FIL
FIGURER, en musique, c’est passer plu-sieurs notes pour une : c’est; faire des dou-bles , des variations ; c’est ajouter des notesau chant de quelque maniéré que ce soit.Fl Doubles, Figuré, Fleurtis, Har-monie figurée , Variations. (S)
Figurer , v. act. terme de danse : il y ades danseurs qui figurent à l’opéra. Les dan-seuses du corps entrée ne dansent pointseules, elles ne font que figurer : on appelleles uns figurant , Sc les autres figurantes.
La plupart des danseurs qui figurent àl’opéra, font de très- bons maîtres à danserqui lavent fort bien la danse. Qu’on con-çoive par-là ce qu’on pourroit leur faire faire,li on s’appliquoit à ne donner que des balletsen action. Voy. Ballet , Danse , Figu-rant, Pantomime. (B)
FIGURINE, f. f. (Peint.) on a quel-quefois donné ce nom à des figures remar-quables par leur extrême finesse & par leurlégéreté; telles qu’on en volt dans certainstableaux, fur-tout des peintres flamands.Dicl. des Beaux arts.
FIGURIS, (In) Jur. Voye\_ Amende
HONORABLE.
FIGURISME, f. m. f Théolog.) On adonné ce nom à fopinion de ceux qui pen-sent que tous les événemer.s de l’ancien testa-ment font autant de figures des événemensdu nouveau. En ce sens les figures de l’ancientestament seroient autant de prophéties.F. Prophéties; v. aujfi Figures, (Théo!.)
* FIL , f. m. ( Écon. rujìiq. ) on prépareavec l’écorcc du chanvre > léchée, peignée,divisée, une matière qu’on appelle filasse( voy. Vartick Filasse ), qui tordue au fu-seau ou au rouet sur elle-même, forme unpetit corps rond , continu, flexible, & résis-tant , qu’on appelle fi'. On sait aussi du filavec le coton, la íoie, la laine, le crin, &c.
Si le fil est trop gros, il prend le nom deficelle y dp corde. Voy. l’art. Corder ie.
On file la filafle, la feule matière dontnous allons parler ici; parce qu’on n entendcommunément par le mot fi! , que celui quiest fait avec la filafle ou l’écorce de chanvre.
On file la filafle au rouet op au fuseau;mais on dispose la filafle sur la quenouille,pour filer au rouet comme pour filer aufuseau. Voici d’abord la maniéré dont onfile au fuseau.
FIL 479
Le fuseau est un morceau de bois léger,rond fur route fa longueur, terminé en pointepar les deux extrémités, renflé dans le mi-lieu , Sc long d'environ cinq à six pouces ;il y a un peu au-défi us de la pointe infé-rieure , une petite éminence qui retient lefil Sc qui l’empêche de tomber.
La quenouille est un roseau ou bâtonléger , rond , long de trois à quatre pié?,percé par un bout, Sc garni à ce bout d’unruban large Sc fort.
On prend la foie, la filafle, la laine, &c*en un mot la matière qu’on veut filer ; on l’é-tend fur une table par lits minces, cependantd’une épaisseur inégale : la partie inférieurede chaque lit doit être un peu plus fournieque la partie supérieure, afin que quand tousces lits seront roulés fur la quenouille, ilsforment une eípece de cône , dont la pointesoit tournée vers le bout de la quenouille ;fi la filafle est courte, les brins de chaquelit ne font pas roulés, mais seulement appli-qués fur la quenouille , Sc attachés félonleur longueur ; si elle est longue, alors lesbrins font roulés un peu de biais fur la que-nouille. On roule ces lits de filafle fur l’cxtré-mité de la quenouille ; on les y fixe en fai-sant sur eux plusieurs tours avec le ruban ,Sc la quenouille est prête à être filée.
Pour cet effet on fixe la quenouille à soncôté gauche, on tient la filafle embrasséede la même main ; & de la main droite,on tire avec le pouce Sc l’index de la partieinférieure de la quenouille, une pttue quan-tité de filasse. On la tourne entre ses doigts,après savoir mouillée ; on lui donne ainsiun commencement de consistance : aprèsquoi on lui fait faire fur l’extrémité du fuseauun tour ou deux, Sc on l’y arrête par unnœud ou une boucle.
Le fil ainsi attaché au fuseau, la fi leu seprend entre son pouce Sc le doigt du milieu ,le fuseau par son extrémité, & le fait tournersur lui-même. A mesure que le fuseau tourné,on tire de la filafle de sa quenouille, avecle pouce Sc l’index de la main droite ; J a.filasse ,se tord, Sc le fil se forme ; Sc afinque ce tors tienne, la sileuse a.voit eu l’at-tention de mouiller les doigts dont elle tirela filafle de la quenouille, soit avec fa salive,soit à une éponge humectée d’eap, qu’qnappelle mouillette , ct qu’elle tenoit à so ppr-