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mier est plus petit & plus gras à proportionde fa longueur , la chair en étant d'ailleursbeaucoup plus délicate. Les Espagnols lesnomment plantains. (M. le Romain.)
Figuier d’Inde , (Mat. méd. & Pkarm.)Voye{ Raquette.
* Figuier de Navius , (HiJì. anc.)figuier que Tarquin le vieux fit planter àRome dans le comice, où l’augure AcciusNavius avoir coupé en deux une pierre àaiguiser avec un raidir. Il y avoir un pré-jugé populaire, que le destin de Rome étoitattaché à cet arbre, 8c que la ville dureroitautant que le figuier.
Il y en a qui confondent le ficus Navìi ,ou figuier d’Accius Navius , avec le ficus ru-minalìs, ou figuier ruminai ; mais celui-ci estl’arbre fous lequel on découvrit la louve quialaitoit Rémus 8c Romulus. Cet arbre futsacré ; il dura très-long-temps, 8c l'on pritsa chute à mauvais augure.
Figuier, (Malédiâion du) Théol. Cri t.La malédiction que J. C. donna au figuierstérile dans un temps, dit S. Marc, qui n'é-toit pas la saison des figues, est un des en-droits du nouveau testament qui a le plusexercé les interprètes de l'écriture.
c ‘ Jésus-Christ ayant faim au sortir deBéthanie, apperçut de loin un figuier quiavoir des feuilles : il s’avança pour voir s’ily trouveroit quelque fruit ; mais s'en étantapproché, il n’y trouva que des feuilles,car ce n’étoit pas la saison des figues : alorsJésus dit au figuier, que personne ne mangeplus de toi ». Ce font les paroles de S. Marc,ch. xj, t. zj Sc 14.
Ce qui vient d'être raconté par cet évan-géliste , arriva quatre ou cinq jours avant lapâque, & par conséquent avant le quin-zième de la lune de mars : or en cette sai-son il paroi t qu'il n'étoit pas temps de cher-cher des figues à manger sor un figuier. Ainsidans cette supposition, il paroîtroit qu’il ya un défaut d’équité dans la conduite deJefus-Christ ; i°. d'aller chercher des fruitsfur un arbre dans un temps qu'il n’en doit pasparter:& z ç . de maudire cet arbre, parce qu’iln’a point de fruit, comme si c'étoit fa faute.
Pour justifier J. C. d’une action qui sembled’abord emporter quelque idée d’injustice ,les interprètes, ignorans en botanique, fefont fort tourmentés.
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Hammond, Simon , le Clerc, ne paroissent point avoir résolu la difficulté en tradui-sant les termes de S. Marc , «»' i» «gugpVevx »» , par ceux - ci , car ce n’étoit pointune année de figues. En effet, outre quele texte grec a de lx peine à souffrir cesens, J. C. qui va chercher des figues furun arbre au milieu du mois de mars, ne doitpas maudire ce figuier en particulier, par laraison que les figues auroient manqué cetteannée là.
D’auties critiques, comme Heinsius &Gataker, traduisent, car là où il étoitc'étoit le temps des figues. Cette traductionest très-ingémeufe ; mais il faut pour la sou-tenir changer la ponctuation, de même queles accens ordinaires du texte ; 1 0 . il fautfaire parler l’évangéliste avec une concisionqui est éloignée de son style ordinaire; 3 0 .il ne paroît point que dans la Palestine , ledixieme ou le douzième de la lune de marsfût la saison des figues ordinaires, car il estcertain qu’elles n’y mûrissent pas si-tot.
Enfin divers interprètes, Calmer, Beau-sobre , Lenfant, & plusieurs autres anciens8c modernes , regardent cette action deJ. C. comme une action symbolique dela réprobation des juifs, une leçon qu’il leurdonne s’ils viennent à ne pas porter le fruitdes bonnes œuvres. La nation judaïque estle figuier ; le figuier dont nous parlons n’a-voít que des feuilles, en quoi il refïêmbloitaux juifs, qui n’avoient que les apparences dela religion 8c de la piété.
Théophraste, hift. plant. lib. IV, cap,ij , & Pline, lib. XIII, cap. viij, 8c lib.XV, cap. xviij, parlent d’une forte de fi-guiers toujours verds & toujours chargésde fruits ; les uns mûrs 8c fort avancés,félon la saison ; & les autres en fleurs ouen boutons. Dans la Palestine où l'hiver estfort tempéré, 8c où le pays est fort chaud ,Jefus-Christ pouvoit espérer de trouver quel-ques figues précoces à un figuier de cetteeípece.
Suivant cette idée, S. Marc ne rend pointici la raison pourquoi notre Sauveur netrouva point de figues à ce figuier , ma "spourquoi il s’adrefle plutôt à ce figuier -làqu’à un figuier d’une autre efpece, à unfiguier plus tardif; c’est parce que ce n’étoitpas la saison des figues ordinaires, au Leu