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Tome quatorzième.
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second soldat de la premiere décurie , avec lesecond soldat de la seconde. ( Figure z.)

Lorsqu’on uniísoit ainsi plusieurs files lesunes aux autres , cela s’appelloit former unetroupe. Voye{ Phalange.

Les Grecs avoient deux maniérés de dou-bler ; savoir , par rangs Sc par files , Sc l’uneSc Parure s'exécutoient par le nombre & parle terrein.

Ils doubloient les rangs par le nombrelorsqu etant composé , par exemple , de1014 soldats, ils leur en faisoient contenir2048 , en faisant rentrer les rangs pairs dansles intervalles des rangs impairs. L’objet decette manœuvre étoit de rendre Pordonnancede la phalange ferrée , fans diminuer l’éten-due de son front. Pour lui redonner fa hau-teur ordinaire , ils ordonnoient aux soldatsqui avoient doublé de retourner par unecontre-marche fur le terrein qu ils avoientquitté.

Bien des gens n’approuvoient pas qu’onfît usage de cette maniéré de doubler lesrangs, lorsqu on étoit proche de Pennemi ;ils aimoient mieux prolonger le front par lemoyen de quelques troupes d’armés à lalégere, ou de cavalerie, afin que, fans affoi-blir la hauteur de !a phalange , fa longueurpût paroître avoir été doublée. ( Fig. zo ,fuppl. des planches. ) :

On doubloit les rangs par le terrein lors-qu on les ouvroit tellement qu’ils occu-poient une fois plus d’espace qu'auparavant;ils employoient ce mouvement lorsqu’ilsvouloient déborder Pennemi par une de sesailes , ou s’empêcher d'en être débordés.

On doubloit les files en insérant la secondedécurie dans les intervalles de la premiere, ■ensorte que le second décurion fut placé,derriere le premier , que le second soldat dela seconde devînt le quatrième de la pre-miere , le troisième de celle-là , le sixièmede celle-ci, Sc ainsi des autres, jissqu’à ceque la seconde décurie fût toute entrée dansla premiere, la quatrième dans la troisième,enfin toutes les décuries paires dans les im-paires. :

Ce même mouvement s’exécutoit encoreen taisant passer par une contre-marche lesdécuries paires à la queue des impaires.

LorsqtPon vouloir doubler la hauteur dela phalange fans former un plus grand nom-

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bre de rangs, les soldats de chaque file met-toient de Pun à l'autre une distance doublede celle qu'ils avoient, Sc par ce moyen lahauteur contenoit une fois plus de terreinqu’auparavant.

On rendoit à la phalange la dispositionqu’elle avoir en faisant reprendre leur pre-mier poste aux files qu’on avoir fait entrerdans les autres , ou qui en avoient pris laqueue ; ou bien on diminuoit dans toutes lesfiles les nouvelles distances d’un soldat à l’au-tre dans la même proportion qu’on les avoiraugmentées. ( Vj

* FILE , adj. pris subst. (Ruban.) c’estdu fil d’or ou d’argent filé sur soie , lors-qu’il est fin ; & sur fil, lorsqu’il est faux. Lefilé 11e sert qu’à tramer , & ne s’emploieque rarement dans la chaîne. Il y en ade différentes grosseurs , distribuées sousdifférens numéros, depuis leaSjufqu’au y S.Voye\ l’article Or , la maniéré de filer Por,

FILER, v. act. voyeq Varticle Fil.

Filer un son , (Musique.) c’est en chan-tant ménager fa voix , ensorte qu’on puistèle prolonger long-remps fans reprendre ha-leine. Il y a deux maniérés de filer un son :la premiere, en le soutenant toujours égale-ment , ce qui se fait pour l’ordinaire sur lestenues où l’accompagnement travaille : laseconde , en le renforçant, ce qui est le plususité dans les passages & roulades. La pre-miere maniéré demande plus de justesse , Scles Italiens la préfèrent ; la seconde a plusd’éclat, & plaît davantage aux François.

Remarquons en passant que filer des sonsà la Françoise, Sc sur-tout sur la voyelle -7, estun excellent moyen de sottisier sa voix , Scd’augmenter même son étendue, f F. D. C.)

Filer les manœuvres ou Larguerles manœuvres, (Marin.) c’est les lâcher.

Filer du cable , c’est lâcher le cable, Scen donner autant qu’il est besoin pour mouil-ler l’ancre comme il saut, Sc mettre le vais-seau à Passe, ou le soulager quand il est tour-menté par le gros temps.

Filer le cable bout pour bout, c’est lâchertout le cable Sc l’abandonner entièrementavec l’ancre qu’on n’a pas le temps de lever,ce qui n’arrive que dans un cas où l’on soirtrès-preflë d’appareiller, soit pour poursuivrePennemi ou Péviter*

Filer fur ses ancres : quelques-uns se fer-.