FIL'
sent de cette expression pour dire chasser sur |ses ancres, mais improprement ; car filer furfies ancres ne signifie rien autre chose quefiler du cable pour soulager l’ancre , quandla mer est grosse. (Z)
Filer , (Cardeur.) c est mettre la laine enpetits cordons, en la roulant iur elle-mémepar le mouvement du rouet. V. l’art. Laine.
* Filer , en terme de Cirier, c’est faire lapetite bougie, &c la devider fur un tour.Voye^ Tour. La meche est à gauche,roulée fur un tour ; elle paíTe dans la bassinefort près du fond, dans un anneau qui y estsoudé : elle en sort à droite, en traverlantune filière qui la réduit à la grosseur qu’onveut lui donner, & se tourne ensuite sur unautre tour placé de l’autre côté. V. Bougie.
Filer , terme de Corderie, c’cst fournir,toujours en s’éloignant du rouet & en recu-eillant , une quantité égale du chanvre qu’onporte à fa ceinture ou à fa quenouille , afinque l’impression qu il recevra de la roue durouet, le torde & en forme un fil.
*FiLER la Tete,(E pinglier.)ce(í formerpar le moyen d’un rouet qui dévidé le laitonfur une branche exprès, des sortes de petits an-neaux doubles dont on fait la tête de í'épingle.Voy. Tête 6' Rouet , & Goudronner.
Filer , (Tireur d’or.) c'est couvrir le filde soie ou autre, de fit d’or faux ou fin ; outirer à la filière le fil d'or faux ou fin. Voye{à tarticle Or , la maniéré de le filer.
* FILERIE, (Corderie.) endroit où l’onfile le chanvre pour en faire des cordes.
Il y a des fileries qui sont découvertes, 6cd’autres qui sont couvertes.
Le long des murailles des villes, à l’abrides vents, dans les sosies ou sous les arbres desremparts, à couvert du soleil, on voitlouventdes fileurs marchands qui travaillent. Cefont ces endroits qu’on appelle des fileries dé-couvertes ; ainsi ces fileries ne sont autre chosequ’une allée longue, unie , 6c qui est unpeu à couvert du soleil ou du vent. Les mar-chands n’en ont pas d’autres ; 6c il y en ade pareilles dans les ports du roi, où l’on netravaille que quand les ouvrages pressentbeaucoup.
On conçoit aisément que les ouvriers nepeuvent pas travailler dans les grandes cha-leurs , à cause de l’ardeur du soleil ; ni dansles grands froids, ni même dans aucune íai-
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son, quand il pleut : c’est pourquoi dansles ports du roi, où il est important que lesouvrages ne soient pas interrompus, il y a desfileries couvertes.
Les fileries couvertes sont de grandes ga-leries longues depuis 600 jufqu’à 1000 piés,larges de zo, 25 ou 28 piés, 6c hautes sousles tirans de la charpente de 8 à 9 piés. Ily a de côté 6c d’autre des fenêtres garniesde bons contre-vents, que l’on ouvre ou quel’on ferme suivant que l’exige la températurede l’air.
Dans une filerie de 20, 25 ou 28 piés delargeur, il y a ordinairement trois ou quatrerouets à chaque bout, autant de tourets, &cdes râteliers de distance en distance poursoutenir le fil. Voye^ Corderie 5 voyc^l’art.de la corderie de M. Duhamel.
FILET de la Langue, s. m. (Anat.)Le frein qu’on nomme vulgairement le filetde la langue , est ce ligament élastique 6c mê-me muículeux qui paroît d’abord sous la lan-gue , pour peu qu’on en leve la pointe enouvrant la bouche.
Le point fixe du filet de la langue estaux petites éminences oiseuses qui sont aumilieu de la partie interne de ce qu’on ap-pelle symphyse du menton ; de-là il s’atta-che au-desiòus 6c dans le milieu de la par-tie saillante 6c isolée de la langue jusqu’àson extrémité, de maniéré que la volubi-litédes mouvemensdela langue est modéréepar ce lien.
Aux deux côtés du frein ou filet se trou-vent les veines 6c les artères que l’on ap-pelle ranules , avec des nerfs 6c autres vais-seaux pour les fonctions de cette partie : letout est couvert de la membrane qui tapissel’intérieur de la bouche. Cette membranequi est sort adhérente au palais » aux joues6c aux parties supérieures 6c latérales de lalangue, est mobile dans tout le dessous dela langue : ie tissu cellulaire qui la lie encet endroit est si extensible , qu’il obéit 6cse prête à tous les mouvemens que fait lalangue ; cette membrane est cependant unpeu adhérente dans l’endroit où elle fait lepli qui enveloppe le filet. Ce pli couvre lacourbure antérieure des muscles génioglos-ses, depuis la pointe de la langue jusqu’au-defsous de l’intervalle mitoyen des dentsincisives inférieures ; ainsi le repli de k
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