FIL
se nomme le sol , fundamentum. Quant al’origine & à la formation des filons métal-liques , voye[ les articles Exhalaisons
MINÉRALES MINERALISATION , MlNES ,
Métal , &c. ( — )
FILOUSE ou QUENOUILLE,(cor*/*.)Voy. les artic. Corderie & Quenouille.
FILOSELLE, f. f. C Manufacture en foie.)espece de grosse soie très-commune , qui sefabrique avec la bourre de la bonne soie, &celle qui se tort des cocons de rebut. Voye[íarticle Soie.
FILS , f. m. ( Grammaire. ) qui exprimela relation qu’un enfant mâle a avec sonpere ôc sa mere, voye^ Pere.
Les enfuis du roi d'Angleterre íont ap-pelles fils & filles d’Angleterre , voyeç Roi.
Le fils aine est en naissant duc de Cor-«ouailles , & créé prince de Galles , voye^Prince.
Les puînés font appelles cadets.
Les en fans des rois de France étoient an-ciennement appellés fils & filles de France ,& les petits-enfans , petits-fils & petites-fillesde France; mais depuis environ 500 ans,les filles font appellées, mesdames ; la filledéfunte de M. le dauphin s’appelloit auílîmadame.
Fils adoptif. Voyey_ les articles Adop-tif & Adoption.
- Fils de Famille , en pays de droit écrit,est un enfant ou petit-enfant , qui est en lapuissance de son pere, ou aïeul paternel.
Les filles qui font soumises à cette mêmepuissance , font auífi appellées filles de fa-mille , & comprises fous le terme générald ‘ensans de famille.
Les fils Sc filles de famille ne peuventpoint s’obliger pour cause de prêt, quoiqu’ilssoient majeurs ; leurs obligations ne font pasvalables, même après leur mort, suivantle sénatusconsulte macédonien.
Ils ne peuvent tester, même avec la per-mission de leur pere , fi ce n’est de leur pé-cule cafirenfe ou quasi cafirense.
Le pere jouit des fruits des biens du filsde famille , excepté de ceux de son pécule ,& dans quelques autres cas que l’on expli-quera au mot Puissance paternelle.
Tout ce que le fils de famille acquiert ap-partient au pere, tant en usufruit qu en pro-priété.
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Le pere ne peut faire aucune donationentre-vifs & irrévocable au fils de famille ,fi ce n’est par contrat de mariage.
Loríque le pere marie son fils étant en lapuissance , il est responsable de la dot de sabelle-fille.
L émancipation fait sortir le fils de famillede la puissance paternelle; le pere qui éman-cipe son fils , avoit autrefois pour prix deson émancipation, te tiers des biens en pro-priété ; mais au lieu de cela , Justinien luia donné la moitié en usufruit ; il a aussil’uíuffuit d’une portion virile des biens ma-ternels qui échéent au fils de famille depuisson émancipation , voyeç Émancipation^
En pays coutumier , où la puissance pa-ternelle n’a pas lieu , on entend par fils defamille les ensans mineurs qui ne font pointmariés, 8c qui vivent fous la dépendancede leurs pere 8c mere.
Les fils de famille mineurs de 2. y ans nepeuvent, soit en pays de droit écrit, soit enpays coutumier , contracter mariage fansle consentement de leurs pere 8c mere, tu-teurs & curateurs.
Les majeurs de ay ans peuvent se marier; 'mais pour se mettre à couvert de l'exhéré-dation , il faut qu’ils fassent préalablementà leurs pere & mere trois .sommations res-pectueuses , Sc les garçons ne peuvent faireces sommations avant 1 âge dé 50 ans. Voye^Mariage.
Voye\_ au Dìgefie &C aux Infiitutes le titrede his qui fui vel alieni juris fufit : le titre dudigefie , de fenatufconfult. macedoniano ; 8caux instit. le titre de patriâ potefiate , & defilio familias minore ; la novelle 117 , ck. j ,la novelle 118 , chap. ij. (A)
Fils. (Morale.) La relation du fils aupere, entraîne des devoirs qu'il doit néces-sairement remplir , & dont le tableau lace-■ nique tracé d’un style oriental, par sauteurdu Bramine-inspiré ( The infpir'd Bramirt.London, 6 e édit.) vaudra mieux
que tout ce que je pou trois dire d’une ma-niéré didactique.
" Mon fils , { dit ce bramine) apprends à' » obéir , l’obéissance est un bonheur ; sois» modeste , on craindra de te faire rougir.
>. Reconnoissant, la reconnoissance attire» le bienfait ; humain, tu recueilleras l’a--- moúr des hommes, r- (
Tome XIV.