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jtée dans un petit vase de faïence ou de ser-blanc.
Quand il y a une aune ou une aune &demie de fil fait comme nous venons de ledécrire ; clu pouce de la main gauche onpoulie la boucle faite fur le bout du fuseau;on la fait tomber ; Ion transporte le fil surle milieu du fuseau, 8c on lui fait faire plu-sieurs tours; ensuite on l’arrête à l’extrémitédu fuseau par une boucle, qu’on reformetoute semblable à la premiere, A laide de.cette boucle, le fil roulé íur le milieu dufuseau ne se dévidé point, lorsque le fuseaumis en mouvement est abandonné à sonpoids, & 1 ouvrage peut se continuer.
Cela fait, la fileuse avec le pouce ëcl'index de sa main droite qu’elle a mouillés,tire de la filasse de sa quenouille, 8c remetson fuseau au mouvement avec l’index &le doigt du milieu de sa main gauche'»; lefuseau tourne, la filasse tirée se tord; le pouce& l’index de la droite, tandis que le fuseautourne , tirent de nouvelle filasse, fournis-sent &c aident même au fuseau à tordre, 6cil se forme de nouveau fil, qu’on en videsur le milieu du fuseau en faisant tomberla boucle, qu’on reforme ensuite pour arrê-ter le fil 8c continuer de filer.
La fileuse file de cette maniéré jusqu àçe que son fuseau soit chargé de fil surtoute sa longueur , 8c que sa quenouille soitépuisée de filasse.
Elle doit observer i°. de mouiller suffi-samment sa filasse tandis qu’elle travaille,fans quoi son fil sera sec 8c castant.
i°. De ne tordre ni trop ni trop peu, 8cde filer égal & rond,
;0, De tirer de la filasse la quantité quiconvient à la grosseur du fil, à la qualité dela filasse, & à l’usage qu’on veut faire du fil.
4 °. D’en tirer toujours la même quantitéasm que son fil soit égal.
5 °. De faire glisser tout son fil entre ses ;doigts, à mesure qu’il se forme & avantque de l’envider sur le fuseau, afin de lerendre lisse & uni,
6°. De séparer de sa filasse tout ce qui ,s’y rencontrera de parties groísieres, malpeignées , de saletés, &c.
7 °, De faire le moins de nœuds qu’ilfera possible, ùc.
Comme le rouet est une machine sim-
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pie exposée à tous les yeux, il seroit superflud’en faire la description.
Fil , ( Astronomie. ) Le fil à plomb estcelui que l’on suspend au centre des quartsde cercles, des secteurs 8c autres instrumensd’astronomie, pour marquer la ligne verti-cale qui se dirige au zénith 8c au nadir ; sadirection est toujours perpendiculaire à lasurface de la terre, parce que c’estli directionmême de la gravité qui est nécessairementperpendiculaire à la surface du globe terres-tre. On se sert de fil de pite qui est tiré d’uneplante du genre des aloës, & qui a la pro-priété de ne pas s’étendre par l’humidité,quelque fin qu’il soit, au lieu que les che-veux s’étendent d’une maniéré très-incom-mode pour les observations, Les fils d’ar-gent sont très-commodes, mais ils se cassentsouvent.
Les fils d’un micromètre sont ceux quel’on tend au foyer d’une lunette pour me-surer les diamètres apparens des astres ; il ya ordinairement un fil fixe 8c un fil mobileou curseur qui tient à un châssis mobile parune vis ; ces fils sont ordinairement faits avecdes brins de soie de cocons ; quand on sesert de fil s d’argent, on est obligé de calcu-ler avec soin leur épaisseur , 8c d’en tenircompte dans toute? les mesures. (M. dela Lande. )
Fil de la Vierge, (Phyf.) Le peupleappelle ainsi certains filamens blancs , 8cquelquefois astez épais , qu’on voir voltigeren l’air dans les jours d’été pendant les gran-des chaleurs, On a cru autrefois que c’étoitune espece de rosée d’une nature terrestre 8cvisqueuse, que la chaleur du soleil conden-soit pendant le jour. On croit aujourd’huiaflez communément que ce sont des toilesd’araignées, emportées 8ç dispersées par levent : nous ne sommes ici qu’historiens, 8cnous ne prétendons garantir ni l’une ni l’au-tre de ces explications. Je croirois volontiersque les petits filamens très - fins, dont onvoit les plantes couvertes en certains joursd’été, peuvent être en partie produits par lesaraignées des champs , appellées faucheux ;mais je ne voudrois pas assurer que tous cesfilamens, dont le nombre est si considérable,fussent lçur ouvrage ; encore moins, que tousles filamens épais que l’on voit voltiger dansl’air un beau jour d’été, ne soient produits
que