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Tome quatorzième.
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áes anthrax, fi-c. la maladie Te manifesterapar des symptômes trop positifs pour qu’ilsoit permis d y méconnoître la fièvre pesti-lentielle, _ , t ■

Ces détails que je n’étendrai pas p:us loin,suffisent à quiconque prétend le former uneidée des fievres qui peuvent survenir a 1 ani-mal ; elles font toutes renfermées dans les di-visions que j'en ai faites : celles dont le traite-ment m’a été confié, se réduisent à des fievrescontinues, ou lentes, au aiguës, ou éphé-mères , ou non putrides , ou putrides, oupestilentielles, ou malignes.

Un travail immodéré Sc trop violent, unrefroidissement, un repos trop constant &trop long , un défaut dans le régime, unenourriture abondante capable de surchargerl'estomac , à la fuite d’un exercice pénible& forcé ; la faim , la soif même ; des eauxcroupies , corrompues, indigestes ; une bois-son froide donnée à un cheval échauffé ouqui est en sueur ; des alimens trop chauds,des fourrages aigres , le foin vafé Sc qui a étémouillé , le foin nouveau, de mauvaisgrains ; les vicissitudes de l’air ambiant ; deschaleurs excessives, des froids démésurés,des transitions subites Sc répétées des pre-mières à ceux-ci ; des temps humides Sc plu-vieux , des temps de sécheresse Sc d’aridité ;l'ardeur d’un soleil brûlant, des exhalaisonsputrides qui infectent quelquefois tout unpays , tout un camp , &c. telles sont en gé-néral les causes évidentes des unes Sc des au-tres; à l’exception de la fievre lente qui n’est :point essentielle , ainsi que je l’ai dé j a re-marqué , qui n’est que le produit de la lésionde quelques viscères, ou d’une maladiechronique quelconque.

Les autres fievres symptomatiques que lecheval éprouve , & qui peuvent être placéesau rang des fievres aiguës , procedent com-munément de la douleur plus ou moins viveque suscitent en lui de fortes tranchées, fé-rélypele , l’étranguillon , la fourbure , destumeurs phlegmoneuses , des abcès, desplaies, &c. Les médicamens propres à cal-mer Sc à détruire ces maux , font aussi lesseuls qu’il convient d’employer pour en abré-ger le cours.

Il est des signes généraux des fievres ; il enest de particuliers à chacune d'elles.

Les lignes généraux font une respiration

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plus ou moins difficile, plus ou moins labo-rieuse , plus ou moins fréquente , Sc uneaccélération plus ou moins considérable desmouvements ordinaires du diaphragme Scdes muscles abdominaux ; mouvements très-sensiblesdans les flancs, & accélérés selon lafréquence des inspirations que l’animal estmachinalement obligé de faire pour faciliterSc pour subvenir au paílage du sang que lecœur agité chaise dans les poumons avec plusd’impétuosité Sc en plus grande abondanceque ces organes ne peuvent en admettre dansl’état naturel.

Dans la plus nombreuse partie des che-vaux , vainement tenterions-nous de con-sulter le pouls, cette réglé des grands mé-decins , cet oracle qui leur dévoile la forcedu cœur Sc des vaisseaux , la quantité dusang , sa rapidité , la liberté de son cours ,les obstacles qui s’y opposent, l’activité del’esprit vital, son inaction , le siège , lescauses , le danger d’une foule de maladies jmais qui cesse d’être intelligible , Sc qui de-vient ambigu , obscur Sc captieux pour cesdocteurs frivoles , fourbes , ou ignorants,qui, fous égard à l’inégalité de la force dece muscle , des canaux Sc du fluide sanguindans les divers sujets, Sc aux variétés decette même force dans un même individu,Sc lans la plus légere connoissance de la cons-titution Sc du tempérament du malade, pro-noncent au premier abord , Sc tirent ensuitedu tact Sc de l’examen le moins réfléchi,des indications Sc des conséquences fouflèsSc souvent meurtrières.

Il fout convenir néanmoins que ce signeou cette mesure de faction & des mou vemensqui constituent la vie, ne nous abandonnepas toujours. J’ai vu quelques chevaux dontl’artere du larmier étoit allez superficielle Scle cuir astèz fin pour permettre de distinguerles pulsations, Sc même de juger de leurdureté, de leur mollesse , de leur fréquence,de leur rareté , de leur intermittence , deleur uniformité , de leur grandeur, de leurpetitesse , de leur continuité , Sc de leur in-terruption. J’ai vérifié fur eux les observa-tions rapportées dans l ‘Hxmaflatìque de M.Hales, en ce qui concerne le nombre des .battemens, Sc j’en ai suivi la progressiondans les divers âges : j’en ai compté quarante-deux par minute dans le cheval fait Sc tran-

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