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Tome quatorzième.
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» Juste , on t’estimera ; sincere, tu seras-> cru ; sobre, le sobriété écarte la maladie ;» prudent, la fortune te suivra.

,, Cours au désert, mon fils , observe la»> cicogue ; qu’elle parle à ton cœur : elle» porte sur ses ailes son pere âgé, elle lui» cherche un asyle, elle fournit à ses besoins.

-, La piété d’un enfant pour son pere, est•» plus douce que l’encens de Perse offert au-, soleil, plus délicieuse que les odeurs qu’un» vent chaud fait exhaler des plaines aroma-« tiques de l’Arabie.

-, Ton pere fa donné la vie, écoute ce-, qu’il dit, car il le dit pour ton bien ; prête,, l'oreille à ses instructions, car c’est l'amour-, qui les dicte.

» Tu fus l'unique objet de ses foins Sc de-- fa tendresse, il ne s’est courbé fous le tra-» vail que pour t’applanir le chemin de la» vie ; honore donc íbn âge , Sc fais reípec--, ter lès cheveux blancs.

-, Songe de combien de secours ton en-,, fonce a eu besoin, dans combien d’écarts-, t’a précipité le feu de ta jeunesse , tu com-„ patiras à ses infirmités, tu lui tendras la-, main dans le déclin de ses jours.

-, Ainsi sa tête chauve entrera en paix-, dans le tombeau ; ainsi tes enfons à leur» tour marcheront fur les mêmes pas à ton», égard ».

Voye\ aussi l ’article Enfant ( Morale,)où l'on entre dans de plus grands détails.Article de M. le chevalier de Jaucourt.

Fils ( beau- ), Jurifpr. & Belles-lettres ,terme d'affinité. Le beau-fils est le fils dumari ou de la femme sorti du premier ma-riage de l’un ou de l'autre : nous disions au-trefois fillâtres , Sc nous avons eu tort d’ap-pauvrir notre langue de ce terme expressif.

Il me rappelle que des interprètes d’Ho-race supposant que l'on ne dit en latin pri-vrgnus ou privigna , que d'un enfant du pre-mier lit , fils ou fille dont le pere ou lamere sont décédés après avoir passé à desecondes noces, accusent le poê’re latin d’unpléonasme ridicule dans ses deux vers deVode XXIV, lìv. III , où est l’éloge desanciens Scythes.

Jllíc matre carentibus

Trivignis mulier tempérât irmocens.

Mais les critiques dom je veux parler,

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n’ont pas pris garde que , suivant les loixromaines , il pouvoit y avoir des privìgnidont le pere ou la mere étoient encore envie ; ce qui arrivoit dans le cas du divorce ;cas où le mari sécant séparé de fo femme ,comme la loi le lui permettoìt, Sc ayantépouse une seconde femme , les enfons dupremier mariage étoient privìgni à l’égardde la seconde femme , quoique leur merefut vivante. Ainsi Tibere Néron ayant cédéLivie à Auguste, Drusus fut privignus àAuguste.

Cette remarque est de M. Aubert dansRichelet, Sc elle leve une difficulté que laseule science de la langue latine ne peut ré-soudre sans la connoiffance des loix romaines.M. Dacier , admirateur d'Horace , soutientà la vérité, que privignis Sc matre carenti-bus , sont deux expressions différentes qui nedisent point la même chose, mais il n’expli-que pas en quoi Sc comment ces deux expres-sions diffèrent, Sc c’est précisément ce qu’ilsalloit prouver aux censeurs pour leur fermerla bouche. (M. le chev. de Jaucourt.)

Fils des dieux. (Mythol.) La dénomi-nation de fils des dieux ou enfians des dieux ,est aussi confuse qu’étendue dans l’histoirefabuleuse. C’est nettoyer les étables du roiAugias, que de travailler à débrouiller cecahos. Je me bornerai donc aux principalesapplications de ce terme , rassemblées d’a-près l’abbé Danser dans le dictionnaire my-thologique.

i°. Tous les enfons du concubinage desprinces mis ensuite au rang des dieux ,comme de Jupiter Sc de quelques autresqui eurent plusieurs femmes pendant leurvie , étoient tout autant d’enfons ou de filsdes dieux.

i°. On a donné souvent le nom de filsdes dieux à plusieurs personnages poétiques;comme quand on dit que l’Achéron étoitfils de Cérès, l’Amour fils de la Pauvreté,l’Echo fille de T Air , les Nymphes fillesd’Achéloùs , Sc une infinité d’autres.

3°. Ceux qui furent les imitateurs desbelles actions des dieux , Sc qui excellèrentdans les mêmes arts, paíserent pour leurs fi/s,comme Esculape, Orphée, Linus, ùc.

4°. Ceux qui se rendoient fomeux fur lamer, étoient regardés comme les enfons deNeptune ; ceux qui se distinguoient dans la