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vier Hoort , hollandois , en 1077 jours.Guillaume Com. V an Schout, en lan 1615,en 749 jours. Jacques Heremites & JeanHuyghens, Tan 1653, en 801 jours. En der-nier lieu ce voyage a été fait par 1 amiral An-son , dont on a imprimé la relation si intéres-sante & si curieuse. Tous ces navigateurs al-Ioient de lest à l’ouest, pou r revenir enfin enEurope d’où ils étoient partis , & les phéno-mènes, soit célestes soit terrestres qu’ils ob-servèrent pendant leur voyage , leur prou-vèrent que la terre est ronde.
La sphéricité de la terre admise , il étoit■assez facile de connoître la valeur d’un de-gré du méridien , & par conséquent la cir-conférence & le diamètre de la terre. On aexpliqué en général au mot Degré , com-ment on mesure un degré du méridien,nous y renvoyons , & cela nous suffit quantà présent : réservant un plus grand détail pourla fuite de cet article ; le degré du méridiens’est trouvé par cette méthode d’environ 25de nos lieues, 6 c comme il y a 3 60 degrés,on concluoit que la circonférence de la terreest par conséquent de 9000 lieues , òc lerayon ou demi - diamètre de la terre, de 14à 15 cents lieues, le tout en nombres ronds ;car il ne s’agit pas encore ici de la mesureexacte & rigoureuse.
La physique du temps se joignoitaux ob-servations pour prouver la sphéricité de laterre ; on supposoit que la pesanteur faisoittendre tous les corps à un même centre ; oncroyoit de plus presque généralement la terreimmobile. Or cela posé, la surface des mersdevoir être sphérique , pour que les eaux yrestassent en équilibre : & comme les merscouvrent une grande partie de la surface dela terre, on en concluoit que la partie solidede cette surface étoit aussi sphérique ; & cetteconclusion, ainsi que le principe qui l’avoîtpr aduite, furent regardés comme incontes-tables , même après qu’on eut découvert lemouvement de la terre autour de son axe.Voye^ Copernic , &c. Voyons maintenantcomment on s’est désabusé de cette sphéri-cité , & quel est l’état actuel de nos con-noisiances siir ce point : commençons parquelques réflexions générales.
Le génie des philosophes , en cela peudifférent de celui des autres hommes, le^porte à ne chercher d’abord ni uniformité;
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J lù loi dans les phénomènes qu’ils observent;commencent-ils à y remarquer, ou même ày soupçonner quelque marche régulière, ilsimaginent auísi- tôt la plus parfaite & la plussimple; bientôt une observation plus suivieles détrompe, 6c souvent même les ramensà leur premier avis avec assez de précipita-tion , & comme par une espece de dépit ;enfin une étude longue, assidue, dégagée deprévention Lc de système, les remet dansles limites du vrai, 6c leur apprend que pourl’ordinaire la loi des phénomènes 11 ’est ni as-sez composée pour être apperçue tout d’uncoup, ni auísi simple qu’on pourroit le pen-ser ; que chaque effet venant presque tou-jours du concours de plusieurs causes, lamaniéré d’agir de chacune est simple , maisque le résultat de leur action réunie est com-pliqué , quoique régulier , 6c que tout se ré-duit à décomposer ce résultat pour en démê-ler les différentes parties. Parmi une infinitéd’exemples qu’on pourroit apporter de ceque nous avançons ici, les orbites des pla-nètes en fournissent un bien frappant : àpeine a-t-on soupçonné que les planètes femouvoient circulairement, qu’on leur a faitdécrire des cercles parfaits, & d’un mouve-ment uniforme, d’abord autour de la terre,puis autour du soleil, comme centres. L’ob-íèrvation ayant montré bientôt après queles planètes étoient tantôt plus, tantôt moinséloignées du soleil, on a déplacé cet astredu centre des orbites, mais fans rien chan-ger ni à la figure circulaire, ni à l’unifor-mité de mouvement qu’on avoit supposées;on s’est apperçu ensuite que les orbites n’é--toient ni circulaires ni décrites uniformé-ment ; on en a fait des ovales , & on leur adonné la figure elliptique , la plus simple desovales que nous connoiísions ; enfin on avu que cette figure ne répondoit pas encoreà tout, que plusieurs des planètes , entr’au-tres saturne , jupiter , la terre même &surtout la lune , ne s’y assujettissoient pasexactement dans leurs cours. On a tâché detrouver la loi de leurs inégalités, 6c c’est legrand objet qui occupe aujourd’hui les sa-vans. Voye ç Terre, Lune , Jupiter,Saturne , &c.
11 en a été à peu près de même de la fi-gure de la terre : à peine a-t-on reconnuqu’elleétoit courbe, qu’on l’a supposée sphé-