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Tome quatorzième.
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que ces terminaisons indiquent les rapportsdes mots, & par- là font appercevoir l’ordre;mais dans les langues qui n’ont point de cas,ces figures ne peuvent être admises que lors-que les motssous-entendus peuvent être aisé-ment suppléés , ÔC que l'on peut facilementappercevoir l’ordre des mots qui font trans-posés : alors les ellipses & les transpositionsdonnent à l’esprit une occupation qui leflatte : il est; facile d’en trouver des exemplesdans les dialogues, dans le style soutenu, &íur-tout dans les poètes : par exemple , lavérité a besoin, des ornement que lui prête.V imagination , Discours fur Télémaque; onvoit aisément que l ’imagination est le sujet,& que lui est pour à elle.

Le livre si connu de l’histoire de domQuichotte, commence parunetransposition :dans une contrée d’Espagne , qu’on appelle laManche , vivoit , il n’y a pas long - temps, ungentilhomme y &c. la construction est : ungentilhomme vivoit dans, &c,

V. L 'imitation : les relations que les peu-ples ont les uns avec les autres , soit par lecommerce , íoit pour d'autres intérêts , in-troduisent réciproquement parmi eux , non-feulement des mots, mais encore des tours& des façons de parler qui ne font pas analo-gues à la langue qui les adopte ; c’cst ainsique dans les auteurs latins on observe desphrases grecques qu’on appelle des héllénismes,qu'on doit pourtant toujours réduire à laconstruction pleine de toutes les langues.Voye^ Construction.

VI. Uattraclion: le méchanisme des or-ganes de la parole apporte des changemensdans les lettres ou dans les mots qui en sui-vent ou qui en précédent d’autres : c'est ainsiqu’une lettre forte que l’on a à prononcer,fait changer en forte la douce qui laprécede;il y a en grec de fréquens exemples de ceschangemens qui font amenés par le mécha-nisme des organes : c’est ainsi qu’en latin ondit alloqui au lieu d’ad-loqui ; irruere pour isi-tuera , &cc.

De même la vue de l’esprit tourné vers uncertain mot, fait souvent donner une termi-naison semblable à un autre mot qui a rela-lation à celui - là : c’est ainsi qu’Horace ,dans l’art poétique , a dit, mediocribus ejsepoëtis , où l’on Yoit que mediocribus est attirépar poëtis t

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On peut joindre à ces figures l ‘archaïsme ,d^iT/4 ;, façon de parler à limitation desanciens ; ùp^tm , antiquus t c’est ainsi queVirgile a dit, olli subridens pour illi ; & c'estainíi que nos poètes , pour plus de naïveté,imitent quelquefois Marot.

Le contraire de l’archaïsme c’est le néolo-gisme , c’est-à-dire , façon de parler nouvelle ;nous avons un dictionnaire néologíque, com-poié par un critique connu , contre certainsauteurs modernes , qui veulent introduiredes mots nouveaux & des façons de parlernouvelles & affectées , qui ne font pas con-sacrées par le bon usage, & que nos bonsécrivains évitent. Ce mot vient de deuxmots grecs , tin , novus , & xlps , fermo.

Il y a quelques autres figures qu’il n’estutile de counòître, que parce qu’on en trouvesouvent les noms dans les commentateurs ; •mais on doit les réduire à celles dont nousvenons de parler. En voici quelques-unesqu’on doit rapporter à l’hyperbate.

L anaflrophe, , convertere, spífu ,

verto ; l’anastrophe est le renversement desmots , comme mecum , tecum , vobiscum ; aulieu de cum me , cum te , cum vobis quam obrem , au lieu de ob quam rem ; his accensasuper, Virgile , Énéïd. liv. J, v. 2.3 , pouraccensa super his. Robertfon , dans le sup-plément de son dictionnaire, lettre A , ditùturTçgQi , inverfio , prcepojiera rerum Jeuverborum collocatio.

a. Tmefis , R. ruim , firur premier duverbe inusité TfiUu , fico , je coupe : il y atmésis lorsqu’un mot est coupé en deux :c’est ainsi que Virgile, au lieu de dire ,sub-jeclaseptemtrìoni , a dit, septem subjeclatrio-nì. Géorg. liv. III, v.g8i, & au liv. VIII ,de l’Énéïd, v. jq , il a dit, quo te cunque ,pour quoeumque te , 80c. quando consumetcunque , pour quando quoeunque consumet. Ily a plusieurs exemples pareils dans Horace& ailleurs.

3. La parenthèse est aussi considérée commecausant une espece d’hyperbate , parce quela parenthèse est un sens à parc, inféré dansun autre dont il interrompt la fuite ; ce motvient de vmi>£ qui entre en composition, dei,, in , & de 7 &>itu , pono. Il y a dansl’opéra d’Armide une parenthèse célébré ,en ce que le musicien l’a observée aussi dans-,1e chant.