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du mot, c’eft-à-dire par rapport aux chan-gemens qui arrivent aux lettres ou sons dontles mots font composés : on les appelle figuresde d ici ion.
II. Ou par rapport à la construction gram-maticale ; on les appelle figures de construction.
III. La troisième classe de figures de mots,ce font celles qu'on appelle tropes , par rap-port au changement qui arrive alors à lasignification du mot ; à st lorsqu’on donneà un mot un sens différent de celui pour le-quel il a été premièrement établi; vx-m,', con-verfio • ifiTiu , verto.
IV. La quatrième sorte de figures de mots,ce font celles qu'on ne fauroit ranger dansla classe des tropes, puisque les mots y con-servent leur premiere signification : on nepeut pas dire non plus que ce font dés figuresde pensées , puisque ce n'est que par lesmots & les syllabes , & non par la pensée ,qu elles font figures > c'est-à-dire , quellesont cette conformation particulière qui lesdistingue des autres façons de parler.
Donnons des exemples de chacune de cesfigures de mots, ou du moins des princi-pales de chaque eípece.
Des figures de diction qui regardent le ma-tériel du mot. Les altérations qui arrivent aumatériel d’un mot se font en cinq maniérésdifférentes; r°. ou par augmentation ; i°.ou par diminution de quelque lettre, ou duson; 3 0 . par transposition de lettres ou desyllabes ; 4 0 . par la séparation d’une syllabeen deux ; 5 0 . par la réunion de deux syllabesen une.
I. Par augmentation ou pléonasme ; ce quise fait au commencement du mot, ou aumilieu, ou à la fin.
i°, L'augmentation qui se fait au com-mencement du mot est appellée prosthefe ,TrstrSitm , comme gnatus pour natus, vestper,du grec ìratgr.
z°. Celle du milieu est appellée épenthefe,imrStnf, relligio pour religio ; Mavors , aulieu de Mars ; induperator pour imperator.
3 0 . Celle de la fin , paragoge , ,
comme amarier au lieu d ‘amari.
II. Le retranchement se fait de même.
i°. Au commencement, 6c on l'appelle
apherefe , ùQuisiets , comme dans Virgiletemnere pour coiuemnere.
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Difcite justitiam moniti , & non temnere divas'.
aEneid. VI, v, 6zo.
2. 0 . Au milieu , & on le nomme syncope,miyvsyni , amarit pour amaverit, scuta virûmpour virorum.
3°. A la fin du mot, on le nomme apo-cope , ùmKeyní, negotí pour negotii, cura pecu-li, pour peculii.
Nec spes libertatis erat, nec cura peculi.
Virg. Ecl.I, v.34.
III. La transposition de lettres ou de syl-labes est appellée metathese , pí-mSun :, c estainsi que nous disons Hanovre pour Hanover.
IV. La séparation d'une syllabe en deux
est appellée dìerese , , comme aulaï de
trois syllabes au lieu d ’aulce, vital pour vitœ ;& dans Tibulle dissoluenda pour difsolvenda.En françois Lais, nom propre, est de deuxsyllabes, & dans les freres lais , ce mot n’estque d'une syllabe ; & de même Créiìfe , nompropre de trois syllabes, creuse , adjectif fé-minin dissyllabe ; nom, monosyllabe; Anti-nous , quatre syllabes, &c.
V. La contraction ou réunion de deuxsyllabes en une se fait en deux maniérés :i°. lorsque deux syllabes se réunissent en unesans rien changer dans Récriture : on appellecette contraction synérefir, comme lorsqu’aulieu àíaureïs en trois syllabes , Virgile a ditaureis en deux syllabes.
Dependent lychni laquearìbus aureis,
Ain. I. I, v. 730.
i°. Mais lorsqu’il résulte un nouveau sonde la contraction, la figure est appellée crase,xestns, c'est-à-dire mélange, comme en fran-çois Oût pour Août, pan au lieu de paon ;ôc en latin min pour mihi-ne ?
Ces diverses altérations, dans le matérieldes mots , s'appellent d'un nom général,métaplasme , fttm^cta-pss , transsormatio , defiimud.iírru, transforma.
II. La seconde sorte de figures qui regar-dent les mots, ce font les figures de cons-truction ; quoique nous en ayons parle aumot Construction , ce que nous en dironsici ne fera pas inutile.
D'abord il faut observer que lorsque lesmots font rangés selon l'ordre successif deleurs rapports dans le discours, 6c que le