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Tome quatorzième.
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F I L

«'offensent & ne se fassent sentir que rare- ;

ment. î

C est ce dont on vient à bout en faisant}

avaler à l’oiseau une gousse d'ail ; ce remede :

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rue , la ponore-a-v^ , i a™ , —-

le safran, Si'c.Voye^ L’article F a u conneri f.où l’on trouvera ce qu’il saur penser desfilandres & de leur traitement. Ckambers. jFilandres , terme, de boyaudicr , ce íontdes especes de lanières qui se détachent desboyaux dans le temps qu on les dégraiíle, &qu’on jette dans des tonneaux ou tinettes pourles nettoyer, d’où des femmes les tirent Sc s'en :fervent comme de fil pour coudre les boyaux {les uns au bout des autres, afin de leur don- jner la juste longueur que doit avoir la corde !

de boyaux. ;

FILARDEUX , adj. terme de bâtiment , ;ce mot se dit du marbre & de la pierre qui jont des fils qui les font déliter. Ainiî ie Lan- -guedoc j la sainte Baume, &c. font desmarbres fìlardeux , ainsi que la Lambourde,le Souchet font des pierres filardeufis , parcequ’elles ont des fils qui les traversent. (P)F1LARETS, (Marine.) ce sont de lon-gues pieces de bois qui, étant soutenues dedistance en distance par des montansde boisou de fer qu’on nomme batayolcs , formenttout autour du vaisseau une espece de garde-fou , qui supporte le bastingage. (Z)

FILARIA , phillyrea , ( Hijì. nat. bot.)genre de plante à fleur monopétale, faite enforme de cloche découpée en quatre parties.Il sort du calice un pistil qui entre commeun clou dans la partie inférieure de la fleur ,& qui devient dans la fuite un huit presque ,rond qui renferme une semence de la mêmeforme. Tournefort , irijl. rei kerb. Voye £Plante. (I)

FILASSE , f. f. (Économie rustique.) c’estl’écorce du chanvre, loríquelle a reçu toutesles-préparations nécestaires pour être filée.V. les artic. Chanvre, Corder i e , & Fil.

Un des plus grands avantages qu’on pûtprocurer à la-plupart de nos provinces , estla culture des ch. nvres, 8c la fabrication destoiles : il ne fout pour cela que des soins or-dinaires , & qui sont à la portée de tout lemonde. Les femmes & les filles peuventsoecuper des apprêts du chanvre , suivant la

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méthode que nous allons expliquer, & filerdans tous les temps qu’elles ne donnent pasà d’autres occupations ; Sc les hommes peu-vent s’occuper de la culture du chanvre :pourquoi les laboureurs, journaliers, Sc au-tres habitans de la campagne n’auroient-ilspas un métier de tisserand , & n’y travaille-roient-ils pas aux jours & aux heures qu’ilsne peuvent employer à leurs travaux accou-tumés ?

Quoique l’ufage du chanvre soit depuislong-tempsaustì familier qu’il est nécessaire,il paroît cependant que jusqu’à présent lanature Sc les propriétés de cette plante n'ontpoint encore été tout-à-fait bien connues.

M. Marcandier a observé que le rouissageordinaire du chanvre n’étoit autre chose quela dissolution d’une gomme tenace Sc natu-relle à la plante , dont elle fait l’uniquelien, & qu’on ne doit laisser le chanvrerouir qu’à proportion de l’abondance decette gomme & de son adhérence. Si onlaisse le chanvre trop long-temps dansl’eau,les fibres de l’écorce se trouvant alors tropséparées entr’elles par la dissolution de prés.que toute la gomme , on ne peut plus lesenlever dans toute leur longueur, Sc la plusgrande partie reste mêlée dans la paille, aveclaquelle souvent 011 la brise. Il est donc dan-gereux par cette raison de laisser le chanvretrop long-temps rouir , Sc l'on ne doit avoird’autre terme que celui qui suffit pour sépa-rer exactement Sc sans perte l’écorce d’aveck chenevotre; peut-être ne saut-il pas plusde cinq à six jours pour cet estai.

Comme après avoir laistè le chanvre suffi-samment dans l’eau pour le mettre en étatseulement d’être tillé ou broyé, 1 ecorce enparoît dure , élastique , & peu propre àl’affinage, suivant l’ancienne méthode ; Aí.Marcandier , par les réflexions Sc les diffé-rens estais qu’il a faits fous les yeux & parles avis de M. Dodart, intendant de Bour-ges , a trouvé le moyen de lui rendre aisé-ment Sc sans frais toutes les qualités qui luimanquent. L’eau qui a déja eu la propriétéde séparer l’écorce de la paille dans le premierrouissage, divisera bien mieux Sc sans risqueles fibres les unes des autres, par 'la dissolu-tion totale de ce qui pouvoir lui rester degomme,. Pour cet effet, il suffit, après queíe chanvre a été tillé, de le -mettre dans l’eau