-tout Au front j autour des yeux, à la boa-