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, . Domìnuspojsedit me initìo viarum suarum ., , . Ego hodiì gavai Figura subs-
tantif ejus portans omnìa Verbo vìrtutìs suce.. . . De Filio suo qui saclus ejl ci fccundùmcarnem. Or la différence de ces deux généra-tions ne peut bien s’entendre qu’au moyende cette explication , puisqu'à moins qu'onne l'admette, Jesus-Christ n’est Fils de Dieuque par la génération éternelle du verbe.
3 °. Avant la résurrection de Jesus-Christ,avant les instructions qu’il donna à íes disci-ples , avant de monter au ciel, avant la des-cente de l’Esprit saint, ses apôtres Sc ses dis-ciples ignoroient le mystère de la trinité.Cela est clair par les endroits où leur igno-rance est remarquée : Adhuc fine intellecluerant , Matth. xv Ù xvj, Adhuc multa habeovobis dicere ; sed non potefiis portare modo ,Joan. xvj , Z Z. Ipfi nihil horum intellexerunt,Luc. xviij , gq. Dicit eis Jésus , tanto tem-pore vobìscum sum & non cognoviflis me ,Joan. xiv,g. Nondùm erat spiritus datus ,quia Jésus nondàm erat glorificatus , Joan.xvij , zg. Auílì bien que par ceux où Jesus-Christ promet de les instruire : Hœc in pro-verbiis locutus sum vobis ; venit hora ut jàmnon in proverbiis loquar vobis, sed palàm depâtre annuntìabo vobis , Joan. xvj , zg. Etaprès la résurrection .- loquebatur apojìolisfuis de regno Dci , per dies quadraginta appa -rens eis.
A plus forte raison les juifs n'avoient-ilsaucune idée de ce mystère ; Sc c’est la doc-trine commune des théologiens : bien plusles juifs & les apôtres éroient bien fortementpersuadés du dogme de l'unité de Dieu ;dogme qui aux yeux de la raison privée deslumières de la foi, devoir former dans leuresprit une terrible opposition à la doctrined'un Dieu en trois personnes.
Cela posé , que prêchoit Jesus-Christ auxjuifs Sc à íes apôtres avant fa résurrection ,dit le P. Berruyer ? Ce n'étoit pas le dogmede l'union hypostatique de son humanitéavec la seconde personne de la trinité ,avec le verbe éternel Fils du pore , Sc en-gendré par lui de toute éternité ; il n auroitété entendu de personne, puisque toutes lesnotions préliminaires à la connoillance de cesmystères manquoient à la nation juive , &quelle en avoir même de très-opposées àcette doctrine : c'étoit donc l'union faite dans
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le temps en íà personne de la nature humaineavec la nature divine ; union par laquelle il1 étoit vraiment Fus de Dieu , Sc connu pourtel : mystère bien sublime à la vérité., maisdont on peut avoir quelque idée fans con-noître la trinité des personnes Sc la généra-tion du verbe, Sc fans heurter auííì forte-ment aux yeux de la foible raison, le dogmede Punité de Dieu.
Je placerai ici une remarque du P. Ber-ruyer : c'est que l'emprefsement louable desthéologiens à voir par-tout dans les écrituresles dogmes de la foi catholique clairementdéveloppés , les écarte souvent de l'intelli-gence du texte. Ils devroient cependant con-sidérer qu'il n est pas nécessaire que cesdogmes íe trouvent expressément contenusdans tous les endroits de l'écriture qui peu-vent y avoir quelques rapports ; il suffit pourdonner un exemple tiré de la matière mêmeque nous traitons, que la génération éter-nelle du verbe Sc Ion union substantielleavec la nature humaine dans la personne deJ. C. soit développée dans quelques endroits jil n'est pas nécessaire que ^expression Fils deDieu signifie par-tout cette génération ; Scon voit même , suivant ce qu'on vient dedire , quelle n’a point ce sens relevé Sc su-blime , lorsqu'elle est dans la bouche desjuifs & des apôtres avant les dernieres ins-tructions qu'ils reçurent de Jesus-Christ.
4 Ç . Le P. Berruyer trouve cet avantagedans ion explication , qu'il résout avec faci-lité quelques objections des íociuiens , quiont toujours embarrassé les théologiens ca-tholiques.
Jeíus-Christ , disent les sociniens , estappellé Fils de Dieu par les évangélistes,
; parce qu'il est né d'une vierge : Concipies in
utero & paries filium . Spiritus sanclus
superveniet in te . Ideoque quod nafietur
ex te sanclum vocabitur Filius Dei. Luc I.
Jeíus-Christ , ajoutent-ils, est dit dansS. Paul , I, g Sc q. Filius saclus Deo exsemine Davidsecundum carnem. Et aux Galat.IV , q, Mifit Deus Filium fuum faclum exmuliere faclum fìtb lege, D’où les lociniensargumentent ainsi :
J. C. est appellé dans les écritures , Filsde Dieu , né dans le temps , fous la loi, faitd'une femme, Sc selon la chair : or s’il étoitFils de D jeu par la génération éternelle da